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Entre vitamine D et cancer de la peau : quelle dose de soleil ?

Ami des os, ennemi de la peau : le soleil !Résumé

Les rayons du soleil endommagent l’ADN de notre peau et y produisent de la vitamine D. Il est à la fois bénéfique et nocif et les deux type d’effets sont indissociables. Si l’on veut éviter tout risque à long terme, il vaut mieux éviter le soleil aux heures intenses au printemps et en été, et compenser par une supplémentation adéquate en vitamine D toute l’année.

Le double visage du soleil

Nous savons que le soleil est à la fois un ennemi et un ami, ou le contraire, si vous préférez…

Il est un ennemi car il est à l’origine de nombreux cancers de la peau.

Il est un ami car il nous permet de fabriquer de la vitamine D.

Un sourire du soleil…

En effet, il nous est impossible d’avoir la dose nécessaire de vitamine D, indispensable à notre santé, par la seule alimentation.

En effet, la vitamine D est en trop faible concentration dans les aliments que nous consommons pour couvrir nos besoins.

Heureusement, une dose importante de vitamine D est produite dans notre peau sous l’action des rayons ultra-violets B (UVB) du soleil.

Sous l’action des UVB, une des formes de cholestérol qui se trouve dans la peau se transforme en cholécalciférol (Vitamine D3), un précurseur inactif du calcitriol (qui est la forme active de la vitamine D).

Il faudra encore plusieurs transformations du cholécalciférol dans le foie et dans les reins pour arriver à la molécule active (calcitriol).

Je simplifie, bien sûr…

.

Or on sait que les UVB ne traversent l’atmosphère que si le soleil est au plus haut, et uniquement en été et au printemps (en Europe ou au Canada).

Le reste du temps, les rayons UVB du soleil sont les premiers à être arrêtés par l’épaisseur de l’atmosphère terrestre.

C’est le même phénomène qui fait que le soir, le soleil nous apparaît rouge, alors qu’il est jaune dans la journée.

Ce n’est pas parce qu’il a changé de couleur, non.

C’est parce que toutes les autres couleurs que le rouge sont arrêtées par l’épaisseur de l’air à traverser, à commencer par les rayons ultra-violets (et donc les UVB), puis les rayons violets, puis les rayons jaunes… dans l’ordre des couleurs de l’arc-en-ciel.

De ce fait, nous ne pouvons pas produire suffisamment de vitamine D dans notre peau en hiver et au printemps.

La question de la vitamine D est importante puisque l’on sait :

Un soleil de grimace

D’un autre côté, les rayons ultra-violets (A & B) sont capables d’engendrer des dégâts importants à la peau : sous forme de coups de soleil (UVB), de vieillissement prématuré de la peau (UVA) et sous forme de lésions de l’ADN de l’épiderme (UVB) et du derme (UVA).

Ces lésions de l’ADN de la peau, en s’accumulant, peuvent entraîner des dégénérescence sous forme de cancers (notamment mélanomes).

Et l’on sait que les mélanomes sont, à l’heure actuelle, des maladies très difficiles à guérir…

Il suffit de doses de rayons ultra-violets relativement faibles pour avoir des lésions définitives de l’ADN, des doses inférieures à celles entraînant des coups de soleil…

Néanmoins, il faut raison garder : même si le nombre augmente (près de 10% par an), il y a environ 9.000 nouveaux cas de mélanomes en France tous les ans (2014), soit moins de 2% de la population…

Des recommandations contradictoires

La question qui se pose alors est de définir le compromis acceptable entre exposition raisonnable permettant d’obtenir une dose suffisante de vitamine D et exposition maximale permettant de limiter les risques de dégénérescence de la peau.

Si vous cherchez des conseils dans la littérature courante, vous obtiendrez des recommandations contradictoires. Les unes mettent l’accent sur la nécessité de prendre suffisamment de soleil pour produire sa vitamine D (15 mn par jour en plein soleil). Les autres recommandent une protection active à l’heure où les UVB peuvent jouer leur rôle dans la production de vitamine D (éviter l’exposition au soleil entre 11h et 17h)…

Que faire alors ?

Si l’on veut éviter tout risque pour sa peau, il convient alors de se protéger du soleil et, pour avoir la dose de vitamine D nécessaire, de mettre en place une supplémentation tout au long de l’année.

Pour ceux qui ont une peau moins sensible, il sera de toute façon nécessaire de faire une supplémentation à l’automne et en hiver, saisons où les UVB sont presque complètement absorbés par l’atmosphère.

Ils pourront envisager de s’exposer au soleil régulièrement (tous les jours ou presque) et raisonnablement (un quart d’heure). Il conviendra de commencer dès le printemps, de telle manière à ce que la peau développe les protections de mélanine (bronzage) dont elle est capable. Ainsi la peau sera en grande partie protégée et prête à affronter les rayons plus intenses et plus nocifs de la fin du printemps et du début de l’été.

Conclusion

La solution idéale et naturelle pour conserver une peau en excellent état et avoir la dose de vitamine D nécessaire à la protection des os n’existe pas.

Il est nécessaire de faire un compromis entre supplémentation et exposition au soleil.

Les personnes qui craignent le plus le soleil devront envisager une supplémentation permanente (toute l’année) en vitamine D.

Les autres pourront s’exposer régulièrement (tous les jours) et de manière limitée (moins d’un quart d’heure) au printemps et en été. Ils n’échapperont pas à la supplémentation en automne et en hiver…

A titre d’information supplémentaire, le Ministère britannique de la Santé envisage de supplémenter toute la population toute l’année pour protéger sa santé squeletto-musculaire et sa peau…

A chacun de faire le choix qui lui convient le mieux…

Source :

Les rayonnements ultraviolets, Ministère de la Santé, Paris, 30 octobre 2014

Le soleil et la peau, Société Française de Dermatologie, 24 juin 2015

Programme prudence au soleil, Association Canadienne de Dermatologie, 2015

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Comment faire pour avoir des os bien fragiles !

8 erreurs

Résumé :

Nos proches âgées souffrent à plus de 90% d’une fragilisation de leurs os. Soyons rassurés : dans quelques années, avec la vie que nous menons, nous serons exactement comme eux. Menons notre vie comme nous le faisons habituellement et soyons certains que nos os vont nous lâcher !

Presque tou(te)s en étaient touché(e)s…

  • Ma grand-mère est décédée (cela fait longtemps) suite à une fracture du col du fémur dont elle ne s’est pas remise…

  • Tous, nous avons connu ou entendu parler dans nos famille d’une aïeule, d’une tante ou d’une cousine qui s’est cassé le poignet sans faire d’effort particulier.

  • Nous avons aussi croisé des personnes qui marchaient péniblement, penchées en avant, voûtées, presque pliées en deux, agrippées à une canne.

En quelques mots, voici trois des manifestations les plus courantes de la fragilisation des os, de l’ostéoporose qui frappe la population âgée, à commencer par les femmes.

Une étude réalisée en 1998 en France sur 7598 femmes de plus de 75 ans a montré que seulement 6% d’entre elles avaient une densité osseuse considérée comme normale, alors que 46% avaient une diminution significative de cette densité osseuse (ostéopénie), et que 48% étaient considérées comme atteintes d’ostéoporose !

Belle réussite !

Comment est-ce possible ? Comment peut-on atteindre une telle fragilité qui brise une personne sans même un choc, alors que quelques années auparavant, la même personne était capable de supporter une chute brutale à vélo sans conséquence ?

