Naturel ou pharmaceutique : quel traitement contre l’ostéopénie ?

Reminéraliser nos os à tout âge de manière naturelle !!!Le livre de référence "Ostéoporose & Ostéopénie : Quand s'inquiéter et comment réagir"
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Naturel ou pharmaceutique : quel traitement contre l’ostéopénie ?

Résumé

Dans le cas de l’ostéopénie, un traitement adapté peut permettre d’éviter l’aggravation. Il est d’ailleurs souvent possible d’améliorer la situation. Deux types de traitements avec des contraintes différentes existent. Les traitements pharmaceutiques et le traitement comportemental ou « naturel ». Aussi, chaque traitement a ses avantages et ses inconvénients. Le choix appartient alors à chaque personne en fonction de ses contraintes et de sa situation.

Traitement naturel de l'ostéopénie

Une déstructuration progressive de l’os

Comme vous le savez, une majorité des femmes connaîtra des fractures… Particulièrement en prenant de l’âge.

La plupart du temps, ces fractures seront liées à une fragilisation osseuse progressive : l’ostéoporose.

Il s’agit d’une maladie, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, qui correspond à une déstructuration de la matrice osseuse avec une diminution importante de la densité du squelette. Le seuil de déminéralisation osseuse qui correspond à un ostéoporose est une perte de 30% par rapport à la référence, c’est-à-dire à la moyenne des femmes jeunes.

Avant d’en arriver là, il faut, la plupart du temps, des années de déminéralisation osseuse.

La plupart des femmes ont des os plus ou moins correctement minéralisés, et elles perdent progressivement cette minéralisation sur de très longues années : 20 à 50 ans en général.

Mais avant d’en arriver à l’ostéoporose, elles vont passer par un stade de déstructuration intermédiaire, qui s’appelle l’ostéopénie.

Ostéopénie signifie : « pauvreté en os ». Ce n’est pas encore la porosité de l’os (ostéoporose), mais c’est le début…

Comment éviter la fatalité ?

Et la plupart du temps, la situation va évoluer vers l’ostéoporose en quelques années.

Si l’on ne fait, si l’on ne corrige pas les causes de l’affaiblissement osseux, les risques de fractures vont augmenter peu à peu.

Et, finalement, après quelques années, l’ostéoporose sera installée avec des risques de fractures plus de 4 fois supérieurs à des personnes ayant un squelette en bon état. Avec tous les problèmes que cela pose. Aussi bien pour le malade, d’ailleurs, que pour son entourage : des mois de douleurs, des mois de convalescence, des mois de rééducation… et parfois, c’est beaucoup plus grave.

Il est pourtant possible d’éviter tout cela dans de très nombreux cas, dans la grande majorité des cas.

Il faut simplement s’en occuper quand il est encore temps, quand l’ostéopénie ne s’est pas encore transformée en ostéoporose.

Un traitement de l’ostéopénie pour améliorer la situation

La question du traitement de l’ostéopénie se pose alors.

Comment faire pour :

  • arrêter l’évolution ?
  • éviter les fractures ?
  • renverser la situation, même ?
  • solidifier mes os ?
  • reminéraliser mon squelette ?

Différentes solutions sont possibles.

Elles ont leurs avantages et leurs inconvénients.

Nous allons envisager ici deux voies possibles : la voie « pharmaceutique » et la voie « comportementale » ou « hygiéno-diététique ».

Le traitement pharmaceutique de l’ostéopénie

En cas d’ostéopénie, les médecins peuvent vous conseiller des médicaments qui permettent de consolider les os. Particulièrement, si une fracture s’est produite.

Ces traitements permettent de diminuer de manière très importante les risques de fractures. En effet, en cas d’ostéopénie, ces risques sont supérieurs à ceux d’une personne ayant encore toute sa densité osseuse.

En 2019, en France, il existe différentes catégories de médicaments qui fonctionnent selon des principes différents :

  • les bisphosphonates : qui insèrent dans l’os des molécules très solides. Les ostéoclastes (les cellules qui démontent l’os) ont beaucoup de difficultés à enlever ces molécules,

  • les modulateurs sélectifs des récepteurs d’œstrogènes (SERM) : qui stimule sélectivement la croissance de l’os comme le feraient des hormones,

  • la parathormone : qui stimule le métabolisme du calcium…

Ces différents médicaments ont des indications spécifiques en fonction des caractéristiques des personnes à qui ils sont destinés. Comme tout médicament, ce sont des molécules puissantes qu’il faut utiliser avec des précautions médicales, et qui nécessitent un suivi par votre médecin.

