Ostéoporose & Ostéopénie : les 6 faux remèdes « miracles » qui détruisent vraiment votre squelette !

Ostéoporose & Ostéopénie : les 6 faux remèdes « miracles » qui détruisent vraiment votre squelette !

ostéoporose & ostéopénie : faux remèdes et vrais arnaques - homNes

La vraie jungle des faux remèdes contre l’ostéoporose et l’ostéopénie

Ainsi, vous avez entendu parler d’ostéopénie ou d’ostéoporose et vous cherchez de vrais remèdes…

La santé osseuse vous concerne, en fait, ou elle concerne un de vos proches.

Aussi, vous vous inquiétez – à juste titre – des conséquences de cette maladie !

Vous savez que ces conséquences peuvent être graves, car des personnes que vous avez connues en sont restées invalides, voire en sont décédées…

Alors, vous avez décidé de vous renseigner, de chercher ce qui peut être fait pendant qu’il est encore temps.

Et là, vous êtes tombés sur tout et son contraire, particulièrement sur internet !

Une vraie foire d’empoigne avec ses bateleurs et ses forains, ses vrais forts en gueule et ses faux professeurs…

Un petit miracle ne serait pas pour vous déplaire, même si vous savez que ce n’est pas très courant dans la vie…

Mais on a parfois envie d’y croire, aux remèdes oubliés, cachés ou méconnus qui peuvent nous soigner efficacement et sans inconvénients de l’ostéoporose et de l’ostéopénie.

Les uns vous disent que la seule solution, ce sont les médicaments.

D’autres vous disent que les médicaments sont un poison pour le corps et qu’il faut privilégier des solutions « naturelles ».

Certains veulent vous vendre des potions, tisanes et autres pommades dont les effets ancestraux – mais oubliés ou cachés – seraient miraculeux !

Enfin, des militants, presque fanatiques parfois, prônent des régimes alimentaires qui peuvent vous envoyer à l’hôpital de manière tout à fait prématurée… Au sens propre !

Alors, comment y voir clair ?

Comment faire son choix éclairé parmi tous ces remèdes contre l’ostéopénie et l’ostéoporose ?

Comment, enfin, être certain de ce que l’on va faire ?

 

Ce qui marche vraiment : les vrais remèdes contre l’ostéoporose et l’ostéopénie

Stimuler le squelette

Comme les muscles…

Comme vous le savez maintenant, puisque vous êtes une fidèle lectrice (ou lecteur), l’os est vivant, notre squelette est vivant.

Ainsi, il s’adapte lentement aux contraintes qu’il subit.

C’est pourquoi, s’il ne subit pas de contraintes, il s’affaiblit lentement, petit à petit, progressivement…

Car ce qu’il faut savoir, c’est que nos os sont des cousins de nos muscles : ils viennent des mêmes cellules embryonnaires (cellules du mésoderme).

Pour renforcer les muscles, il faut :

  • d’une part, les stimuler,
  • d’autre part, leur apporter la nourriture dont ils ont besoin
  • et enfin leur donner des conditions de vie adaptées…

Si vous apportez beaucoup de nourriture à vos muscles sans les stimuler, vous savez parfaitement ce qui se passe : ils ne se renforceront pas.

Vous allez simplement prendre du poids : votre corps va faire des réserves sous forme de graisses, pas sous forme de muscles.

Nos os sont vivants !

Et bien, pour les os, c’est la même chose !

Pour se renforcer, nos os ont besoin de stimulations adaptées, de stimulations spécifiques, un peu différentes de celles qui renforcent nos muscles.

Nous avons déjà vu cela ensemble dans d’autres articles : inutile d’y revenir ici.

Mais, c’est vrai, les stimulations peuvent être insuffisantes en cas de déficit alimentaire.

Des nutriments indispensables

Il faut aussi apporter tous les nutriments nécessaires.

En qualité et en quantité.

En cas de déficit, le squelette peut s’affaiblir : c’est le cas chez les végétaliens.

De nombreuses études ont prouvé qu’ils ont plus de fractures que le reste de la population en raison des déficits en calcium et en protéines.

Nous allons y revenir…

En fait, les nutriments utiles aux os sont très nombreux.

Heureusement, la plupart d’entre eux sont apportés de manière satisfaisante par notre alimentation.

Toutefois, il arrive trop fréquemment que certains d’entre eux soient en déficit.

Cela concerne aussi bien les vitamines que les minéraux.

Et les déficits en protéines sont également fréquents : avec certains régimes alimentaires particuliers, ou quand nous prenons de l’âge…

Car avec l’âge, notre système digestif absorbe moins bien beaucoup de nutriments essentiels.

D’où l’importance d’une excellente digestion pour faciliter le transfert des nutriments de nos intestins vers nos organes en général et nos os, en particulier.

Bien sûr, vous connaissez les principaux nutriments qui manquent le plus souvent à nos os : la vitamine D, le calcium, les protéines et le magnésium.

Ils interviennent tous, directement, dans la fabrication ou la structure de nos os.

Nous avons vu également que la vitamine C jouait un rôle indirect important dans notre santé osseuse et que les déficits sont relativement fréquents.

Nous avons également vu que des déficits, assez fréquents, en potassium, iode, cuivre, zinc pouvaient également impacter la santé osseuse.

