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Pourquoi l’huile d’olive n’est pas la vraie amie de notre santé osseuse

huiles pour les os - homnesRésumé :

L’huile d’olive a, certes, des qualités. Elle a pour défaut majeur d’être dépourvue de lipides oméga-3. Or ceux-ci sont indispensables à notre bonne santé à long terme (diminution de l’inflammation, santés cardiovasculaire, mentale, visuelle, osseuse…) et la grande majorité d’entre nous sommes en quasi-carence… Il est donc important de penser à utiliser d’autres sources de lipides contenant beaucoup d’oméga 3 (fruits de mer, poissons gras, huiles de lin, de colza, de soja, de noix…).

Une réputation enviable

Nous avons tous entendu parler de l’huile d’olives et de ses multiples bienfaits pour la santé.

L’huile d’olive a des composants dont de nombreux études scientifiques ont montré l’effet favorable sur notre santé à long terme : acides gras mono-insaturés (acide oléique), squalène, une trentaine de composants phénoliques différents…

Et effectivement, les acides gras mono-insaturés apparaissent diminuer les risques de diabète, de syndrome métabolique, de diabète, d’obésité, d’hypertension et de maladies cardiovasculaires…

Le squalène est un lipide essentiel dans la biosynthèse des hormones, considéré également comme un puissant anti-oxydant.

Les composants phénoliques ont des propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires qui jouent un rôle important dans la protection des cellules de notre corps, dans la lutte contre les bactéries, dans la protection contre les cancers, les maladies cardiovasculaires et le vieillissement.

En outre, autres avantages, l’huile d’olive résiste extrêmement bien à la chaleur (ce qui permet de l’utiliser pour la cuisson) et elle a un goût prononcé qui parfume très agréablement les assaisonnements des plats qui le nécessitent !

Que demander de plus, me direz-vous ?

Un déficit en oméga 3

Eh bien, si l’huile d’olive a des qualités tout à fait remarquables, il est très important de noter qu’elle ne contient quasiment pas de lipides oméga-3 (moins d’1 g d’oméga 3 pour 100 g d’huile d’olives).

Nous avions déjà vu, dans un autre article, que les oméga 3 sont indispensables à notre santé et que la plupart des Français et des Européens en manquent à des niveaux inimaginables : certains d’entre nous ne consomment même pas le dixième de ce qu’il convient pour une santé optimale.

Si l’huile d’olives est ridiculement pauvre en oméga-3, elle contient des proportions non négligeables d’oméga 6. Les oméga 6 ont un rôle indispensable à la santé et sont considérés comme des nutriments essentiels (dont on ne peut pas se passer). Et ils ont aussi l’inconvénient de favoriser l’inflammation. Si l’inflammation est indispensable pour nous protéger des agressions extérieures à notre corps, trop d’inflammation est délétère, toxique pour notre santé à long terme (cf. l’article correspondant).

Des quantités suffisantes d’oméga 3

Il est donc extrêmement important que la proportion entre oméga 6 et oméga 3 dans notre alimentation soit bien dosée afin que les oméga 3 nous protègent des inconvénients des oméga 6.

Les recommandations en matière en oméga 3 sont de 2 g par jour, dont 250 mg de DHA (acide docosahexaénoïque).

Ce sont des quantités importantes, puisque tous les corps gras disponibles dans l’alimentation ne contiennent que des fractions d’oméga 3.

Un groupe de travail de l’ANSES avait recommandé, dès 2003, une consommation de poisson deux fois par semaine : ils constituent une excellente source d’oméga 3. Le même groupe de travail avait également indiqué que « les huiles riches en acides gras alpha-linoléniques (par exemple, huile de colza) constitue(nt) un bon moyen de rééquilibrer les apports en acides gras oméga-3 ». Ils conseillaient également les huiles de soja et les mélanges d’huiles spécialement confectionnées pour être riches en oméga-3.

On trouve également l’ALA (acides gras alpha-linoléniques) dans les végétaux à feuilles vertes (en petites quantités) ainsi que dans les graines oléagineuses (lin, cameline, colza, chanvre, soja, noix…).

Conclusion

Si l’huile d’olive a des qualités indéniables en matière de protection de notre santé et d’apports de molécules indispensables, elle n’est pas suffisantes pour nous apporter toutes les familles d’acides gras essentiels dont nous avons besoin pour notre santé durable, particulièrement les acides gras oméga-3.

Il est donc essentiel de compléter ses apports en produits gras en veillant à la quantité d’oméga 3 que nous consommons en :

  • dégustant plusieurs fois par semaine, des poissons gras en bas de la chaîne alimentaire (donc plus propres en polluants) comme le maquereau, la sardine…
  • assaisonnant avec des huiles végétales riches en oméga 3 (lin, cameline, soja, colza, noix) choisies en fonction de notre goût et de notre budget…

Et nous retrouvons des bases modernes de l’alimentation méditerranéenne, dont nous savons parfaitement qu’elle est l’une des meilleures à long terme pour notre santé durable et notre santé osseuse.

Si nous ajoutons à cela une activité physique adaptée, nous sommes tout proches de mettre en œuvre la meilleure protection qui soit contre l’ostéoporose et de conserver durablement un squelette d’une solidité à toute épreuve.

Bonne gastronomie méditerranéenne, bon appétit et portez vous bien !

Sources

López-Miranda, Pérez-Jiménez F, Ros E, De Caterina R, Badimón L, Covas MI, Escrich E, Ordovás JM, Soriguer F, Abiá R, de la Lastra CA, Battino M, Corella D, Chamorro-Quirós J, Delgado-Lista J, Giugliano D, Esposito K, Estruch R, Fernandez-Real JM, Gaforio JJ, La Vecchia C, Lairon D, López-Segura F, Mata P, Menéndez JA, Muriana FJ, Osada J, Panagiotakos DB, Paniagua JA, Pérez-Martinez P, Perona J, Peinado MA, Pineda-Priego M, Poulsen HE, Quiles JL, Ramírez-Tortosa MC, Ruano J, Serra-Majem L, Solá R, Solanas M, Solfrizzi V, de la Torre-Fornell R, Trichopoulou A, Uceda M, Villalba-Montoro JM, Villar-Ortiz JR, Visioli F, Yiannakouris N., Olive oil and health: summary of the II international conference on olive oil and health consensus report, Jaén and Córdoba (Spain) 2008, Nutr Metab Cardiovasc Dis. 2010 May;20(4):284-94.

Owen RW, Giacosa A, Hull WE, Haubner R, Würtele G, Spiegelhalder B, Bartsch H., Olive-oil consumption and health: the possible role of antioxidants, Lancet Oncol. 2000 Oct;1:107-12.

Kellie L Tuck, Peter J Hayballa, Major phenolic compounds in olive oil: metabolism and health effects, The Journal of Nutritional Biochemistry, Volume 13, Issue 11, November 2002, Pages 636–644

ACIDES GRAS DE LA FAMILLE OMÉGA 3 ET SYSTÈME CARDIOVASCULAIRE : intérêt nutritionnel et allégations, Agence française de sécurité sanitaire des aliments, Paris, 2003, 104 pages


Pourquoi l’ostéoporose fait vraiment souffrir les femmes

400.000 fractures de fragilité par anRésumé

Nous connaissons mal les conséquences réelles de l’ostéoporose et nous les sous-estimons. En fait, après 50 ans, plus d’une femme sur deux aura une fracture de fragilité, soit près de 400.000 fractures par an (hommes et femmes), des mois de convalescence, des douleurs à long terme, des années de qualité de vie perdue, des milliers de décès… L’incidence des fractures de fragilité chez les femmes est très supérieure aux hospitalisations annuelles pour maladies cardiovasculaires… Il est pourtant possible de prévenir l’ostéoporose. Il est important de commencer dès aujourd’hui.