Chacun de ces médicaments a ses propres contraintes d’utilisation et ses risques spécifiques. Mais ces risques sont bien moins fréquents que ce que l’on peut voir dans les forums sur internet : il faut bien que les semeurs de peur s’expriment…

Le traitement naturel de l’ostéopénie

De nombreuses expériences ont été menées depuis des dizaines d’années pour tester les paramètres comportementaux qui permettent de ralentir la déminéralisation osseuse, et même de l’inverser.

Les comportements principaux qui rentrent en ligne de compte relèvent de l’exercice physique, de l’alimentation et de l’inflammation chronique.

Il s’agit de :

C’est en quelque sorte un traitement naturel de l’ostéopénie.

Nourrir l’os

Les médecins ont remarqué que la plupart des personnes frappées de déminéralisation osseuse manquent de calcium, de vitamine D, de protéines.

Le calcium est un minéral qui entre dans la trame de l’os et crée sa solidité en liaison avec d’autres minéraux. Le corps l’utilise aussi dans de nombreuses fonctions vitales. Quand il en manque, ce qui est très fréquent, le corps va le chercher dans le squelette : il est donc majeur d’en apporter suffisamment.

La vitamine D permet de faire passer le calcium du système digestif vers le sang, puis de l’intégrer dans l’os. La plupart des européens, des américains du nord et des habitants d’Afrique du Nord en manquent.

Les protéines sont la base de la structure biologique de l’os, sur laquelle la structure minérale va prendre appui : sa qualité est donc primordiale.

On sait aussi, en biologie, que la majorité des femmes manquent de magnésium. C’est ce que montrent les enquêtes alimentaires. Or, le magnésium entre en petite quantité dans la structure minérale de l’os. En outre, il est indispensable à d’innombrables réactions biologiques de notre corps, notamment pour faciliter la construction osseuse.

Enfin, pour que l’os soit bien nourri, il est indispensable que les nutriments fournis par notre système digestif passent dans notre système sanguin. Il est donc important que les conditions de digestion soient optimales : ni constipation, ni diarrhée. Car ces deux affections entravent la bonne absorption des nutriments. Il est donc fort utile d’apprendre à réguler sa digestion.

Faciliter le fonctionnement des ostéoblastes

Les ostéoblastes sont les cellules osseuses qui construisent le tissu osseux. Elles fonctionnent en équilibre avec les ostéoclastes, qui déconstruisent l’os. Aussi, si les conditions de fonctionnement sont défavorables, les ostéoblastes fonctionnent moins bien et l’os se dégrade…

Or l’inflammation est une affection qui entrave le bon fonctionnement des ostéoblastes. En effet, en cas d’inflammation, le corps se met sur le pied de guerre pour se défendre contre une agression. Il mobilise donc beaucoup de ressources à cet effet, au détriment des fonctions d’entretien de long terme.

Normalement, l’inflammation est un phénomène qui dure peu longtemps. Mais il peut arriver que des conditions internes ou externes défavorables entraînent une inflammation chronique. C’est d’autant plus fréquent que l’on prend de l’âge…

Il est donc important de couper toutes les sources d’inflammation chronique et d’adopter des comportements protecteurs dans ces domaines : alimentation adaptée, poids corporel raisonnable, absence de tabac, faible consommation d’alcool, exercice physique, bonne hygiène mentale…

Stimuler la formation de l’os

Une fois que :

  • tous les nutriments sont présents en quantité suffisante,

  • les nutriments arrivent à destination,

  • les cellules bâtisseuses sont prêtes à fonctionner,

il est important de stimuler l’os. En effet, si on ne stimule pas l’os, il ne se passera rien. C’est comme pour les muscles : pour les renforcer, il faut les exercer, leur faire faire de la musculation.

Il faut donc stimuler le squelette d’une façon adéquate : en le soumettant à des petits impacts répétés et à des charges suffisantes. Ainsi, la marche, la natation, la bicyclette ne stimulent pas le squelette suffisamment. Il faut au minimum faire de la randonnée en terrain vallonné pour avoir un petit effet. Les meilleurs effets sont d’ailleurs obtenus en montant et descendant des marches ou des escaliers à un bon rythme. Mais il y a bien d’autres activités envisageables…

Travailler l’équilibre

Il est possible également d’améliorer son équilibre. En effet, cela diminue beaucoup le risque de chutes et donc de fractures.

