Quels examens ou tests contre l’ostéoporose ?

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Quels examens ou tests contre l’ostéoporose ?

 

Résumé

Nous pouvons faire de nombreux tests ou examens contre l’ostéoporose. Certains sont très connus et d’autres, beaucoup moins.

Aussi, cet article recense les plus connus et ceux dont vous entendrez parler. Certains de ces examens sont pertinents. Et d’autres parfaitement inutiles dans la majorité des cas. Des tests peu connus peuvent être très utiles. Notamment, pour faire le point sur les comportements protecteurs.

Voici donc ce que vous pouvez faire.

 

Tests & Examens ostéoporose - homNes
Source partielle : BBlausen (2014)

 

Des perspectives affligeantes

Vous le savez, et cela vous effraye…

L’immense majorité des femmes sera touchée par un affaiblissement osseux, par les conséquences de l’ostéoporose ou de l’ostéopénie.

En effet, la majorité d’entre elles aura à vivre des fractures, avec les douleurs et la perte de qualité qui va avec.

Et pourtant, ce n’est pas une fatalité : il est possible de prévenir et d’éviter l’ostéoporose et d’améliorer l’ostéopénie.

Il ne s’agit pas de la soigner. Il s’agit de faire en sorte que l’ostéoporose ne nous frappe pas.

Voici quels sont les examens et les tests auxquels il importe de procéder pour faire le point et éviter l’ostéoporose.

 

Des tests et des examens contre l’ostéoporose

Nous avons que l’ostéoporose est une maladie multifactorielle, c’est-à-dire qui fait intervenir de nombreuses causes.

Nous allons donc voir d’une part les examens et tests généraux contre l’ostéoporose. Ce sont ceux qui peuvent nous en apprendre plus sur notre statut osseux.

Nous allons voir également quels tests ou examens nous pouvons faire pour vérifier les bons paramètres. Ceux qui permettent d’éviter l’ostéoporose et d’arrêter l’ostéopénie.

 

La DMO

Parmi les examens médicaux, le plus connu pour dépister l’ostéoporose est l’ostéodensitométrie ou DMO. Cet examen permet, en effet, de mesurer la densité minérale des os, mesurée au rachis (colonne vertébrale) et au col du fémur.

Il se fait dans un centre d’imagerie médicale, est rapide et indolore.

Il permet ainsi de vérifier si le squelette est :

  • bien minéralisé (zone verte),
  • trop déminéralisé (zone rouge = ostéoporose),
  • un peu déminéralisé (zone jaune = ostéopénie).

Vous pouvez en parler à votre généraliste. Sachez qu’en France, l’ostéodensitométrie n’est remboursée qu’en cas de facteurs de risques…

Un article antérieur a déjà traité de cet examen. Vous le trouverez en cliquant ici.

 

Test des facteurs de risques d’ostéoporose

Les principaux facteurs de risque de l’ostéoporose sont bien connus des spécialistes. On en compte ainsi 19, dont :

  • certains sont familiaux,
  • d’autres sont liés aux hormones sexuelles
  • et dont d’autres encore sont comportementaux et sur lesquels, il est possible d’agir.

Vous trouverez une présentation de ces différents facteurs dans un autre article précédent, en cliquant ici.

Puis, c’est avec la liste de ces facteurs que vous pouvez aller consulter votre généraliste pour discuter avec lui de l’opportunité d’une ostéodensitométrie.

 

Tests et examens sanguins

L’ostéoporose est souvent la conséquence d’un manque de nutriments, principalement dans l’alimentation. Mais, il est possible de mesurer la concentration sanguine en nutriments pour tenter de vérifier si les apports sont suffisants.

J’ai bien écrit « tenter de vérifier », car ce n’est pas toujours possible… En particulier pour certains nutriments hydrosolubles, c’est-à-dire qui se dissolvent dans l’eau. En particulier pour le calcium et pour le magnésium.

 

Des examens inutiles pour le calcium et le magnésium contre l’ostéoporose

En effet, pour ces deux minéraux, il est assez simple de faire des examens de laboratoire. Ils permettent de déterminer si les concentrations sanguines sont suffisantes.

Et elles le sont presque toujours. Car les concentrations sanguines du calcium et du magnésium évoluent dans des fourchettes très étroites. C’est en raison de l’importance qu’ils représentent pour le bon fonctionnement du corps.

Quand il manque du calcium ou du magnésium dans le sang, le corps va le chercher là où il y en a beaucoup. Il va en rechercher dans les urines, il va en rechercher dans le système digestif, puis il va en chercher dans les os. Et ceci peut entraîner une déminéralisation lente (et parfois inexorable) du squelette. Et c’est une des causes de l’ostéoporose.

Ce n’est que si les déficits sont très importants, si les processus biologiques de court terme ne fonctionnent pas correctement, que les examens biologiques montreront des anomalies.

La seule façon de vérifier si les apports sont suffisants, c’est de faire le calcul détaillé des apports alimentaires en calcium et en magnésium

Si vous avez des apports suffisants dans l’alimentation, le corps trouvera du calcium dans les intestins et n’ira pas en chercher dans le squelette.

Bref, Vous entendrez souvent des personnes vous parler de leurs bonnes analyses sanguines en matière de calcium ou de magnésium. Vous saurez dorénavant leur expliquer que c’est une fausse réassurance pour leurs os…

 

Vitamine D

Par contre, pour la vitamine D, les scientifiques se sont rendus compte que le taux sanguin était important.