Les conséquences de l’ostéoporose

Une étude réalisée au niveau européen a chiffré les conséquences de l’ostéoporose sur la population européenne en général, et sur la population française en particulier.

Les chiffres mentionnés sont terribles, glaçants. Ils montrent le poids, le fardeau que représente l’ostéoporose sur le bien-être des hommes et surtout des femmes de nos pays. Ils mettent clairement en avant les fractures qui se produisent, les douleurs qui en résultent, la perte de qualité de vie pour la plupart des personnes concernées, les décès prématurés des malades…

On sait pourtant que cette maladie est parfaitement évitable et qu’il est possible de la prévenir pour de nombreuses années pourvu que l’on s’y prenne à temps, c’est-à-dire dès aujourd’hui.

Revenons sur les chiffres

Nous avons déjà vu, depuis des mois, que 94% des femmes de plus de 70 ans ont des os fragiles (ostéoporose, ostéopénie) dans les grandes villes françaises.

L’article européen donne des chiffres plus détaillés sur l’ostéoporose.

Il y avait ainsi 3.475.000 personnes atteintes d’ostéoporose en France en 2010, dont 2.785.000 femmes et 690.000 hommes.

Age (années) Femmes Hommes Total

50–54

134.757

50.850

185.607

55–59

199.968

69.020

268.988

60–64

284.141

109.330

393.471

65–69

271.286

91.538

362.824

70–74

361.305

84.474

445.779

75–79

481.125

95.996

577.121

80 et plus

1.051.616

189.904

1.241.520

50 et plus

2.784.198

691.112

3.475.310

On voit que, si l’épidémie est déjà fort grave chez les hommes, elle est encore beaucoup plus grave chez les femmes.

D’ailleurs l’INSERM indique que « autour de l’âge de 65 ans, on estime que 39% des femmes souffrent d’ostéoporose. Chez celles âgées de 80 ans et plus, cette proportion monte à 70% ».

Si les conséquences étaient minimes, il n’y aurait pas lieu de s’en inquiéter. Mais les conséquences sont, en fait, gravissimes, puisque cette faiblesse de l’ossature va aboutir à des fractures de plus en plus nombreuses avec l’avancée en âge.

On recense ainsi, tous les ans, 74 000 fractures de la hanche (les fractures du col du fémur), au moins 56 000 fractures douloureuses des vertèbres (anciennement appelées tassements vertébraux), 56 000 fractures du poignet et 191 000 fractures affectant d’autres os (bassin, côtes, humérus, tibia, fibula, clavicule, scapula, sternum…).

Ceci représente donc 377.000 fractures par an en France, actuellement.

Là encore si les hommes sont touchés (environ 120.000 fractures par an), les femmes payent un tribu particulièrement lourd : 256.000 fractures par an.

Âge (années)

Hanche

Vertèbre

Poignet

Autres

Total fractures

Femmes

50-74 ans

7791

12194

23416

30422

73823

75 et plus

47143

23875

23716

87530

182264

Total

54935

36069

47131

117952

256087

Hommes

50-74 ans

5265

9493

6186

35642

56586

75 et plus

13430

10063

2783

37825

64101

Total

18695

19556

8969

73467

120687

Total (Femmes et Hommes)

50-74 ans

13057

21687

29602

66063

130409

75 et plus

60573

33938

26498

125355

246365

Total

73630

55625

56100

191418

376774

Si ces résultats ne sont pas assez terribles comme cela, il convient de constater qu’ils signifient qu’une femme sur deux de 50 ans ou plus aura une fracture de fragilité au cours de sa vie. Une très grande partie de ces fractures se produiront après 75 ans, à un âge où les réparations se font moins bien, où les séquelles sont lourdes et la récupération plus difficile.

Les conséquences sont alors des immobilisations prolongées, des douleurs longues et souvent des décès prématurés…

Comparaison de l’incidence avec d’autres maladies

Si l’on compare ces chiffres des fractures avec ceux d’autres maladies graves, on s’aperçoit que :

  • le nombre annuel de fractures chez les personnes (hommes et femmes) de plus de 50 ans est très supérieur à l’ensemble des hospitalisations annuelles en France pour maladies cardiovasculaires (240.000 hommes ou femmes en 2013),
  • le nombre annuel de fractures chez les femmes de plus de 50 ans est plus du double des hospitalisations annuelles de femmes en France pour maladies cardiovasculaires (116.000 femmes en 2013),
  • le nombre annuel de fractures chez les personnes (hommes et femmes) de plus de 50 ans est supérieur au nombre de personnes touchées par de nouveaux cancers (355.000 hommes ou femmes en 2012),
  • le nombre annuel de fractures chez les femmes de plus de 50 ans est très supérieur au nombre total annuel de femmes touchées par de nouveaux cancers (155.000 femmes en 2012),
  • le nombre annuel de fractures chez les femmes de plus de 50 ans est comparable au nombre annuel des femmes hospitalisées pour maladies cardiovasculaires ou touchées par de nouveaux cancers…

Perte de qualité de vie

Devant ces chiffres terribles, on pourra objecter que les maladies ne sont pas du tout du même type et que les conséquences peuvent être très différentes.

Il convient de préciser à ce stade que les chiffres cités sont ceux des personnes malades et nullement ceux des personnes décédées : on a voulu comparer des incidences et vérifier le poids sous-estimé de l’ostéoporose sur la santé des femmes, particulièrement.

Il convient également de préciser que l’ostéoporose peut également être une maladie mortelle ou terriblement invalidante. En effet, les fractures de la hanche ont fréquemment des pronostics très mauvais chez les personnes les plus âgées. On précisera en particulier, qu’en France, les fractures entraînent plus de 4.000 décès par an (décès causés par les fractures) dans l’année qui suit la fracture.

Enfin, on indiquera que le nombre d’années de vie de qualité perdues en raison des fractures est estimé en France à 139.400 années dont 97.100 années pour les femmes, soit des durées moyennes de cinq mois d’effondrement de la qualité de vie par fracture.

Conclusion

Le fardeau que représentent les conséquences de l’ostéoporose en terme de fractures, de souffrances, d’années de vie de qualité de vie perdues, de décès est très largement sous-estimé dans l’esprit de nos concitoyens.

Ainsi, le nombre annuel de fractures chez les femmes de plus de 50 ans est très supérieur aux hospitalisations cardiovasculaires de femmes tous les ans et très supérieur aux nombres de nouveaux cancers se produisant tous les ans.

Rien d’étonnant puisque 94% des femmes françaises de plus de 70 ans ont des os fragiles (ostéoporose ou ostéopénie)…

Or, nous savons que ces maladies des os peuvent être prévenues et évitées, dans la plupart des cas, grâce à une prévention adaptée.