Cela passe :

  • notamment par des apports suffisants en vitamine D,
  • également par un bon contrôle de la vue et de l’oreille interne qui sont importants pour un bon sens de l’équilibre,
  • aussi par le renforcement musculaire et les assouplissements : des muscles plus puissants et plus souples nous maintiennent plus aisément debout,
  • enfin par la rééducation du sens de l’équilibre, notamment par des pratiques comme le taï-chi-chuan, le Qi-Qong ou de la gymnastique dans les trois dimensions.

Conclusion sur le traitement contre l’ostéopénie

Les méthodes de traitement de l’ostéopénie par les produits pharmaceutiques ou par l’amélioration des comportements sont deux voies possibles.

Les méthodes pharmaceutiques nécessitent peu d’implication personnelle. Elles impliquent toutefois des précautions pour bien respecter les recommandations d’utilisation des médicaments. Par contre, elles entraînent souvent un certain nombre de désagréments potentiels sur le plan du bien-être. Il est difficile d’en sortir seul car les risques d’aggravation de la situation osseuse peuvent être importants.

La traitement comportementale ou naturel de l’ostéopénie nécessite une grande continuité et une volonté de faire évoluer ses habitudes. Ce n’est pas toujours évident : car il y faut une bonne force de caractère. Tout le monde ne l’a pas forcément, mais beaucoup peuvent l’acquérir. Mais la grande récompense est une amélioration de sa forme et de sa santé générale dans beaucoup d’autres domaines : cardiovasculaire, immunitaire, mental, psychologique, métabolique…

Les deux méthodes peuvent d’ailleurs être complémentaire : l’une n’exclut pas l’autre. Le traitement naturel de l’ostéopénie n’exclut pas les médicaments.

Il est également possible de commencer par le traitement naturel de l’ostéopénie pour opter ensuite pour la méthode pharmaceutique, si les contraintes sont trop élevées ou si les résultats sont insuffisants.

Dès maintenant, en adoptant les comportements favorables, vous mettez de votre côté toutes les chances pour vous faire de vieux os solides :

  • apports suffisants de nutriments (calcium, vitamine D, protéines, magnésium…),

  • digestion harmonieuse,

  • comportements anti-inflammatoires,

  • stimulation par des exercices physiques à impacts (en fonction de votre état de forme et de santé),

  • et aussi, amélioration de son sens de l’équilibre…

En pratiquant de manière intelligente et dans la durée, votre santé générale et votre santé osseuse en seront grandement améliorées !

Sources

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Nicola Veronese, Brendon Stubbs, Marco Solmi, Marianna Noale, Dietary magnesium intake and fracture risk: data from a large prospective study, British Journal of Nutrition, Volume 117, N° 11, 14 Juin 2017 , pp. 1570-1576

Comment prévenir les fractures dues à l’ostéoporose, Haute Autorité de Santé, Paris, 2007

Prévention, diagnostic et traitement de l’ostéoporose, Haute Autorité de Santé, Paris, 2006

Marissa M Shams-White, Mei Chung, Mengxi Du, Zhuxuan Fu, Karl L Insogna, Micaela C Karlsen, Meryl S LeBoff, Sue A Shapses, Joachim Sackey, Taylor C Wallace, Dietary protein and bone health: a systematic review and meta-analysis from the National Osteoporosis Foundation, The American Journal of Clinical Nutrition, Volume 105, Issue 6, June 2017, Pages 1528–1543,

R. Rizzoli, E. Biver, J.-P. Bonjour, V. Coxam, D. Goltzman, J. A. Kanis, J. Lappe, L. Rejnmark, S. Sahni, C. Weaver, H. Weiler, J.-Y. Reginster, Benefits and safety of dietary protein for bone health—an expert consensus paper endorsed by the European Society for Clinical and Economical Aspects of Osteopororosis, Osteoarthritis, and Musculoskeletal Diseases and by the International Osteoporosis Foundation, Osteoporosis International, Septembre 2018, Volume 29, N° 9, pp 1933–1948

Shivani Sahni, Kelsey M. Mangano, Robert R. McLean, Marian T. Hannan, Douglas P. Kiel, Dietary Approaches for Bone Health: Lessons from the Framingham Osteoporosis Study, Current Osteoporosis Reports, Août 2015, Volume 13, N° 4, pp 245-255

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