Ils recommandent ainsi des concentrations minimales de vitamine D (D2 + D3) dans le sang de 30 ng/ml.

Or, des études faites par les autorités sanitaires françaises ont montré que plus de 80% de la population était en déficit.

Pour autant, il est vraisemblable que votre médecin ne vous prescrira pas d’examens sanguins de la vitamine D. En effet, les assurances santé ne les remboursent plus que dans des cas spécifiques. Et les experts recommandent de supplémenter les personnes de plus de 65 ans. Ceci, en raison des déficits qui les touchent et de l’absence de danger de la vitamine D aux doses habituelles.

 

Protéines

Un déficit sanguin de protéines est une cause d’anémie et d’affaiblissement progressif de la structure musculaire et osseuse.

Les rhumatologues ont en effet remarqué que les personnes atteintes d’ostéoporose présentaient souvent des déficits importants en protéines dans le sang (hypoprotéinémie).

Les protéines circulent dans le sang sous forme d’acides aminés. Les acides aminés sont des sous-éléments des protéines, des briques de protéines. Le corps les assemble pour former les structures protéiques dans les muscles et dans les os.

Les valeurs considérées comme normales dans le sang sont d’environ 60 à 80 g/l. C’est une fourchette relativement large.

Faut-il pour autant demander un tel examen à votre médecin ?

En général, il trouvera des concentrations correctes, d’après les normes médicales, ce qui contribuera à vous rassurer. Mais comme la fourchette est très large, vous n’aurez pas la certitude d’avoir des apports suffisants. Vous aurez la certitude de ne pas être en carence, mais pas celle de ne pas être en déficit.

Là encore, il est plus simple de faire un bilan alimentaire précis. Vous en saurez plus sur cette question dans l’article sur les protéines.

 

Autres examens et tests contre l’ostéoporose

Vous savez déjà que la digestion est un élément important de l’assimilation des nutriments.

En effet, pour que les nutriments passent du système digestif au système sanguin, il faut que le bol intestinal soit de bonne qualité.

Ni constipé, ni diarrhéique. donc, ni trop dur, ni trop liquide.

C’est un examen que vous pouvez faire vous-même, de manière visuelle (et sensorielle).

En fonction des résultats, vous pouvez alors ajuster votre régime alimentaire pour ramollir ou affermir les scelles.

Cet article antérieur vous en dit plus sur la question.

 

Maîtriser l’inflammation

On sait que :

Pour ce qui concerne cette question, la mesure est toutefois difficile.

Les paramètres sont nombreux (cortisol, CRP, vitesse de sédimentation, . Ils varient dans des proportions importantes dans la journée (variation de 1 à 5). Les fourchettes estimées comme normales sont très larges (avec des variations allant d’un facteur 2 à un facteur 3).

Tout ceci signifie qu’il est bien difficile de faire un suivi précis de sa propre inflammation. Et ce d’autant plus que les facteurs influant sur l’inflammation sont très nombreux :

Enfin, si le suivi direct de l’inflammation chronique par des tests et des examens est difficile, il est beaucoup plus facile de suivre chacun des paramètres indépendamment et de chercher à les améliorer tous.

Cet article indique ce qu’il est possible de faire.

 

Conclusion

Nous allons récapituler les tests et examens qui peuvent être utile contre l’ostéoporose.

Ainsi, pour faire le point sur vos risques d’ostéoporose, vous pouvez commencer par recenser vos facteurs de risques.

En fonction du nombre de facteurs, vous pourrez alors en parler avec votre médecin pour envisager une ostéodensitométrie (DMO).

Effectuer un examen de votre concentration sanguine en vitamine D, calcium, magnésium et protéines est rarement utile. Vous aurez en général du mal à l’obtenir de votre médecin.

Par contre, vous pouvez lui demander un supplément de vitamine D : sur prescription médicale, c’est sans risque et cela pallie à tous les déficits.

Et si vous voulez mettre en œuvre des comportements protecteurs, vous pourrez :

  • effectuer vos-même un suivi précis des apports journaliers de :
    • calcium,
    • magnésium,
    • protéines,
  • analyser vous-même la qualité de votre digestion,
  • pratiquer une alimentation protectrice des os et de la santé (régime méditerranéen, en particulier),
  • prendre soin de votre hygiène psychologique et mentale,
  • pratiquer suffisamment d’exercices physiques ou de sports bien choisis en fonction de votre forme et de votre santé.

Vous mettrez ainsi beaucoup de chances de votre côté !

Prenez soin de votre corps et de son ossature. Ils en valent la peine et vous le rendront durablement !

 

 

Sources :

 

Cormier C.vitamine D : quand doser et comment corriger ? Rev Prat Med Ge ; 2012 : 26:331-336

Utilité clinique du dosage de la vitamine D – Rapport d’évaluation, Haute Autorité de Santé, Paris, 30 octobre 2013

Communiqué de presse, La HAS ne reconnaît pas d’utilité au dosage de vitamine D* en routine, Haute Autorité de Santé, Paris, 30 octobre 2013

High blood protein, Mayo Clinic, 11 janvier 2018

La réaction inflammatoire. Les inflammations, Collège Français des Pathologistes (CoPath), 20 novembre 2012

 

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