Tout cela se fait insidieusement, bien sûr…

Une base de départ souvent insuffisante…

L’os est un organe vivant, qui se remodèle en permanence. A l’adolescence la croissance est rapide : toutes les hormones (et notamment l’hormone de croissance) entrent en jeu pour nous bâtir un corps aussi fort et solide que possible. En fonction des ressources disponibles, néanmoins : si certaines ressources manquent, en particulier le calcium mais également le magnésium, la charpente osseuse qui sera fabriquée sera un peu moins solide…

C’est la base de départ sur laquelle nous allons vivre notre vie d’adulte.

« Tout est joué » allez-vous me dire…

En partie, mais pas complètement : de la même façon qu’il est toujours possible de renforcer sa musculature à des âges avancées (des expériences de musculation réussies ont été faites sur des personnes de plus de 80 ans), il est possible de palier, au moins en partie, les faiblesses de son ossature… et, en tout cas, de conserver ce que nous avons.

…et des modes de vie rapidement délétères !

A contrario, il est très facile d’affaiblir notre squelette par des comportements délétères courants :

  • exercice physique insuffisant ou inadapté (sans impacts et sans port de charges),

  • trop faible consommation de calcium alimentaire (90% des femmes de plus de 50 ans),

  • trop faible consommation de magnésium alimentaire (environ 65% des femmes),

  • trop faible apport de vitamine D (80% de la population francilienne),

  • alimentation et comportements inflammatoires qui perturbent les fonctions biologiques,

  • alimentation trop salée qui accélère l’élimination des minéraux (plus de 60% de la population),

  • régime alimentaire amincissant poussé ou répété,

  • consommation d’alcool, de caféine ou de tabac (directe ou indirecte)…

 

Nos os vont nous lâcher !

Finalement, quand on analyse tous ces chiffres, tous ces comportements délétères que nous avons tous, nous sommes rassurés (c’est ironique…) : comme la génération précédente, nous allons payer le prix élevé de la fragilisation progressive de nos os. Il suffit que nous continuions à vivre comme nous le faisons habituellement…

Et ce d’autant plus que nous allons vivre plus longtemps que nos parents, du fait de l’allongement de l’espérance de vie : notre cœur tiendra, mais ce sont nos os qui vont nous lâcher !

Il est plus que temps de réagir !!!

Sources :

Épidémiologie des fractures liées à l’ostéoporose en France : revue de la littérature, Revue du Rhumatisme, Volume 77, Issue 6, Pages 579-585, Desmond Curran, Milka Maravic, Philippe Kiefer, Valérie Tochon, Patrice Fardellone

Preventing osteoporosis-related fractures: an overview, Am J Med. 2006 Apr;119(4 Suppl 1):S3-S11.

« Ostéoporose, à chaque âge sa prévention », Groupe de recherche et d’information sur l’ostéoporose, Journée mondiale contre l’ostéoporose, 20 octobre 2014

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Que dire à votre médecin pour qu’il vous prescrive de la vitamine D ?

Vitamine D : les arguments pour la prescriptionRésumé

Souvent, il suffit d’en parler avec son médecin pour qu’il vous en prescrive. Parfois, il faut insister un petit peu. Disposer d’arguments scientifiques à cet effet facilitera la discussion. Ces arguments sont liés : à l’état de déficit général de la population, aux recommandations officielles britanniques et françaises, à l’impossibilité d’ingérer les quantités nécessaires, à l’absence et aux risques d’exposition au soleil, aux déficits liés à l’âge…

La vitamine D est indispensable à la santé.

Cela concerne aussi bien la santé des os (prévention de l’ostéoporose et de l’ostéopénie) que la santé générale.

On soupçonne d’ailleurs la vitamine D d’avoir des effets favorables en matière de prévention de nombreuses maladies de dégénérescence (cancer, maladies cardio-vasculaires, système immunitaire…), mais les preuves définitives restent encore à valider et nécessiteront des études approfondies supplémentaires. Elles sont en cours

Les études épidémiologiques ont montré que la très grande majorité de la population française était en déficit de vitamine D. Ceci se produit particulièrement en automne et en hiver (lorsque les rayons du soleil sont inefficaces pour en fabriquer dans la peau), mais également au printemps et en été (pour les personnes qui sortent peu aux heures où le soleil est au plus haut).

En effet, l’alimentation ne permet jamais d’apporter des quantités suffisantes en vitamine D, quelques soient les efforts que l’on fasse.

De ce fait, de nombreux médecins prescrivent de la vitamine D aux personnes âgées, dont on sait qu’elles ont plus de difficultés à la métaboliser (notamment en raison de la diminution de l’épaisseur de la peau). Toutefois, il reste beaucoup d’autres médecins qui sont encore réticents à en prescrire aussi bien aux personnes âgées, et encore plus aux autres adultes. Ce n’est pas de la mauvaise volonté de leur part : certains, par exemple, sont convaincus que, dans la majorité des circonstances, le corps humain est constitué de manière à faire face à la plupart des circonstances, y compris face à des contraintes de santé légères. D’autres estiment que les études sur les déficits de vitamine D ne sont pas suffisamment probantes… Et il est possible de trouver d’autres explications, encore…

Tout cela ne va malheureusement pas dans le sens d’une prévention raisonnée de la fragilité des os…

Prévenir plutôt que guérir

Comme vous le savez, une bonne prévention implique :

Pour ce qui concerne la vitamine D, il est donc possible, utile et nécessaire de demander à son médecin d’en prescrire.

La plupart du temps, il le fera sans difficultés.

Parfois, il faudra un peu insister.

Les arguments en faveur de la vitamine D

A cet effet, nous pouvons utiliser les arguments suivants (à adapter et à sélectionner selon les cas) :

  1. les études menées en France ont montré que, comme dans de nombreux pays européens, les quantités de vitamine D dans l’alimentation et dans le sang des Français sont inférieures aux quantités nécessaires pour une très grande majorité de la population,
  2. les jeunes enfants et les personnes âgées sont supplémentées en vitamine D pour éviter le rachitisme et l’affaiblissement osseux,
  3. les spécialistes de santé publique du Royaume-Uni ont recommandé au gouvernement britannique en 2015 et en 2016 une supplémentation en vitamine D de toute la population britannique à tous les âges,
  4. il est très difficile d’arriver à ingérer les quantités nécessaires de vitamine D par l’alimentation, car les quantités disponibles dans la nourriture sont très inférieures aux besoins du corps,
  5. vous mangez très (trop) peu de poisson, donc vous avez des apports extrêmement faibles par l’alimentation,
  6. le soleil est beaucoup trop bas sur l’horizon en hiver et en automne pour permettre la production par la peau de vitamine D pendant ces saisons : les rayons UVB ne parviennent pas à traverser l’atmosphère en Europe durant ces saisons,
  7. le soleil est trop bas le matin et le soir au printemps et à l’été pour permettre la production par la peau de vitamine D,
  8. vous avez une peau très claire (le cas échéant), qui ne supporte pas le soleil (rougit ou brûle ou cloque très rapidement),
  9. le soleil est dangereux pour la peau (risque d’érythèmes, vieillissement accéléré, risque de cancérisation…) aux heures de la journée (à proximité de midi à l’heure du soleil) où les rayons UVB parviennent à traverser l’atmosphère en été et au printemps,
  10. vous ne pouvez pas sortir aux heures où les rayons UVB traversent l’atmosphère (parce que vous travaillez, parce que n’êtes pas disponibles à ces heures-là…),
  11. les rayons UVB du soleil sont arrêtés par n’importe quelle surface transparente (y compris le verre, les matériaux synthétiques, et donc les pare-brises, les vitres…),
  12. vous portez du maquillage qui vous protège la peau et qui arrête les rayons UVB,
  13. la peau des personnes âgées est trop amincie pour permettre une synthèse efficace et suffisante de vitamine D,
  14. la capacité des personnes âgées à absorber la vitamine D par le système digestif diminue progressivement.