Il est temps que nous prenions soin de nous. Dès aujourd’hui.

Vous trouverez les meilleurs conseils de prévention disponibles sur ce blog.

Si vos os sont en bon état, ces conseils vous permettront de les maintenir.

Si vos os sont fragiles, ces conseils vous permettront de leur redonner un coup de jeune.

Prenez soin de vous.

Portez-vous bien !

Sources :

Ostéoporose, Dossier réalisé en collaboration avec le Pr Francis Berenbaum et le Dr Mickael Rousière (Service de rhumatologie et unité Inserm 938 /UPMC, Hôpital Saint-Antoine, AP-HP), INSERM, avril 2016

A. Svedbom, E. Hernlund, M. Ivergård, J. Compston, C. Cooper, J. Stenmark, E. V. McCloskey, B. Jönsson, J. A. Kanis,corresponding author and the EU review panel of the IOF, Osteoporosis in the European Union: a compendium of country-specific reports, Arch Osteoporos. 2013; 8(1-2): 137.

Evolution de l’incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012, Institut National de Veille Sanitaire, Institut National du Cancer, Communiqué de presse, 11 juillet 2013

Les maladies cérébro-vasculaires, Institut National de Veille Sanitaire, 08/03/2016

Desmond Curran, Milka Maravic, Philippe Kiefer, Valérie Tochon, Patrice Fardellone, Épidémiologie des fractures liées à l’ostéoporose en France : revue de la littérature, Revue du Rhumatisme, Volume 77, Issue 6, Pages 579-585


Comment maîtriser les risques liés à des excès de vitamine D

Déficit & Excès de vitamine DRésumé

Les experts disputent au sujet de la quantité journalière adéquate de vitamine D. Tous sont d’accord sur son importance. Certains pensent que des doses plus importantes que les doses actuellement recommandées sont favorables à la santé, alors que d’autres estiment que les doses actuelles sont suffisantes. Pour en avoir le cœur net, les spécialistes en santé publique ont lancé plusieurs études de cohorte dont les premiers résultats arriveront bientôt…

Les recommandations actuelles

Nous savons déjà que la quasi-totalité d’entre nous, Européens et Américains du Nord, manquons de vitamine D. Nous en manquons en hiver et en automne car le soleil est trop faible pour que notre peau puisse en fabriquer. Nous en manquons très souvent en été et au printemps, car nous ne sommes pas suffisamment exposés au soleil aux heures intenses.

Les autorités de santé se dirigent progressivement et lentement vers une supplémentation générale de la population et la démarche est déjà largement engagée au Royaume-Uni.

Pour ce qui concerne la France, les recommandations actuelles sont les suivantes :

En France, les doses journalières recommandées (ANC 2001) sont faibles : 5 microgrammes (ou 200 UI unités internationales) pour les adultes. La limite supérieure à ne pas dépasser a été fixée à 25 microgrammes/jour (50 microgrammes/jour selon l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire).

Catégorie Nourrissons Enfants de 1 à 3 ans De 4 ans à 74 ans Femmes enceintes ou allaitantes A partir de 75 ans
Dose journalière 20-25 microgramme/j 10 microgramme/j 5 microgramme/j 10 microgramme/j 10-15 microgramme/j

Apports Nutritionnels Conseillés (2001) en France pour la vitamine D

Aux Etats-Unis les doses journalières recommandées sont de 15 microgrammes/jour pour les personnes de 1 à 70 ans (y compris les femmes enceintes et les femmes allaitantes) et de 20 microgrammes/jour après 70 ans (Institut of Medecine 2011). Les doses maximales dépendent de l’âge et atteignent 100 microgrammes par jour pour les adultes.

Au passage, il est à noter que l’on ne connaît pas d’intoxication liée à la vitamine D fabriquée par la peau sous l’influence des rayons UVB du soleil. Cela ne signifie pas pour autant qu’il est favorable de s’exposer en permanence au grand soleil de l’été : d’autres risques sont à craindre pour la pérennité de la peau

Des effets insuffisamment connus

Pour autant, les effets de doses importantes de vitamine D sont controversés. Il semble que des doses importantes de vitamine D pourraient avoir certains effets favorables (réduction des risques de certains cancers, prévention cardiovasculaire, activation du système immunitaire inné…), mais les preuves sont encore insuffisamment fondées selon de nombreux experts.

Des indices ont été d’abord fournis par des études d’observation où l’on a remarqué que les taux de cancers et maladies cardiovasculaires semblaient inversement liées à l’ensoleillement. Des études de laboratoire ont permis de confirmer la possibilité de mécanismes biologiques expliquant l’impact favorable de la vitamine D sur les cancers, les maladies cardiovasculaires et d’autres maladies chroniques.

D’un autre côté, nous savons également qu’il est possible de s’intoxiquer avec des doses très élevées de vitamine D (hypercalcémie, notamment). En outre, les médecins suspectent d’autres risques sanitaires pour des doses moins importantes (cancer du pancréas, affaiblissement du système immunitaire adaptatif…). Ainsi, il semble que des problèmes de santé commencent à se produire chez les personnes ayant plus de 50 à 60 ng/ml de vitamine D 25(OH)D dans le sang.

Bref, les doses les plus adaptées pour un bénéfice avéré sur notre espérance de vie ne sont pas encore connues avec certitude. C’est d’ailleurs ce qui ressort de la diversité des recommandations journalières que nous avons vues plus haut dans le présent article.

Si certains chercheurs pensent que des études supplémentaires sont inutiles, les autorités sanitaires ont estimé qu’il était urgent de procéder à des études supplémentaires qui permettront de conclure définitivement la question de la vitamine D.

Une clarification nécessaire

Pour avoir, sinon le cœur net, du moins des éléments plus solides, l’école de santé publique de l’université de Harvard, aux Etats-Unis a décidé de lancer l’étude VITAL. Il ‘agit d’une étude sur une cohorte de 25.000 personnes (hommes de plus de 50 ans, femmes de plus de 55 ans) démarrée en 2012 pour une durée de 5 ans. Elle permettra de vérifier si une supplémentation de vitamine D (2000 UI/jour, soit environ 50 microgrammes/jour) ou une supplémentation d’acides gras oméga 3 (1 g/jour) permettent de réduire les risques de cancer, de maladies cardiaques, d’attaques cérébrales…

Quatre groupes de patients ont été sélectionnés au hasard et reçoivent soit un supplément de vitamine D et d’oméga 3, soit un supplément de vitamine D et un placébo d’oméga 3, soit un placébo de vitamine D et un supplément d’oméga 3, soit un placébo de vitamine D et un placébo d’oméga 3.

Bref, il s’agit d’une fort belle étude aléatoire en double aveugle, qui permettra d’avoir un très bon niveau de preuve quant aux résultats obtenus.

Afin de discriminer en outre les autres comportements (mode de vie, traitements médicaux, supplémentation, histoire familial de santé…) qui pourraient avoir des conséquences sur les maladies étudiées, des questionnaires sont régulièrement envoyés aux participants et des précisions peuvent leur être demandées par téléphone, si nécessaire. De plus, des analyses de sang sont effectuées sur les participants volontaires. On voit que l’étude a été parfaitement conçue pour déterminer l’impact de chaque type de supplément et leur effet conjugué.