Conclusion

En sélectionnant les bons arguments, en étant convaincu(e) de la nécessité de la vitamine D, vous allez pouvoir défendre votre point de vue brillamment et, tout en écoutant les arguments de votre médecin, être en mesure de lui apporter des éléments scientifiques incontestables.

Prenez soin de vous !

Vous en valez la peine.

Sources :

Vitamine D : Présentation, sources alimentaires et besoins nutritionnels, ANSES, 22 février 2013, Maisons-Alfort

Draft Vitamin D and Health report, Professor Hilary Powers, Scientific Advisory Committee on Nutrition, Londres, 2015

Professor Hilary Powers et alii, Vitamin D and Health, Scientific Advisory Committee on Nutrition, Londres, 304 pages, juillet 2016

Webb AR, Kline L, Holick MF, « Influence of season and latitude on the cutaneous synthesis of vitamin D3: exposure to winter sunlight in Boston and Edmonton will not promote vitamin D3 synthesis in human skin. » J Clin Endocrinol Metab 1988;67(2):373-8.

Les rayonnements ultraviolets, Ministère de la Santé, Paris, 30 octobre 2014

Le soleil et la peau, Société Française de Dermatologie, 24 juin 2015

Programme prudence au soleil, Association Canadienne de Dermatologie, 2015


Ce que nous apprend l’ostéoporose des astronautes

Les astronautes, vainqueurs de l'ostéoporose !Résumé :

Lors de leur séjour dans l’espace, l’ossature de nos astronautes se fragilise en une ostéoporose accélérée. La récupération est longue, et pas toujours totale. Pour prévenir et remédier à cette perte osseuse, différentes mesures (médicaments, alimentation, exercices physiques…) ont été testées et sont mises en œuvre (exercice physique).

L’espace du vieillissement réversible

Nos chers astronautes, Claudie ou Jean-Pierre, Michel ou Jean-François, ont eu le grand privilège de faire des séjours dans l’espace qu’ils ont longuement commentés, à l’époque… Ce que tout le monde sait, c’est que ces séjours intenses et enviés entraînent une fonte musculaire et une affaiblissement de l’ossature, une décalcification, en quelques semaines, une sorte de vieillissement accéléré lié à l’absence de pesanteur dans l’espace… (Au passage, si vous vous sentez solidaires des astronautes, vous pouvez rester allongés 24h/24 dans votre lit pendant 30 jours et les conséquences seront tout à fait comparables…) Heureusement pour les astronautes, ce vieillissement est réversible, au moins en partie, car en revenant sur terre, ils retrouvent cette bonne vieille gravité qui contribue à une reminéralisation lente de leur ossature.

Prévenir et guérir l’ostéoporose spatiale

La perte osseuse peut représenter chez les astronautes entre 15% et 30% de la structure de la hanche (les os non porteurs sont moins touchés), un taux comparable à celui que l’on trouve chez les femmes âgées. Les conséquences potentielles sont telles que les services scientifiques cherchent à mettre au point des « contre-mesures » permettant de prévenir les modifications osseuses :

  • A cet effet, des médicaments du type biphosphonates ont été utilisés, avec les inconvénients que l’on connaît et des résultats trop insuffisants pour que l’utilisation ait été généralisée à tous les astronautes. En outre, les canadiens ont testé l’hormonothérapie avec, là encore, des résultats insuffisants.

  • Actuellement sont en cours des études sur les contre-mesures nutritionnelles avec des oméga 3, des oméga 6, de la vitamine K, etc. On prévoit que des études prochaines (2015) testent l’intérêt des antioxydants…

  • Les seules mesures qui ont été généralisées sont liées à l’activité physique. Les astronautes font plus de deux heures d’exercice physique par jour, avec des exercices de résistance nécessitant des pressions importantes au niveau des jambes afin de stimuler les muscles et les os des membres inférieurs. Il a également été démontré que les vibrations, les chocs répétés étaient favorables au ralentissement de la décalcification…

Au moment de leur retour sur terre, même avec les contre-mesures actuelles, il faut compter presque un an (9 à 10 mois) avant que la minéralisation ne revienne à un niveau proche de celle d’origine. La bonne nouvelle est que cette reminéralisation est possible et que l’arrêt des conditions qui ont favorisé la décalcification permet la recalcification.

Prévenir et guérir l’ostéoporose terrestre

De ces expériences, il ressort que nous pouvons retirer les enseignements suivants pour lutter contre l’ostéoporose sur terre. En dehors des mesures concernant l’alimentation (calcium, magnésium, vitamine D), il ressort que l’exercice physique avec vibrations et chocs sur les jambes est un excellent moyen de prévenir l’ostéoporose. La marche rapide et la course à pied (ou même le saut à la corde) sont alors parmi les meilleures activités sportives permettant de nous conserver des os solides. Si en outre, nous ajoutons un sac sur notre dos (sac à dos pour randonnée) ou des paniers à provisions pour faire nos courses, nous aurons mis un maximum de chances de notre côté.

Source :

Emission radiophonique sur France-Culture

Révolutions médicales par René Frydman

Leçons scientifiques et médicales des vols spatiaux

Invité(s) :

Anne Pavy-Le Traon, neurologue

Guillemette Gauquelin-Koch, responsable des Sciences de la Vie au CNES

Thierry Pozzo, spécialiste en neurosciences


Les 5 règles pour optimiser votre consommation de sel

Limiter le selRésumé :

Pour une meilleure santé et une bonne prévention, vous avez décidé de diminuer votre consommation de sel. Comment faire ? En s’inspirant des recommandations de Harvard : consommer beaucoup de fruits et légumes, utiliser des graisses et des huiles saines, bien choisir vos plats, rééduquer vos papilles gustatives, traquer le sel caché…

Vous avez pris votre décision…

Ça y est !

Vous êtes convaincu(e). Après avoir étudié la question de manière précise, vous savez que votre consommation de sel est élevée, très élevée, trop élevée, deux à trois fois trop élevée par rapport aux normes de l’OMS (5 g/j de sel) ou par rapport aux besoins nutritionnels (1,2 à 1,5 g/j de sel selon l’âge). Vous avez décidé de remédier à la situation pour diminuer votre pression artérielle et soulager votre cœur et vos artères, reposer vos reins, diminuer votre risque d’ostéoporose, protéger votre système digestif, améliorer le fonctionnement du système immunitaire…

Il s’agit d’appliquer…

Mais comment faire ?

Le goût du sel a été tellement développé dans nos sociétés, le sel est en telle quantité dans notre alimentation que cela semble une gageure… Nous avions déjà, en partie, traité la question dans un précédent article et il s’agit maintenant de compléter la question en saisissant le prétexte que l’école de santé publique de Harvard a publié, voici quelques semaines, des recommandations sur la question.

Que disent ces sommités que le monde entier leur envie ? Qu’ont-ils de plus à nous apprendre sur la question ? Quelles avancées révolutionnaires vont-ils nous proposer sur la question ?

Les conseils de l’école de santé publique de Harvard

Ils rappellent, tout d’abord, que le sel est un élément essentiel pour la vie : il intervient dans la transmission des flux nerveux, la contraction des fibres musculaires, l’équilibre des fluides dans les cellules. Néanmoins, il est important d’en limiter la consommation.

Les cinq premières recommandations principales consistent à :

  • Avoir une alimentation composée pour moitié de fruits et légumes :
    ils contiennent très peu de sodium et sont souvent une bonne source de potassium, ce qui va contribuer à améliorer le rapport entre le potassium et le sodium dans notre organisme ;

  • Utiliser des graisses et des huiles saines :
    Les produits allégés (sans lipides ou avec peu de lipides) des années 1990 n’étaient pas fondés sur des connaissances suffisantes… Beaucoup de ces produits ont supprimé les bons et les mauvais lipides et, pour que les consommateurs les acceptent, les doses de sucre et de sel ont été augmentées. Il vaut donc mieux éviter les assaisonnements sans lipides et autres produits similaires (mayonnaises et autres sauces allégées par exemple). Votre pression artérielle vous en saura gré.

  • Choisir les bons repas :
    la plupart d’entre nous ressentent peu la différence de goût d’une variation de 25% de la quantité de sel dans un aliment. Certains industriels et certaines chaînes de restaurants réalisent ou ont déjà réalisé de telles diminutions (parfois en une seule fois, parfois progressivement) que leurs clients sont incapables de détecter ;

  • Rééduquer les papilles gustatives :
    il est possible de faire évoluer son sens du goût pour apprécier des aliments moins salés. Une des clefs du succès est de changer progressivement et continûment, plutôt que brutalement en une seule fois. Une astuce consiste, par exemple, à mélanger progressivement (quelques jours ou quelques semaines) de moins en moins de soupe aux légumes normalement salée à de plus en plus de soupe moins salée ;

  • Traquez le sodium caché :
    Les viandes et les volailles « fraîches » et « naturelles » peuvent être, en Amérique du Nord, chargées en saumure (solution salée) sans que l’indication de la teneur en sel figure sur les étiquettes. En outre, certains aliments peuvent être fort salés sans avoir un goût salé : céréales du petit-déjeuner, viennoiseries, boissons énergiques ou boissons pour sportifs… Bref, soyons vigilants !

Bon appétit et excellente santé !

Source :

Conquering your salt habit

Harvard Health Publications

Harvard Medical School

28 février 2015


Comment les cosmétiques détruisent nos vertèbres !

Cosmétiques, maquillage, ostéoporoseRésumé

Les produits avec lesquels nous protégeons notre peau arrêtent les rayons solaires qui produisent la vitamine D. S’il est indispensable de protéger notre peau, il est est également important d’avoir suffisamment de vitamine D pour protéger notre squelette. Il convient alors de compléter nos besoins par des apports suffisants en vitamine D : c’est un pilier majeur de la protection contre l’ostéoporose et nous en manquons presque toutes et tous.

Les rayons UV endommagent notre peau

Notre peau est particulièrement sensible à certains rayonnements du soleil. Il suffit de comparer l’état du dos de nos mains et l’état de l’intérieur de nos bras, juste sous les aisselles. La peau des mains et beaucoup plus mince et beaucoup plus flétrie, souvent, que la peau près des bras.

Nos mains sont soumises, dès que nous sortons, au bombardement des rayons du soleil. Certains de ses rayons ont la capacité de faire vieillir rapidement et prématurément notre peau.

De ce fait, la peau du dos de nos mains devient fine, sèche, tachetée, rugueuse…

Comme nous voulons conserver une peau jeune, nous prenons les mesures adéquates pour nous protéger.

Notre peau a besoin de protection

Nous nous protégeons les mains, nous nous protégeons les bras, nous nous protégeons le visage.

Nous mettons des crèmes hydratantes et des écrans anti-UV…

Nous faisons attention à éviter de sortir pendant les heures où les rayons du soleil sont les plus brûlants.

Et quand cela est fait régulièrement et longtemps, la différence est extrêmement visible sur notre peau.

Il suffit de comparer les photos non retouchées de quelques personnes connues de 50 ou 60 ans pour constater les différences : c’est extraordinaire !

C’est un peu comme si l’on comparait une statue en marbre poli et une statue en pierre ponce…

Ce qui entraîne un déficit en vitamine D

Pour autant, en prenant grand soin de notre visage, nous faisons subir à notre squelette un déficit en vitamine D.

En effet, notre corps est (en partie) capable de fabriquer la vitamine D dont il a besoin.

A cet effet, il est nécessaire que le précurseur inactif de la vitamine D qui se trouve naturellement dans notre corps (une forme de cholestérol) soit transformé en vitamine D (cholécalciférol).

Cette transformation va se faire sous l’effet des rayons du soleil.

Tous les rayons du soleil ne sont pas efficaces pour effectuer cette transformation : seuls les rayons UVB permettent la réaction.

Or les rayons UVB atteignent difficilement la terre en Europe et en Amérique du Nord : seule une petite partie d’entre eux arrive à traverser toute l’atmosphère. Et cela se produit uniquement quand le soleil est très haut dans le ciel.

Dès que le soleil décline (en automne ou en hiver, ou en dehors des heures « chaudes » au printemps ou en été), les rayons UVB sont arrêtés par les couches d’air supplémentaires qu’ils ont à traverser : ils n’arrivent jusqu’à nous qu’en quantités beaucoup trop faibles pour permettre une production suffisante de vitamine D.

En outre, ces rayons UVB très fragiles sont arrêtés par la moindre vitre, le moindre vêtement un peu épais…

Ils sont également arrêtés par de nombreux composants des produits de maquillage et des crèmes solaires.

Autant dire que nous n’aurons jamais la bonne dose de vitamine D :

Protégeons efficacement notre peau et nos os !

Faut-il pour autant arrêter les soins et les protections pour bénéficier des bienfaits des rayons UVB ?

Si nous arrêtons les protections, les rayons UVB pourront atteindre notre peau au printemps et en été pendant les heures chaudes.

Pour autant, cela ne résoudra pas les problèmes de déficit en UVB en automne et en hiver.

En outre, en nous découvrant, nous allons laisser passer les rayons UVA, qui sont plus puissants que les rayons UVB et qui contribuent très fortement au vieillissement et aux dégâts sur notre peau…

A long terme, nous diminuerons un peu notre déficit en vitamine D une partie de l’année, mais nous ne réglerons pas le problème et nous aurons rapidement une peau en mauvais état..

La solution est alors de protéger notre peau contre les rayons UV (et donc les UVA, et également les UVB) et de faire en sorte d’avoir des apports suffisants de vitamine D sous d’autres formes.

On en trouve de petites quantités dans certains aliments, mais il est difficile d’avoir des apports alimentaires suffisants, qui présentent également des inconvénients de risques d’intoxications…

Il est alors nécessaire de mettre en place une supplémentation intelligente, qui peut se faire par exemple, avec l’aide de votre médecin…

Conclusion

En protégeant notre peau contre le dessèchement, contre les atteintes de l’environnement et du soleil, nous lui permettons de rester de longues années supplémentaires en bon état.

Et pour protéger la solidité de notre squelette, nous devons lui apporter les quantités de vitamine D dont il a besoin et dont la plupart d’entre nous sommes en déficit.

En veillant activement à :

nous pouvons protéger efficacement notre squelette contre l’ostéoporose et l’ostéopénie, et faire durablement de vieux os en grande forme !

Prenons soin de nous !

Sources :

N. Binkley, R. Novotny, D. Krueger, T. Kawahara, Y. G. Daida, G. Lensmeyer, B. W. Hollis, M. K. Drezner, Low Vitamin D Status despite Abundant Sun Exposure, The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, Volume 92, Issue 6, 1 Juin 2007, pages :2130-2135.