Et pour couronner le tout, l’étude s’intéressera également à d’autres composantes de la santé humaine : intolérance de glucose et diabète, hypertension, déclin cognitif, dépression, ostéoporose et fracture, déficience physique et chutes, asthme et autres maladies respiratoires, infections, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, maladies de la thyroïde et autres maladies auto-immunes.

Il est intéressant de noter que des études comparables sont également en cours en Australie (5 ans, 20.000 personnes de 60 à 84 ans), en Finlande (5 ans 18.000 personnes de plus de 60 ans), en Grande-Bretagne (5 ans, 20.000 personnes de 60 à 84 ans).

Menées dans différentes régions du monde, ces études vont permettre de baser les conclusions générales sur une population totale d’environ 100.000 personnes avec des modes de vie très variés.

Les atouts de cette étude

L’étude VITAL de Harvard (qui ne doit pas être confondue avec une étude du même nom menée dans l’état de Washington) va permettre d’apporter des informations de meilleure qualité que ce qui est disponible jusqu’à présent. En effet, la plupart des informations disponibles sur l’impact réel de la vitamine D et des oméga 3 vient de ce que l’on appelle des études observationnelles. Dans ces études, on compare la santé de personnes qui ont choisi de prendre des suppléments à la santé de personnes qui ont choisi de n’en pas prendre. Il arrive fréquemment que le mode de vie des personnes qui se supplémentent soit différent de celles qui ne le font sans qu’il soit aisé de le mesurer (activité physique, alimentation…).

En tirant au sort les personnes supplémentées et celles qui ne le sont pas, une étude aléatoire en double aveugle permet de s’affranchir de ces différences qui sont réparties entre tous les groupes étudiés, dès que ces groupes sont suffisamment nombreux.

Conclusion

En raison des débats qui existent entre les spécialistes sur le niveau adéquat de supplémentation en vitamine D, Mme Manson et Bassuck (de l’école de santé publique de Harvard), ont écrit un petit article de recommandations aux médecins. Dans cet article, elles indiquent que « Compte tenu des incertitudes sur la question, le principe habituel de la médecine est de se tenir sagement du côté de la prudence et d’éviter tout excès ». En conséquence, elles suggèrent aux médecins de s’en tenir aux recommandations officielles existantes.

De toute façon, il ne nous reste plus beaucoup de temps à attendre, puisque les premières études vont se conclure dans un an, environ.

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant.

En attendant, n’oubliez pas de prendre des doses recommandées de vitamine D, surtout en hiver et en automne, ou si vous êtes âgé(e)s, ou si vous sortez rarement aux heures où le soleil est au plus haut en été et au printemps.

Portez-vous bien.

Sources :

Manson JE1, Bassuk SS, Lee IM, Cook NR, Albert MA, Gordon D, Zaharris E, Macfadyen JG, Danielson E, Lin J, Zhang SM, Buring JE, The VITamin D and OmegA-3 TriaL (VITAL): rationale and design of a large randomized controlled trial of vitamin D and marine omega-3 fatty acid supplements for the primary prevention of cancer and cardiovascular disease.  Contemp Clin Trials. 2012 Jan;33(1):159-71.

Hewison M, « Vitamin D and innate and adaptive immunity », Vitam. Horm., vol. 86,‎ 2011, p. 23–62

Helzlsouer KJ, « Overview of the Cohort Consortium Vitamin D Pooling Project of Rarer Cancers », American Journal of Epidemiology, vol. 172, no 1,‎ juin 2010, p. 4–9

Lappe, JM, Travers-Gustafson, D, Davies, M, Recker, R et Heaney, R, « Vitamin D and calcium supplementation reduces cancer risk: results of a randomized trial », Am J Clin Nutr, vol. 85, no 6,‎ juin 2007, p. 1586–91

JoAnn E. Manson, Shari S. Bassuk, Vitamin D Research and Clinical PracticeAt a Crossroads, JAMA. 2015;313(13):1311-1312

Besoins nutritionnels et apports conseillés pour la satisfaction de ces besoins, G Potier de Courcy, ML Frelut, J Fricker, A Martin, H Dupin, Encyclopédie médico-chirurgicale, Elsevier, 2003

Agence Européenne de Sécurité Alimentaire, Tolerable upper intake levels for vitamines and minerals, février 2006.


Cellules-souches osseuses : les remplacer pour réparer le squelette !

Soigner l'ostéoporose grâce aux cellules souchesRésumé

Les cellules-souches sont à l’origine de tous nos organes, squelette compris, qu’elles reconstituent tout au long de notre vie. En remplaçant des cellules-souches défectueuses par des cellules-souches fonctionnelles, des médecins ont pu restaurer la structure des os. C’est un grand espoir pour les personnes qui ont ce type de problème. Néanmoins, il est important de continuer à apporter à son squelette tous les éléments dont il a besoin.

Nous connaissons déjà les cellules-souches.

Nous savons tous que ce sont des cellules différenciées chez l’adulte, qui sont à l’origine des lignées cellulaires d’un organe (je simplifie). Des cellules-mères pour d’autres cellules-filles, souvent plusieurs types de cellules-filles.

Elles sont très peu nombreuses, relativement, puisqu’elles ne représentent qu’une cellule sur 10.000 ou sur 100.000 au sein d’un organe.

En se divisant moins souvent que les cellules normales, elles se préservent pour l’avenir : elles évitent de multiplier les rares erreurs qui se produisent au moment de la division cellulaire (mitose).

Nous savons également qu’elles sont un immense espoir en matière médicale. En effet, en « reprogrammant » des cellules-souches et en les réinjectant dans des organes malades, dans quelques années, il sera possible de remettre les fonctions vitales en état. Et de rétablir le fonctionnement normal des organes concernés…

Il y a quelques années, c’était encore de la science fiction, mais des expériences sont en cours, dans des hôpitaux, pour tester les protocoles et étudier la meilleure façon de s’y prendre.

Transfert de cellules-souches dans les os

Un article récent (mars 2016) présentait un expérience réalisée sur des souris par les spécialistes de l’hôpital de Toronto, au Canada.

Ces spécialistes avaient déjà démontré, dans le passé, que l’ostéoporose pouvait être liée à des cellules-souches défectueuses au sein des os (cellules-souches mésenchymateuses, c’est-à-dire appartenant au tissu squelettique : os, cartilage, graisse…).

Dans la nouvelle expérience qui vient d’être publiée (mars 2016), les médecins ont démontré qu’il était possible de traiter les os ayant des cellules-souches défectueuses. A cet effet, ils ont transféré des cellules-souches osseuses saines provenant de souris en bonne santé sur des souris ayant des cellules-souches défectueuses.

Les souris malades avaient une structure osseuse très désorganisée, avant le traitement. Un retour à la normale a été observée après le traitement, au bout de 6 mois (le quart de l’espérance de vie d’une souris). Un des co-auteurs de l’étude, le Pr John Davies, a d’ailleurs déclaré : « Nous espérions une amélioration globale de la santé des os. Mais la grande surprise a été de trouver que l’architecture interne « corallienne » de la structure osseuse des animaux injectés, qui est gravement compromise dans l’ostéoporose, a été restaurée à la normale ».