Webb AR, Kline L, Holick MF, « Influence of season and latitude on the cutaneous synthesis of vitamin D3: exposure to winter sunlight in Boston and Edmonton will not promote vitamin D3 synthesis in human skin. » J Clin Endocrinol Metab 1988;67(2):373-8

Les rayonnements ultraviolets, Ministère de la Santé, Paris, 30 octobre 2014


Le bore : un produit miracle, mais pas forcément dans le bons sens !

Bore et ostéoporoseRésumé :

Le bore est un métalloïde indispensable à la croissance des plantes. Selon certaines études, il semblerait également avoir un impact positif sur notre santé, particulièrement sur notre système sanguin, notre cerveau et la santé de nos os. En prendre sous forme de supplément, n’est pas forcément une bonne idée car on sait que de fortes doses de bore sont mortelles. Et la dose à partir de laquelle le bore devient réellement toxique est mal connue pour les êtres humains, faute d’avoir suffisamment étudié la question. Heureusement, l’alimentation courante nous apporte de petites quantités qui nous permettent de bénéficier de ses bienfaits sans prendre de risques. La nature est parfois bien faite, finalement !

Essentiel aux plantes

Le bore est un métalloïde, c’est à dire un matériau qui ressemble aux métaux, mais qui est beaucoup plus fragile et moins bon conducteur de l’électricité que les vrais métaux. En chimie, il a un rôle de catalyseur, c’est-à-dire qu’il facilite les réactions chimiques sans pour autant être modifié par ces réactions. C’est une sorte d’accélérateur de réactions chimiques, ce qui peut peut-être expliquer tout son intérêt dans la biologie humaine…

Le bore est indispensable à la croissance et au développement des plantes : il intervient directement dans le maintien de l’intégrité des parois des cellules végétales et dans la synthèse du pollen.

On pourrait imaginer, à partir de là, que le bore est également indispensable à la vie animale et à la vie humaine…

Et bien, ce n’est pas aussi simple !

Utile et peut-être plus pour les hommes

Le bore ne fait pas partie des minéraux essentiels : ceci veut dire que les spécialistes n’ont pas encore réussi à comprendre à quoi il pouvait être indispensable dans notre métabolisme. Pour autant, l’OMS estime qu’il est sans doute indispensable pour notre santé et notre vie. Bref, la situation n’est pas absolument limpide, faute d’études suffisantes sur la question.

  • Eh, me direz-vous, qu’attend-on pour se lancer dans les études nécessaires pour comprendre le rôle du bore ?
  • Eh bien, on attend qu’un ministère de la santé de référence dans le monde se décide à financer de telles études… et donc que la question du bore devienne prioritaire.
  • Parce qu’elle n’est pas prioritaire, peut-être ?
  • Eh bien, non. Nous allons voir pourquoi ! Suivez-moi dans mon raisonnement…

Est-ce un catalyseur ?

Mais voyons tout de suite ce que nous savons sur son utilité dans le métabolisme humain.

Si l’on n’a pas exactement compris le détail des réactions physiologiques dans lesquelles le bore est impliqué, les biologistes ont remarqué que le bore interagissait avec le magnésium, le cuivre, la vitamine D, les œstrogènes pour modifier (et améliorer) le métabolisme du calcium. La suppression du bore entraînerait, selon certaines études (mais pas toutes les études), une augmentation de l’élimination urinaire de calcium et de magnésium. Certains experts estiment donc que le bore joue un rôle significatif dans la réduction du risque d’ostéoporose.

On a pu montrer également que des carences en bore entraînent des problèmes de développement des embryons, des diminutions des capacités cérébrales et des fonctions cognitives.

  • Supplémentons-nous vite ! me direz-vous.
  • Attendez la suite, vous répondrai-je…

En fait, le rôle du bore est d’autant plus important que des déficits dans les différents nutriments mentionnés existent : déficit en cuivre, en magnésium, en calcium ou en vitamine D. Pour les personnes qui n’ont pas de déficit, le supplément de bore ne semble pas avoir d’intérêt particulier.

Car en fait, nous absorbons tous de petites quantités de bore qui, en l’absence de déficit d’autres nutriments, nous permettent d’avoir un bon fonctionnement métabolique.

Des apports végétaux suffisants

Nous avons vu que le bore est indispensable à la croissance des plantes. Ce qui veut dire que les plantes en contiennent des petites quantités qu’elles accumulent progressivement en les pompant dans la terre.

Ainsi, les légumes, les fruits et les céréales contiennent-ils de manière naturelle des petites quantités de bore que nous allons absorber en même temps que nous les consommons…

Car la biodisponibilité du bore est excellente : la quasi-totalité des quantités que nous absorbons passe de notre système digestif directement dans notre système sanguin. De là, il circule dans le sang, d’où les quantités absorbées sont ensuite progressivement éliminées par les reins, alors qu’une petite partie s’accumule… dans les os.

Quelques études limitées ont montré qu’une grande partie de la population occidentale a des apports journaliers d’environ 1 à 3 mg/jour en moyenne.

Ces quantités semblent largement suffisantes au vu des connaissances limitées disponibles actuellement.

Des risques certains mais mal connus

Pour autant, nous savons que tous les aliments, tous les nutriments peuvent être toxiques si nous les ingérons en trop grandes quantités.

Différentes études ont été menées sur des animaux et sur des humains pour estimer quelles étaient les doses à ne pas dépasser.

Les troubles entraînés par des excès importants de bore se rapportent à la santé reproductive, à la santé des enfants à naître (malformation des embryons),

Pour ces différentes raisons, le ministère de la santé du Canada a décidé que la dose maximale journalière admissible était de 6,7 mg/jour.

De son côté, l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire a fixé une dose limite de 10 mg/jour pour les adultes, proche de celle fixée au Canada. Les quantités maximales recommandées pour les enfants sont décroissantes. De son côté, l’OMS estime que la fourchette de non-toxicité est comprise entre 1 et 13 mg/jour.

La plupart d’entre nous sommes en-deçà de ces limites, mais une petite fraction de la population les dépasse largement : ce sont les personnes qui utilisent certains suppléments alimentaires dans le cadre d’une musculation intensive. Ces culturistes peuvent atteindre des consommations journalières de 30 mg/jour !

Conclusion

Le bore est vraisemblablement indispensable à notre santé à très faible dose.

A plus forte dose, les risques sont mal connus pour les êtres humains, faute de données suffisantes, mais on sait que le bore est toxique et mortel à des doses élevées.

La nature étant pour une fois bien faite, nous trouvons ces faibles doses dans notre alimentation courante, particulièrement dans les aliments végétaux que nous consommons : fruits, légumes, champignons, les fruits à coques (noix, noisettes…), certaines eaux minérales…

Ces très faibles doses de bore que nous absorbons dans notre alimentation courante impliquent des apports suffisants d’autres nutriments essentiels : le calcium, le magnésium, la vitamine D, ainsi que le cuivre.

Si notre alimentation nous apporte en général suffisamment de cuivre, c’est rarement le cas pour le calcium, le magnésium et la vitamine D.

On peut d’ailleurs affirmer sans beaucoup d’erreurs que la quasi-totalité de la population européenne est en déficit de l’un ou l’autre de ces éléments.