Et pour prolonger cette étude, des patients âgés (humains), aux Etats-Unis, ont reçu récemment des injections de cellules-souches. Un suivi est en cours pour vérifier les signes biologiques d’une amélioration osseuse. En fonction des résultats, des essais plus importants pourraient être lancés au cours des cinq prochaines années.

Il est important de raison garder et de se rappeler que les causes de l’ostéoporose peuvent être multiples. Les défauts intrinsèques de fonctionnement des cellules-souches ne concernent pas tous les malades…

Prévenir avant de guérir

Si de tels traitements suscitent de très grands espoirs chez toutes les personnes susceptibles d’être concernées, ils ne sont pas encore près de rentrer dans la routine médicale. Il faudra encore quelques années. Et de toute façon, des cellules-souches en bon état ne pourront jamais correctement fonctionner si les apports de nutriments nécessaires sont déficients et si la stimulation physique est absente.

La prévention s’impose donc dès à présent en soignant ses apports de calcium, de magnésium, de vitamine D, de protéines, par une activité physique adaptée (pour stimuler le renforcement osseux), par la limitation du sel, par la mise en place d’un régime alimentaire anti-inflammatoire (méditerranéen par exemple)…

Prenez soin de vous !

Sources :

Systemic Mesenchymal Stromal Cell Transplantation Prevents Functional Bone Loss in a Mouse Model of Age-Related Osteoporosis, Jeffrey Kiernan, Sally Hu, Marc D. Grynpas, John E. Davies, William L. Stanford, Stem Cells Translational Medicine, Mars 2016


Pourquoi nous ne prenons pas bien soin de nos os

Nos grands mythes autour de l'ostéoporoseRésumé :

Plus de la moitié des femmes auront des fractures après 50 ans. Pourtant, le lien avec l’ostéoporose n’est pas clair dans l’esprit de la plupart de nos contemporaines. Néanmoins, les apports en calcium et en vitamine D ont beaucoup progressé d’une manière générale. Mais quand les os sont vraiment affaiblis, il est un peu tard pour la prévention : il s’agit de consolider le squelette à court terme pour éviter les fractures. Et les malades n’y pensent pas (ou ne veulent pas y penser)…

Si peu de prévention volontaire

Les rhumatologues le savent depuis longtemps, et l’écrivent noir sur blanc depuis des années dans leurs revues scientifiques : il est possible de prévenir et d’éviter l’ostéoporose et ses conséquences.

Cela peut se faire par l’alimentation, l’exercice physique, la supplémentation et aussi, en dernière extrémité, par les traitements médicamenteux…

Pour autant les personnes concernées sont fort peu nombreuses à s’en préoccuper à temps comme le montrent les statistiques internationales ou françaises : à 70 ans, 94% des femmes françaises vivant dans des grandes villes ont des os affaiblis (ostéoporose ou ostéopénie)…

Nous savons toutes et tous qu’il y a du danger pour nous et que nous risquons d’en souffrir cruellement par des fractures douloureuses, voire mortelles. Comment se fait-il alors que, d’une manière générale, nous fassions si peu pour nous prémunir et conserver les os que nous méritons ?

Des croyances erronées…

On sait que cela provient en partie du manque de connaissances de l’ostéoporose qu’ont les personnes concernées.

On sait également que beaucoup de futur(e)s malades estiment que la maladie est inévitable et que c’est une simple conséquence du vieillissement chez les femmes âgées. De ce fait, ces personnes ne feront rien, ou pas grand chose, en matière de prévention…

On sait en effet, depuis quelques années, que nous faisons d’autant plus de prévention que nous estimons :

  • que nous avons un risque,
  • et que nous croyons que nous pouvons y faire quelque chose de manière suffisamment simple.

Or, la plupart des femmes estiment, à tort, que d’autres maladies graves sont plus susceptibles de leur arriver que l’ostéoporose. Elles minorent considérablement les risques de fractures ostéoporotiques dont plus de la moitié d’entre elles souffrira après 50 ans.

Une enquête australienne

Pour approfondir cette question, des médecins australiens ont réalisé une étude qui a été publiée dans la presse scientifique en 2014.

Pour répondre à la dite question, ils ont interrogé, entre 2007 et 2010, 3011 femmes australiennes. Elles n’étaient pas traitées pour l’ostéoporose à l’origine de l’étude.

Ils voulaient savoir, si, en fonction de leur niveau de préoccupation au sujet de l’ostéoporose et des fractures, ces femmes allaient s’engager dans des comportements de prévention et de soins (suppléments de vitamine D et de calcium, informations sur l’ostéoporose et sur les tests de densité osseuse, information sur les traitements médicamenteux…).

L’ostéoporose : une maladie théorique ?

1095 australiennes, d’âge moyen 66 ans, ont fourni des réponses exploitables.

71% des personnes qui ont répondu se sentaient concernées par l’ostéoporose sans pour autant penser personnellement devoir être touchées par la maladie ou les fractures.

Toutefois, les australiennes qui se sentaient concernées par l’ostéoporose ne ressentaient pas plus de risque de maladies et de fractures que la moyenne de la population interrogée.

Par contre, le fait de se sentir concerné, entraînait une demande accrue de conseil médical, de mesure de la densité osseuse, et de traitements.

Pour autant, en raison de grandes campagnes médiatiques, plus de la moitié des femmes interrogées prenaient des suppléments de calcium ou de vitamine D. Ainsi, 65% de celles qui perçoivent un risque personnel en prennent, contre 48% de celles qui n’en perçoivent pas. Ce n’est pas une très grande différence, qui peut s’expliquer par le fait qu’une partie des femmes interrogées s’estiment protégées par le supplément qu’elles prennent.

Curieusement, les femmes qui estiment avoir des risques supérieurs d’ostéoporose, pensent qu’elles n’ont pas plus de risque que les autres femmes d’avoir des fractures…

En outre, celles qui ont été diagnostiquées avec une ostéoporose sont peu nombreuses (22%) à estimer qu’elles ont des risques de fracture supérieurs à ceux des autres femmes.

D’autres études ont d’ailleurs montré que des femmes qui avaient subi une fracture de fragilité ne faisaient pas clairement le lien avec l’ostéoporose dont elles souffraient pourtant.

Il semble que, dans l’esprit de nos contemporaines australiennes, les fractures et l’ostéoporose n’aient pas grand-chose à voir ensemble… Comme si l’ostéoporose était une sorte de fragilité théorique, alors que les fractures sont le résultat d’un concours de circonstances malheureux.

Conclusion

Certains comportements préventifs contre l’ostéoporose ont beaucoup progressé depuis quelques années.

Cela montre que progressivement, nous nous sentons de plus en plus concernés par la probabilité d’une telle maladie.

Pour autant, l’ostéoporose reste, pour la majorité des adultes, une maladie théorique d’affaiblissement des os.

En pratique, nous ne faisons pas le lien entre cette maladie et les risques de fracture qui y sont liés.

De manière surprenante, les personnes qui se sentent concernées par les risques d’ostéoporose ne se sentent pas plus concernées que les autres par les risques de fractures.

De ce fait, la prévention des fractures, qui à un certain stade implique un traitement médical, se fait mal.

Compte tenu des inconvénients de ces traitements, il vaut mieux, bien sûr, éviter d’en arriver là…

La prévention progresse, et c’est une bonne chose !

Toutefois, la prévention est encore quelque peu anarchique. Rares, en effet, sont les personnes qui mettent en œuvre de manière systématique toutes les bonnes pratiques :

Sources :

Concern and Risk Perception: Effects on Osteoprotective Behaviour, A. L. Barcenilla-Wong, J. S. Chen, and L. M. March, Journal of Osteoporosis, Volume 2014 (2014), Article ID 142546, 10 pages

“Vitamin D with calcium reduces mortality: patient level pooled analysis of 70,528 patients from eight major vitamin D trials” L. Rejnmark, A. Avenell, T. Masud et al., The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, vol. 97, no. 8, pp. 2670–2681, 2012.

“An evidence-informed strategy to prevent osteoporosis in australia an outline of the building healthy bones throughout life white paper,” P. R. Ebeling, R. M. Daly, D. A. Kerr, and M. G. Kimlin, Medical Journal of Australia, vol. 198, supplement 1, no. 2, pp. 90–91, 2013.


Pourquoi les médecins ne font pas de prévention de l’ostéoporose

Résumé

Les patients sont peu conscients des possibilités de prévention de l’ostéoporose et se sentent peu concernés. Ils attendent de l’information de leurs généralistes. Ceux-ci estiment manquer d’information et d’orientations sur le sujet et n’ont pas vraiment le temps d’aborder la question. Ensemble, avançons sur la question !

Alors Docteur 1

Une chercheuse spécialiste de l’os

Le Dr Blandine MERLE travaille à l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM).

Elle travaille depuis plus de 20 ans sur la santé des os et a publié de nombreux articles sur la question.

Elle s’est notamment intéressée à l’ostéocalcine (une protéine de l’os), aux récepteurs de glutamate (un acide aminé), au collagène (une autre protéine de l’os)…

Plus récemment, elle s’est intéressée à la prévention de l’ostéoporose chez les Françaises et les Français.

Et elle est allé présenté les résultats de son étude lors du dernier congrès annuel de la Société Américaine pour la Recherche sur l’Os et les Minéraux qui s’est tenu début octobre 2015 à Seattle au nord-ouest des Etats-Unis.

Une enquête approfondie

Pour savoir quelle est la situation de la prévention en matière d’ostéoporose en France, elle a organisé des petits groupes d’études. Ils comprenaient 45 femmes de 50 à 85 ans, 57 hommes de 60 à 85 ans. Certains d’entre eux avaient des antécédents familiaux d’ostéoporose. D’autres avaient été diagnostiqués comme touchés par la maladie. D’autres enfin semblaient peu menacés.

En outre, elle a également interrogé 16 médecins généralistes.

Des enseignements passionnants

Le Dr MERLE a ainsi découvert que beaucoup de patients ne se sentent pas concernés parce que l’ostéoporose est une maladie silencieuse.

Pire même, l’ostéoporose n’est pas considéré comme une maladie par les patients : ils pensent simplement que cela fait partie du processus normal de vieillissement.

Aussi bien les hommes que les femmes, s’ils ont subi une fracture, ils considèrent que c’était lié à un accident et non à la fragilité due à l’ostéoporose.

Quand il s’agit de traitement, seules les femmes mentionnent la possibilité d’utiliser des médicaments. Toutefois, elles sont très suspicieuses vis-à-vis de ces traitements, et mentionnent immédiatement les effets secondaires envisageables.

D’ailleurs les hommes considèrent que c’est une maladie de femmes, une maladie qui ne les concerne pas.

Les difficultés des médecins généralistes

Les patients, hommes et femmes, estiment que leur meilleur interlocuteur sur la question de l’ostéoporose et de la prévention est leur médecin généraliste.

Et les médecins généralistes estiment que l’ostéoporose est associée avec les fractures de fragilité, les femmes, la ménopause et la vieillesse. Pour eux aussi, les hommes sont rarement concernés.

En fait, les médecins estiment avoir besoin d’une meilleure information sur l’ostéoporose ainsi qu’une meilleure compréhension des recommandations en matière de prévention et de traitements.

Une « épidémie » galopante !

Au final, il apparaît que les femmes attendent que leur médecin leur parlent de l’ostéoporose et de la prévention, que les hommes se sentent protégés et que les médecins voudraient des orientations plus claires.

Mais nos médecins généralistes n’ont pas vraiment le temps de s’en occuper, car les patients ont des questions plus urgentes à traiter.

Ainsi, personne n’est vraiment conscient des bénéfices et/ou des moyens de la prévention. Il en résulte la multiplication des cas d’ostéoporose qui a déjà commencé et qui ne va faire que s’aggraver avec l’avancée en âge des populations occidentales.

Homnes.com

C’est pour cela que nos articles existent : pour que, ensemble, nous nous protégions de ce fléau qui n’a aucune raison de prospérer, ni d’exister !

Nous le savons.

Faisons le savoir !

Sources :

Merle B. Abstract SA0271: Osteoporosis Prevention: Where are the barriers to improvement in patients and doctors? Presented at: American Society for Bone and Mineral Research (ASBMR) 2015 Annual Meeting; Oct. 9-12, 2015; Seattle

The multiple facets of periostin in bone metabolism.

Merle B, Garnero P.

Osteoporos Int. 2012 Apr;23(4):1199-212. doi: 10.1007/s00198-011-1892-7

Non-enzymatic glycation of bone collagen modifies osteoclastic activity and differentiation.

Valcourt U, Merle B, Gineyts E, Viguet-Carrin S, Delmas PD, Garnero P.

J Biol Chem. 2007 Feb 23;282(8):5691-703.

Molecular identification of NMDA glutamate receptors expressed in bone cells.

Itzstein C1, Cheynel H, Burt-Pichat B, Merle B, Espinosa L, Delmas PD, Chenu C.

J Cell Biochem. 2001 Apr 2-27;82(1):134-44.

Normal carboxylation of circulating osteocalcin (bone Gla-protein) in Paget’s disease of bone.

Merle B1, Delmas PD.

Bone Miner. 1990 Nov;11(2):237-45.


Comment le calcium alimentaire diminue les risques de coliques néphrétiques

Résumé :

Une fraction importante de la population a des risques forts de calculs rénaux. Heureusement, le calcium alimentaire permet de diminuer ces risques. Pour cela, mangez du lait, buvez beaucoup d’eau, limitez le sel, les aliments riches en oxalate et les protéines animales, éliminez les sodas…

 

Une douleur épouvantable

Calculs rénaux hLes calculs rénaux peuvent entraîner d’épouvantables coliques néphrétiques, des saignements, des nausées et l’obstruction des uretères… Ils touchent environ 10% de la population et plus particulièrement les hommes (13%) que les femmes (7%). Et le pire, c’est que la moitié des personnes qui ont eu des calculs en auront encore…

Comment faire pour les éviter, comment faire pour que cela ne se reproduise pas ?

 

Du calcium pour protéger ses reins

La bonne nouvelle est que les personnes qui consomment le plus de calcium alimentaire (c’est-à-dire le calcium qui est intégré dans les aliments) sont beaucoup moins touchées par les calculs (50% de risque en moins environ). Ainsi, quand vous vous protégez contre la dégénérescence des os, contre l’ostéoporose, vous protégez vos reins en même temps.