Cela nous ramène à notre refrain habituel. La bonne santé de nos os implique :

Une alimentation méditerranéenne raisonnée nous permettra de couvrir nos besoins en bore (aliments végétaux à commencer par les fruits et légumes) et une grande partie de nos besoins en calcium, magnésium et protéines, limitera l’inflammation, améliorera notre digestion…

Il restera à soigner nos apports en vitamine D et nos activités physiques.

Prenons soin de nous !

Sources :

Agence Européenne de Sécurité Alimentaire, Tolerable upper intake levels for vitamines and minerals, février 2006.

Boron as a Medicinal Ingredient in Oral Natural Health Products, Natural Health Products Directorate, Health Canada, July 2007


Pourquoi l’huile d’olive n’est pas la vraie amie de notre santé osseuse

huiles pour les os - homnesRésumé :

L’huile d’olive a, certes, des qualités. Elle a pour défaut majeur d’être dépourvue de lipides oméga-3. Or ceux-ci sont indispensables à notre bonne santé à long terme (diminution de l’inflammation, santés cardiovasculaire, mentale, visuelle, osseuse…) et la grande majorité d’entre nous sommes en quasi-carence… Il est donc important de penser à utiliser d’autres sources de lipides contenant beaucoup d’oméga 3 (fruits de mer, poissons gras, huiles de lin, de colza, de soja, de noix…).

Une réputation enviable

Nous avons tous entendu parler de l’huile d’olives et de ses multiples bienfaits pour la santé.

L’huile d’olive a des composants dont de nombreux études scientifiques ont montré l’effet favorable sur notre santé à long terme : acides gras mono-insaturés (acide oléique), squalène, une trentaine de composants phénoliques différents…

Et effectivement, les acides gras mono-insaturés apparaissent diminuer les risques de diabète, de syndrome métabolique, de diabète, d’obésité, d’hypertension et de maladies cardiovasculaires…

Le squalène est un lipide essentiel dans la biosynthèse des hormones, considéré également comme un puissant anti-oxydant.

Les composants phénoliques ont des propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires qui jouent un rôle important dans la protection des cellules de notre corps, dans la lutte contre les bactéries, dans la protection contre les cancers, les maladies cardiovasculaires et le vieillissement.

En outre, autres avantages, l’huile d’olive résiste extrêmement bien à la chaleur (ce qui permet de l’utiliser pour la cuisson) et elle a un goût prononcé qui parfume très agréablement les assaisonnements des plats qui le nécessitent !

Que demander de plus, me direz-vous ?

Un déficit en oméga 3

Eh bien, si l’huile d’olive a des qualités tout à fait remarquables, il est très important de noter qu’elle ne contient quasiment pas de lipides oméga-3 (moins d’1 g d’oméga 3 pour 100 g d’huile d’olives).

Nous avions déjà vu, dans un autre article, que les oméga 3 sont indispensables à notre santé et que la plupart des Français et des Européens en manquent à des niveaux inimaginables : certains d’entre nous ne consomment même pas le dixième de ce qu’il convient pour une santé optimale.

Si l’huile d’olives est ridiculement pauvre en oméga-3, elle contient des proportions non négligeables d’oméga 6. Les oméga 6 ont un rôle indispensable à la santé et sont considérés comme des nutriments essentiels (dont on ne peut pas se passer). Et ils ont aussi l’inconvénient de favoriser l’inflammation. Si l’inflammation est indispensable pour nous protéger des agressions extérieures à notre corps, trop d’inflammation est délétère, toxique pour notre santé à long terme (cf. l’article correspondant).

Des quantités suffisantes d’oméga 3

Il est donc extrêmement important que la proportion entre oméga 6 et oméga 3 dans notre alimentation soit bien dosée afin que les oméga 3 nous protègent des inconvénients des oméga 6.

Les recommandations en matière en oméga 3 sont de 2 g par jour, dont 250 mg de DHA (acide docosahexaénoïque).

Ce sont des quantités importantes, puisque tous les corps gras disponibles dans l’alimentation ne contiennent que des fractions d’oméga 3.

Un groupe de travail de l’ANSES avait recommandé, dès 2003, une consommation de poisson deux fois par semaine : ils constituent une excellente source d’oméga 3. Le même groupe de travail avait également indiqué que « les huiles riches en acides gras alpha-linoléniques (par exemple, huile de colza) constitue(nt) un bon moyen de rééquilibrer les apports en acides gras oméga-3 ». Ils conseillaient également les huiles de soja et les mélanges d’huiles spécialement confectionnées pour être riches en oméga-3.

On trouve également l’ALA (acides gras alpha-linoléniques) dans les végétaux à feuilles vertes (en petites quantités) ainsi que dans les graines oléagineuses (lin, cameline, colza, chanvre, soja, noix…).

Conclusion

Si l’huile d’olive a des qualités indéniables en matière de protection de notre santé et d’apports de molécules indispensables, elle n’est pas suffisantes pour nous apporter toutes les familles d’acides gras essentiels dont nous avons besoin pour notre santé durable, particulièrement les acides gras oméga-3.

Il est donc essentiel de compléter ses apports en produits gras en veillant à la quantité d’oméga 3 que nous consommons en :

  • dégustant plusieurs fois par semaine, des poissons gras en bas de la chaîne alimentaire (donc plus propres en polluants) comme le maquereau, la sardine…
  • assaisonnant avec des huiles végétales riches en oméga 3 (lin, cameline, soja, colza, noix) choisies en fonction de notre goût et de notre budget…

Et nous retrouvons des bases modernes de l’alimentation méditerranéenne, dont nous savons parfaitement qu’elle est l’une des meilleures à long terme pour notre santé durable et notre santé osseuse.

Si nous ajoutons à cela une activité physique adaptée, nous sommes tout proches de mettre en œuvre la meilleure protection qui soit contre l’ostéoporose et de conserver durablement un squelette d’une solidité à toute épreuve.

Bonne gastronomie méditerranéenne, bon appétit et portez vous bien !

Sources

López-Miranda, Pérez-Jiménez F, Ros E, De Caterina R, Badimón L, Covas MI, Escrich E, Ordovás JM, Soriguer F, Abiá R, de la Lastra CA, Battino M, Corella D, Chamorro-Quirós J, Delgado-Lista J, Giugliano D, Esposito K, Estruch R, Fernandez-Real JM, Gaforio JJ, La Vecchia C, Lairon D, López-Segura F, Mata P, Menéndez JA, Muriana FJ, Osada J, Panagiotakos DB, Paniagua JA, Pérez-Martinez P, Perona J, Peinado MA, Pineda-Priego M, Poulsen HE, Quiles JL, Ramírez-Tortosa MC, Ruano J, Serra-Majem L, Solá R, Solanas M, Solfrizzi V, de la Torre-Fornell R, Trichopoulou A, Uceda M, Villalba-Montoro JM, Villar-Ortiz JR, Visioli F, Yiannakouris N., Olive oil and health: summary of the II international conference on olive oil and health consensus report, Jaén and Córdoba (Spain) 2008, Nutr Metab Cardiovasc Dis. 2010 May;20(4):284-94.

Owen RW, Giacosa A, Hull WE, Haubner R, Würtele G, Spiegelhalder B, Bartsch H., Olive-oil consumption and health: the possible role of antioxidants, Lancet Oncol. 2000 Oct;1:107-12.

Kellie L Tuck, Peter J Hayballa, Major phenolic compounds in olive oil: metabolism and health effects, The Journal of Nutritional Biochemistry, Volume 13, Issue 11, November 2002, Pages 636–644

ACIDES GRAS DE LA FAMILLE OMÉGA 3 ET SYSTÈME CARDIOVASCULAIRE : intérêt nutritionnel et allégations, Agence française de sécurité sanitaire des aliments, Paris, 2003, 104 pages


Comment détruire son squelette avec la vitamine A

Vitamine A & Ostéoporose - homnes.comRésumé :

La vitamine A est indispensable à notre vue et à notre santé. Mais dès que l’on dépasse les doses, elle devient très rapidement toxique. En particulier pour les os, même avec des doses relativement faibles. Puis, avec des doses plus importantes, pour le fœtus (femme enceinte), le foie, le métabolisme du cholestérol… Il est donc important de limiter drastiquement la supplémentation en vitamine A, les huiles de poisson et les foies d’animaux. Les précurseurs de la vitamine A (caroténoïdes) n’ont pas les mêmes inconvénients : on les trouve en abondance dans certains fruits et légumes colorés.

Des déficits rares en Europe

Comme toutes les vitamines, la vitamine A est indispensable pour notre santé, et particulièrement pour nos yeux (vue), pour notre peau, notre système immunitaire… En cas de déficit en vitamine A, nous risquons des troubles de la vision (photophobie, cécité crépusculaire) et même de devenir aveugle… Nous avons tous vus les images affreuses d’enfants aveugles dans les pays en voie de développement où les carences en vitamine A sont souvent importantes…

En outre, la vitamine A joue une fonction essentiellement dans le développement de l’embryon (femme enceinte) et du nourrisson. En cas de déficit, de nombreux problèmes de croissance sont associés, incluant des malformations diverses (yeux, poumons, système cardiovasculaire, système rénal)…

Bref, ce sont des cas graves, courants dans certains pays en voie de développement, mais heureusement très rares dans les pays européens…

Des excès trop fréquents

En fait, ce qui menace un certain nombre d’entre nous, ce sont plutôt des excès de vitamine A.

Car si les apports moyens journaliers sont proches des recommandations pour une grande partie d’entre nous, certaines personnes ont des apports extrêmement élevés sans même le savoir, sans même le vouloir, sans même s’en rendre compte.

Comment est-ce possible ? C’est ce que nous allons voir dans quelques lignes…

Des risques significatifs liés aux excès…

Avant cela, voyons immédiatement ce que nous risquons si nous consommons trop de vitamine A…

L’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire nous apprend que ces excès de vitamine A peuvent entraîner :

  • des maux de têtes, des douleurs osseuses et articulaires, des nausées, un dessèchement de la peau,
  • une toxicité pour le foie pouvant entraîner fibroses et cirrhoses,
  • des problèmes du métabolisme du cholestérol (augmentation du mauvais cholestérol dans le sang),
  • des malformations des enfants à naître (fœtus),
  • des problèmes de surpression intracrânienne chez les nourrissons…

En outre, et c’est pour cela que nous en parlons ici, les excès de vitamine A entraînent des problèmes du métabolisme osseux…

Des risques pour les os

Différentes études réalisées dans les années 1990 sur des populations importantes de femmes ont montré que les risques de fractures augmentaient en même temps que la consommation de vitamine A. Les femmes qui prenaient les doses les plus importantes de vitamine A avaient des risques de fractures presque doublés par rapport à la population féminine moyenne.

Les médecins expliquent cela par deux causes complémentaires :

  • une forme de vitamine A stimuler le développement des cellules qui déconstruisent les os (ostéoclastes) et ralentit le développement des cellules qui bâtissent les os (ostéoblastes),
  • une autre forme de vitamine A entraîne des interactions avec la vitamine D et entrave son action sur la régulation du calcium.

Bref, la vitamine A en trop forte dose favorise la résorption osseuse et diminue la croissance osseuse : elle accroît donc les risques d’ostéoporose.

Comment faire alors pour éviter de s’intoxiquer à la vitamine A

Il faut savoir que la vitamine A existe sous différentes formes que notre corps est capable d’utiliser et notamment le rétinol, l’acétate de rétinyl, le palmitate de rétinyl (origine animale).

La vitamine A se dissout dans les huiles et les graisses (liposoluble) et est absorbée dans l’intestin grêle. Elle est ensuite stockée dans des gouttelettes lipidiques des cellules stellaires du foie avant d’être distribuée aux cellules du corps par l’intermédiaire de la circulation générale.

Les sources de vitamine A les plus importantes sont les huiles de foie (par exemple : huile de foie de morue) et dans une moindre mesure les foies d’animaux. C’est logique puisque c’est l’organe qui stocke la vitamine A.

On en trouve aussi sous forme de suppléments dans des complexes multi-vitaminés, mais également dans des aliments enrichis.

Les limites maximales

Compte tenu des différents risques mentionnés, les services de santé européens ont émis des limites supérieures à ne pas dépasser pour la consommation de vitamine A que l’on trouvera dans les tableaux ci-dessous.

Âge (années)

Limite maximale d’équivalent rétinol (ER) en mcg/jour

1 – 3 ans

800 mcg/jour (ER)

4 – 6 ans

1.100 mcg/jour (ER)

7 – 10 ans

1.500 mcg/jour (ER)

11 – 14 ans

2.000 mcg/jour (ER)

15 – 17 ans

2.600 mcg/jour (ER)

Adultes

3.000 mcg/jour (ER)

Femmes ménopausées

1.500 mcg/jour (ER)

En outre, il est particulièrement recommandé aux femmes enceintes ou à celle qui veulent concevoir un enfant d’éviter la consommation de foie pour éviter les surdosages en vitamine A.

Les recommandations d’apports

En France, les apports nutritionnels conseillés sont de 800 mcg (microgrammes)/jour d’équivalent Rétinol pour l’homme, 600 mcg/jour pour la femme et de 450 à 550 mcg/jour pour les enfants selon l’âge.

L’ANSES indique qu’il est conseillé d’en absorber environ 60% sous forme de caroténoïdes (un des précurseurs de la vitamine A).

Il est d’ailleurs fort intéressant de noter que nous pouvons apporter une très grande partie, la majorité d’ailleurs, de nos besoins sous forme de précurseurs de la vitamine A. En effet, le corps humain est capable de le transformer en tant que de besoin et les risques liés à des surdosages sont très faibles, dans les conditions habituelles de consommation.

L’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire n’a d’ailleurs pas fixé de limite supérieure à la consommation de béta-carotène (une forme de provitamine A), tout en signalant que les fumeurs pouvaient se mettre en danger en en prenant sous forme de suppléments.

Conclusion

Sans même nous en rendre compte, nous risquons de mettre notre santé osseuse à long terme en péril en croyant bien faire.

La vitamine A se cache en effet sous de multiples formes dans des aliments courants et dans des suppléments qui semblent anodins.

Ainsi, les personnes qui prennent de la vitamine D sous forme d’huile de foie de morue (par exemple), consomment sans le savoir des doses très importantes de vitamine A directement assimilables.

Les personnes qui mangent des foies animaux y compris des foies de poissons consomment de fortes quantités de vitamine A.

Cette consommation de foie est d’ailleurs déconseillée aux femmes qui portent des enfants ou souhaitent en avoir.

Compte tenu des risques que la vitamine A à trop forte dose entraîne pour les os, nous aurons soin de :

  • limiter nos apports de vitamine A,
  • limiter la consommation de foie,
  • éviter la consommation d’huile de foie de poisson,
  • favoriser la consommation de sources végétales de provitamine A (carottes, épinards, salades à feuilles vert sombre, patate douce, potiron, et autres légumes).