Pourquoi cela ?

Les calculs sont formés pour la plus grande partie d’oxalate de calcium. L’oxalate est une des composantes naturelles de nombreux aliments végétaux comme les épinards, la rhubarbe, les noix, le son… Quand on consomme du calcium en même temps que des oxalates, la cristallisation de l’oxalate de calcium se fait en priorité dans les intestins qui les éliminent directement. En cas d’insuffisance de calcium dans l’alimentation, les oxalates passent dans le sang : ils s’y lient avec le calcium sanguin et sont éliminés par les reins. En cas de conditions défavorables, les oxalates se cristallisent et s’accumulent sous forme de petits cailloux dans les reins, qui n’arrivent plus à les éliminer…

 

Et les suppléments en calcium ?

Des études ont été faites sur de grandes populations : elles ont montré que les personnes prenant des suppléments en calcium étaient un peu plus sujettes aux calculs que celles prenant du calcium alimentaire. Les médecins estiment que c’est en grande partie lié au fait que ces personnes prennent souvent les suppléments en dehors des repas : ainsi, une plus grande proportion d’oxalate peut passer dans le sang…

 

D’où viennent les calculs ?

Comme pour beaucoup de problèmes de santé, il y a une dimension héréditaire dans la formation de calculs : si des membres de votre famille proche sont touchés, vous êtes plus à risque, vous avez plus de risques.

Les personnes qui boivent peu ont également plus de risques : la concentration des oxalates dans les urines est plus forte, l’élimination des urines est moins rapide et la cristallisation se fait plus facilement.

Une consommation élevée de protéines entraînent la formation d’acide urique, qui favorise la formation des calculs.

Une consommation élevée de sel entraîne une rétention d’eau et augmente la concentration des urines.

La consommation de fructose est un élément défavorable : beaucoup d’aliments en contiennent car il a un goût beaucoup plus sucré que le saccharose.

 

Comment les éviter ?

  1. Consommer des quantités importantes de calcium alimentaire (mangez du lait), et si vous prenez des suppléments, prenez-les pendant les repas (du midi et du soir généralement) et prenez des suppléments qui se dissolvent facilement dans le système digestif.
  2. Limitez (sans éliminer) la consommation de protéines animales.
  3. Evitez de multiplier les aliments riches en oxalates (épinards, rhubarbe, noix, son de blé, oseille, betteraves, blettes, thé…), qui apportent, par ailleurs, de multiples bienfaits culinaires et sanitaires.
  4. Limitez la consommation de sel (et en particulier de sel caché dans les plats préparés) et, à cet effet, utilisez des condiments végétaux (poivre, safran, herbes de Provence, piments…).
  5. Evitez les sodas et les aliments sucrés au fructose.
  6. Buvez beaucoup d’eau (1,5 à 2 litres par jour), et pensez à utiliser des eaux minéralisées (en calcium en particulier)…

 

Source :

Lowering the Chance of Getting Another Calcium Kidney Stone : A Review of the Research for Adults

John M. Eisenberg Center for Clinical Decisions and Communications Science.

Baylor College of Medicine, Houston, Texas

U.S. National Library of Medicine, 2013

Peut-on réellement renforcer ses os ?


Peut-on réellement renforcer ses os ?

Résumé

Beaucoup sont ceux qui croient que la densité osseuse ne peut que décroître avec le temps. Pourtant, comme pour le cerveau et pour les muscles, des études montrent que la minéralisation peut progresser chez des adultes moyennant des conditions adaptées et une persévérance certaine.

De plus en plus puissants !

Musculation et ossification

Longtemps, j’ai cru que les os étaient construits une fois pour toute et qu’il était impossible de les renforcer. J’avais d’ailleurs cru la même chose quelques années auparavant pour ce qui concerne la musculature… jusqu’à ce que je lise que des personnes de plus de 80 ans qui recommençaient à faire de l’exercice physique reprenaient du muscle… et que mon médecin me dise que j’étais passé de l’état de gringalet à l’état de costaud en quelques semestres de musculation modérée.

 

La piste à suivre

Heureusement, quelques indices ont été jetés sous mes yeux ébahis :

Néanmoins, il ressort aussi de la littérature que la minéralisation est un phénomène lent. Elle s’étale sur plusieurs trimestres, voire plusieurs années. Elle est plus spectaculaire chez les adolescents que chez les adultes.

 

Les conditions favorables

Il ressort également que la minéralisation implique des conditions complémentaires pour pouvoir se dérouler dans de bonnes conditions. Les principales conditions sont les suivantes :

 

Conclusions

Comme pour le cerveau, comme pour les muscles, on a longtemps cru et on croit encore que la perte osseuse est inéluctable et que la déchéance finale est pour après-demain (voire demain). Des études poussées ont montré que certaines cellules nerveuses pouvaient se reproduire à tous les âges et que les muscles pouvaient se renforcer y compris pour des personnes du quatrième âge.

Progressivement, les études biomédicales sont en train de démontrer que la solidité des os peut être restaurée progressivement sans médicaments (sauf urgence et/ou péril, bien entendu). C’est un phénomène lent qui nécessite une persévérance certaine et une méthodologie adaptée.

Faites en la démonstration à votre entourage ébahi !

 

Source

Effect of long-term unilateral activity on bone mineral density of female junior tennis players,

Haapasalo H et alii, J Bone Miner Res. 1998 Feb;13(2):310-9.

 

Physical activity in the prevention and amelioration of osteoporosis in women : interaction of mechanical, hormonal and dietary factors.

Borer KT, Sports Med. 2005;35(9):779-830.

 

Exercice adaptations to biological tissues, Département de kinésiologie, Université du Texas à Arlington

4

 

Bio ou pas bio ? Telle est la question !

 

 

Résumé :

La solution miracle (à laquelle j’avais tant envie de croire) n’existe pas en matière de contamination des céréales : les céréales bio risquent d’être contaminées par des molécules extrêmement toxiques pour le foie quand le climat saisonnier est défavorable. 2013 semble avoir été défavorable…

 

 

J’étais fort ennuyé…

J’avais commencé à me convertir (très progressivement) au bio, suite à la lecture, il y a quelques années, du livre « Anticancer » de David Servan-Schreiber.

Il recommande en effet, avec des arguments convaincants, de consommer bio (ou bleu blanc cœur) pour les viandes, les œufs, les fromages, le lait, le yaourt. L’argument majeur est le contenu en oméga 3 de ces produits bio par rapport aux produits non bio.

J’avais ensuite opté pour des céréales bio, bien que David Servan-Schreiber ne le recommandait que modérément : « label bio préférable, mais moins important… ».

Il s’agissait d’éviter les pesticides dont la réputation est épouvantable depuis des années, bien que les pratiques semblent évoluer (notamment avec l’agriculture raisonnée).

 

 

Un oiseau de mauvais augure

Il y a un an, environ, j’ai rencontré par hasard un ingénieur agro spécialiste de la culture des céréales à qui j’ai demandé son avis sur la question du bio et des pesticides dans les céréales. Il m’a indiqué que :

  • les pesticides étaient utilisés à certaines périodes extrêmement précises lors de la croissance des céréales,
  • et que les céréales étaient entièrement lavées par les intempéries au moment de la récolte.
  • Il m’a également indiqué que les silos à grain pouvaient être attaqués par des micro-organismes. Ceux-ci sont producteurs de toxines extrêmement toxiques pour le foie. Aussi, les silos sont-ils traités pour éviter la prolifération de ces micro-organismes…

D’après ce spécialiste, les doses utilisées sont suffisamment faibles pour ne pas poser de problème sanitaire.