Et ces recommandations de consommations de légumes rejoignent, une nouvelle fois, les recommandations d’alimentation méditerranéenne, favorable à la santé des osseuse!

Prenons soin de nous : nous en valons la peine !

Sources :

Agence Européenne de Sécurité Alimentaire, Tolerable upper intake levels for vitamines and minerals, février 2006.

Vitamine A & caroténoïdes provitaminiques, ANSES, Maisons-Alfort, 14/04/2016


Comment une mauvaise micro-circulation peut détruire nos os

microcirculation et ostéoporoseRésumé :

Les troubles de la circulation sanguine entraînent une mauvaise irrigation sanguine des capillaires (minuscules vaisseaux sanguins qui alimentent tous nos organes). Quand la microcirculation est déficiente, les nutriments et l’oxygène n’arrivent pas, et les déchets s’accumulent. Nos organes s’endommagent petit à petit : cœur, cerveau, cartilages et bien sûr os… Des mesures simples peuvent permettre de faciliter la circulation. Par chance, ces mêmes mesures sont favorables à nos os ! Quand nous prenons soin de nos artères, nous repoussons l’ostéoporose.

La logistique interne de notre corps

Nous savons tous que notre cœur est une pompe puissante et (presque) infatigable qui aspire le sang dans les veines et le pousse dans les artères.

Nous savons également, car nous vu cela quand nous étions sagement assis sur les bancs de l’école… nous savons également que les artères se divisent en artérioles, qui se divisent en capillaires qui se réunissent en veinules, qui s’assemblent en veines.

C’est un peu comme un réseau routier : les autoroutes se transforment en nationales, qui se divisent en départementales, qui permettent de rejoindre de nouvelles nationales, pour déboucher sur d’autres autoroutes…

Le sang, avec tout ce qu’il contient, tous les nutriments, toutes les cellules immunitaires, les globules rouges, le plasma et les ions, les hormones et les enzymes, le sang va circuler dans tout notre système cardiovasculaire pour nourrir nos organes. Un peu comme un flot de camions qui livrent des usines, des entrepôts et des magasins…

Inversement, nos organes vont déverser dans le sang tous les déchets qui les encombrent et qui vont être éliminés au passage des reins, du foie, des poumons… Un peu comme un camion-benne qui emporte les déchets en décharge…

Je simplifie…

Et notre corps va fonctionner harmonieusement… En général…

Quand tout va bien…

Un trafic problématique

Parce qu’en fait, nous avons parfois (souvent) des mauvaises habitudes. Des mauvaises habitudes alimentaires, des mauvaises habitudes de sédentarité, de la tension psychologique…

Et tout cela va créer des embouteillages dans notre système cardiovasculaire. En fait, c’est même pire que des embouteillages : ce sont des rétrécissements de chaussées, des chutes d’arbres, des travaux, des ornières… Et tous ces problèmes vont ralentir et parfois arrêter la circulation du sang dans certaines petites parties de notre corps…

Différents troubles peuvent donc perturber la microcirculation du sang dans les capillaires, c’est-à-dire dans les vaisseaux sanguins les plus fins qui permettent les échanges entre les cellules et le sang. Ces perturbations peuvent provenir de l’amont (artères), de l’aval (veines) ou des capillaires eux-mêmes.

Parmi ces troubles, on trouve l’athérosclérose qui concerne les artères, les acrosyndromes (comme la maladie de Raynaud) qui concernent les capillaires, les varices et les thromboses qui concernent les veines.

Des problèmes divers…

Des artères

Nous savons que l’athérosclérose nous guette tous. Elle commence dès l’enfance, quand les premiers dépôts de cholestérol se font sur les parois des artères…

Dans les cas les plus graves, l’athérosclérose va boucher les artères coronaires, les vaisseaux sanguins qui alimentent le cœur. Et quand le débit de sang devient trop faible, le cœur se fatigue… et finit par flancher…

Cela peut aussi se produire dans les artères qui alimentent le cerveau, dont nous savons qu’il consomme 20% de toute l’énergie utilisée par notre corps, alors qu’il ne pèse que 2% de notre poids. Quand les artères sont bouchées, le cerveau se dégrade… et cela favorise les démences, dont la maladie d’Alzheimer…

En fait, l’athérosclérose ne concerne pas que les grosses artères : elle concerne tout le réseau artériel, jusqu’aux artérioles qu’elle bouche méchamment, les empêchant d’amener le sang, l’oxygène, les nutriments d’arriver au bon endroit. De même, les déchets, par manque d’irrigation, ne seront pas évacués… et les zones desservies vont commencer à dépérir.

Des capillaires

Les problèmes liés aux capillaires (acrosyndromes) concernent principalement les mains et les pieds et rarement les autres organes. Par chance, nos os principaux ne risquent pas grand-chose de ce côté-là.

Des veines

Pour ce qui concerne les veines, les varices sont dues à des dommages aux petits clapets qui empêchent le sang de repartir en arrière. Cela va entraîner un reflux, une mauvaise circulation sanguine et un gonflement des tissus, endommageant progressivement les jambes. C’est souvent le début d’une aggravation de la mauvaise circulation sanguine débouchant sur l’insuffisance veineuse chronique…

La thrombose est une affection grave nécessitant une intervention médicale d’urgence pour traiter le bouchon (caillot) qui s’est formé dans une veine et qui risque d’aller boucher les poumons.

Quand nous entretenons notre circulation, nous entretenons notre squelette

La mauvaise nouvelle, c’est que nous voyons donc que notre circulation sanguine est soumise à de multiples risques, hélas !

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de prévenir ces maladies pour éviter qu’elles ne surviennent ou les traiter rapidement.

Comment faire pour éviter ces troubles ?

Pour ce qui concerne l’athérosclérose, qui concerne les artères, les causes en sont le tabac, le diabète, le surpoids (et particulièrement l’obésité), l’hypertension, l’hypercholestérolémie. Très souvent des mesures de bonne hygiène de vie, notamment alimentaire, d’exercice physique permettront d’améliorer considérablement la situation.

Pour ce qui concerne les varices, les causes facilement traitables en sont la sédentarité, le surpoids, le tabac, l’inflammation… D’où l’intérêt des mesures précédemment mentionnées pour une bonne hygiène de vie.

Bénéfice supplémentaire, ces mesures qui sont indirectement favorables à nos os par l’amélioration de la circulation sanguine, sont également directement favorables puisqu’elles font partie des 7 clefs pour la santé de nos os.

Bingo : en prenant soin de nos artères, nous repoussons l’ostéoporose !

Conclusion

En fait, la biologie (et le corps humain) sont bien faits…

Quand nous prenons soin d’un organe spécifique, il peut y avoir des retombées directes et positives sur d’autres organes.

En luttant contre l’inflammation chronique, contre l’excès de mauvais cholestérol, contre la sédentarité, contre le surpoids nous protégeons notre système circulatoire et ainsi, indirectement, tous les organes de notre corps.

Et de manière directe, cela contribue aussi à lutter contre l’ostéoporose.

Cela ne nous dispense pas toutefois, de veiller à nos apports en calcium, en magnésium, en vitamine D, en protéines, à notre digestion

Et ce d’autant plus que cela nous permettra de faire de vieux os agréablement !

Sources :

Pr John DE VOS, CAPILLAIRES SANGUINS, Unité de Thérapie Cellulaire, CHU de Montpellier, Institut de recherche en biothérapie, octobre 2012, 28 pages

Maladies des veines, maladies des artères, maladies de la microcirculation, Service d’angiologie Policlinique, CHU de Vaud, Lausanne, 2014