A l’époque, je n’ai pas accordé à son avis toute l’importance que cela méritait (et j’ai continué à consommer mes céréales bio).

 

 

Une confirmation inattendue

Un cours de nutrition a été proposé début 2014 sur Internet par l’université McGill de Montréal. Durant ce cours, la question des céréales bio a de nouveau été abordée et les professeurs ont mentionné un accident grave intervenu en Grande-Bretagne voici quelques mois… Des mycotoxines se sont développées dans des céréales bio et, en raison de leur très grande stabilité (la cuisson ne les détruit pas), elles ont gravement endommagé le foie de plusieurs personnes.

Le lien avec ce que m’avait dit mon précédent interlocuteur, 6 mois plus tôt, se fait immédiatement dans mon esprit. Et je décide de rebasculer vers la consommation de céréales classiques (non bio).

 

Néanmoins, j’en parle autour de moi. Certaines personnes sont incrédules (et me prennent pour un raconteur de fadaises, pour ne pas dire pire), d’autres suggèrent de mitiger les risques (alterner bio et non bio).

 

 

A la recherche des céréales perdues…

Je décide finalement (pour rédiger cet article : merci à vous, lecteurs !) d’approfondir la question. Et là, j’apprends que le bio ne peut être exempt de tout reproche : un certain nombre de problèmes liées aux mycotoxines sont régulièrement signalés comme des retraits de produits contaminés (farine de maïs bio en 2011, son de blé bio en juin 2014, Galettes de maïs bio en mai 2014…). Pour autant cela ne veut pas dire que les seuls produits bio soient à incriminer.

 

D’ailleurs, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ) indique que : « Les données disponibles de contamination de produits issus de l’agriculture biologique par les mycotoxines, bien que limitées, montrent des taux de contamination variables, sans qu’il puisse être dégagé de grandes différences avec ceux des produits issus de l’agriculture conventionnelle. » (Évaluation des risques liés à la présence de mycotoxines dans les chaînes alimentaires humaine et animale, Rapport final Mars 2009).

 

Et la réponse sur l’état de l’art actuel semble avoir été donnée lors d’un débat organisé en 2007 avec Pierre Galtier (toxicologue au laboratoire de Pharmacologie-Toxicologie de l’INRA, expert en mycotoxines, pilote du groupe de travail sur les mycotoxines à l’Afssa) :

  • Marie Vella Association de consommateurs : « Une autre petite question. On dit que l’alimentation bio risque d’avoir des mycotoxines. Comment peut-on garantir l’alimentation non bio sans mycotoxines ? »
  • Pierre Galtier : « C’est une question de contexte général. Certaines années la production de céréales est excellente, d’autres années elle l’est moins. En effet, s’il pleut beaucoup au cours de périodes très sensibles comme l’épiaison, on aura tout intérêt à traiter les céréales. C’est un peu comme les antibiotiques. Quand vous avez une grippe, vous n’avez pas besoin d’antibiotiques, mais si vous avez une surinfection bactérienne vous aurez tout intérêt à en prendre. Il faut avoir un réflexe raisonné. Je crois beaucoup plus en l’agriculture raisonnée, que dans le tout bio ou le tout intensif. »

 

 

Que conclure ?

Bref, si la saison est sèche, le bio contiendra très peu de toxines (et très peu de pesticides).

Si la saison est humide, le bio risque de contenir plus de toxines (et toujours très peu de pesticides).

Les périodes sensibles sont les périodes de floraison et de récolte (risque de stockage humide).

Pour pouvoir choisir, il faut connaître les années favorables et défavorables. Météo-France nous apprend que :

  • En 2014, mars et avril ont été secs (déficit d’eau de 30%) et mai proche de la normale mais avec de fortes disparités régionales.
  • En 2013, la pluviométrie a été supérieure à la normale, particulièrement au printemps.
  • En 2012, la pluviométrie a été proche de la normale, avec un printemps légèrement supérieur à la normale et un été proche de la normale.
  • L’année 2011 a été chaude et sèche, avec un printemps très sec et un été humide.
  • En 2010, les quantités d’eau ont été légèrement déficitaire avec des contrastes régionaux forts.

 

 

Est-ce vraiment rassurant ?

Pour moi, tout cela montre que nous avons encore de grands progrès sanitaires à effectuer…

Et, pour ce qui concerne chacun, il me semble qu’il est important d’agir en commençant par éliminer les problèmes les plus cruciaux sur lesquels nous pouvons agir. Nous en reparlerons…


Le crossfit : des sportifs orientés vers la grande forme !

 

 

Samedi dernier, nous discutions, une jeune femme et moi, de santé durable : « être en grande forme et en bonne santé jusqu’à 100 ans et plus ».

  • Et ce n’est pas qu’une boutade : la moitié des petites filles qui naissent aujourd’hui vivra jusqu’à 100 ans. Et j’ai bien l’intention d’être encore en forme à cet âge-là !
  • Moi aussi, c’est quelque chose qui m’intéresse de plus en plus ! Je fais de plus en plus attention à ce que je mange, et je fais beaucoup d’activités physiques.
  • Quoi donc ?
  • J’ai découvert récemment le « crossfit ».
  • J’en ai déjà entendu parler, et j’aimerais en savoir plus.
  • Il s’agit de pratiquer toutes sortes d’activités physiques, tout en faisant très attention à son alimentation, pour être en forme physique parfaite dans tous les compartiments de la vie.
  • C’est très varié, alors !
  • On pratique le fractionné pour la bonne santé cardiovasculaire, l’haltérophilie pour développer la puissance et la résistance musculaire, la gymnastique pour la souplesse et l’agilité et toutes sortes d’activités variées pour développer une très grande forme physique !
  • C’est une préparation totale !
  • Oui, et la variété des exercices et disciplines possibles en fait une activité passionnante.
  • Et il y a une dimension santé, dans cette pratique, si je ne me trompe…
  • Enfin, les pratiquants veillent particulièrement à équilibrer leur alimentation puisque c’est une condition majeure pour être en grande forme et bien fonctionner… Ils mettent l’accent sur les protéines et sur les fruits et légumes verts…

 

Et nous voilà partis à échanger sur les questions de minéraux, mes expériences menées sur le sel, les déficits courants de fer (que mon interlocutrice a déjà connus), les mérites des régimes alimentaires… D’ailleurs, j’apprends avec intérêt que la communauté des pratiquants du crossfit fait particulièrement attention aux nutriments essentiels et en particulier à s’assurer de leurs bons apports en oméga 3, vitamine D et minéraux !

 

Ils le font d’ailleurs souvent sous forme de suppléments alimentaires (d’ailleurs, c’est une pratique très courante aux Etats-Unis). Toutefois, une alimentation bien menée permet d’arriver sensiblement aux mêmes résultats…

 

Il leur manque simplement un moyen de se tester, de se mesurer soi-même pour vérifier que la métabolisation est correcte…