Enfin, , c’est important, il convient de diminuer l’inflammation chronique à l’intérieur de notre corps, pour donner de bonnes conditions de travail à nos cellules bâtisseuses d’os : les fameux ostéoblastes.

Les vrais remèdes pour prévenir et éviter l’ostéoporose et l’ostéopénie

Bref, si l’on synthétise ce qui permet à nos os de se consolider, ce sont :

  • les stimulations mécaniques adaptées (exercices physiques à impact et/ou en charge),
  • l’apport des nutriments indispensables en quantités suffisantes,
  • une digestion de bonne qualité pour faciliter le transfert des nutriments,
  • une diminution de l’inflammation chronique…

 

Si nous nous y prenons suffisamment tôt, avec intelligence et persévérance, nous mettons toutes les chances de notre côté et nous pourrons arrêter, voire inverser l’évolution.

Si nous attendons trop longtemps, si nous os sont trop fragilisés, nous ne pourrons plus mettre en œuvre l’élément déterminant : la stimulation osseuse. Et dans ce cas, nous ne pourrons plus faire grand-chose par nous-mêmes pour arrêter l’évolution.

Les remèdes préventifs n’auront plus grand effet contre notre ostéopénie passée et notre ostéoporose sévère !

Car les fractures majeures auront fait leur apparition…

Et notre cas relèvera de la médecine d’urgence… ou du miracle…

Justement, pour peu que nous jetions un coup d’oeil sur internet, nous verrons toutes sortes de promesses merveilleuses voire de remèdes miraculeux pour nous guérir de l’ostéopénie et éviter l’ostéoporose.

Remèdes “miracles” contre l’ostéoporose et l’ostéopénie

Parmi toutes ces promesses, nous pourrons trouver :

  • les régimes alimentaires spécifiques (végétaliens, Seignalet, notamment),
  • la suppression des produits laitiers,
  • la consommation de végétaux contenant “beaucoup” de calcium,
  • l’équilibre acido-basique de notre alimentation,
  • l’utilisation de plantes, de tisanes ou de poudres végétales (prêle, orties, bambou, la luzerne…),
  • l’utilisation de suppléments alimentaires « naturels » (lithothamne, magnésium marin, vitamine K2, silicium…),
  • des protéines particulières (extraits de collagène, os broyés ou bouillons d’os, extraits de tendons, d’os ou de cartilages…)…
  • la consommation d’huile de foie de morue,
  • l’utilisation d’onguents ou de pommades (consoude, argile, plâtre…),
  • des pulvérisations nasales (aragonite, bio ou non…),

Si certains nous semblent complètement farfelus, d’autres peuvent nous sembler intéressants.

Car l’argumentation théorique qui les sous-tend peut sembler tout à fait raisonnable…

Comment faire le tri dans tout cela ?

Comment découvrir s’il s’agit de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, de nous faire acheter des produits inutiles (pour nous mais pas pour les fabricants, les vendeurs et les prescripteurs…)…

Car souvent, en adoptant de faux remèdes nous nous donnons une fausse sécurité psychologique… qui aboutit à une vraie fragilité osseuse… à une ostéopénie rampante puis une ostéoporose galopante…

Pour nous éclairer, nous allons analyser toutes ces propositions une à une, toutes ces promesses de remèdes contre l’ostéopénie et l’ostéoporose…

En premier lieu, nous allons commencer par les régimes alimentaires…

Les régimes alimentaires spécifiques

Le régime végétalien

Dans ce régime alimentaire, il s’agit de ne manger aucun aliment issu des animaux (aussi bien du corps des animaux – comme la viande – que produit par les animaux – comme le miel ou les laitages).

L’avantage – réel – de ce régime est qu’il diminue les risques de certains cancers et d’infarctus.

Les tenants de ce régime en concluent qu’il est excellent pour la santé en général.

Ils occultent le fait que le régime végétalien entraîne une augmentation des accidents vasculaires cérébraux et des fractures osseuses liées à l’ostéoporose…

C’est ce qu’ont montré de nombreuses études épidémiologiques dans des pays aussi divers que le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Iran, l’Inde…

Bref, une mauvaise solution pour lutter contre l’ostéoporose…

 

Le régime Seignalet

Qualifié de régime « hypotoxique » par son fondateur, le régime du Dr Seignalet est censé nous permettre de lutter contre les maladies de dégénérescence, y compris l’ostéoporose.

Pourtant, les promoteurs de la méthode n’apportent aucune preuve médicale sur la question : les témoignages qu’il met en avant sont invérifiables et ne sont pas constatés de manière incontestables.

En outre, il prône la restriction d’aliments apportant beaucoup de calcium !

Autant dire qu’il n’a jamais réussi à convaincre la communauté médicale, ni les nutritionnistes de son efficacité…

D’ailleurs, le Conseil National de l’Ordre des Médecins aurait même émis un avis défavorable contre le régime du Dr Seignalet.

Il est vrai que le Dr Seignalet, qui espérait avoir trouvé un secret de la longévité avec son régime, est décédé prématurément, du fait de son régime selon certains professeurs de médecine…

En tout état de cause, la mise en œuvre d’un tel régime restrictif doit s’accompagner d’une supplémentation suffisante en calcium et en vitamine D, sans compter la prise en compte des autres problèmes qu’il entraîne.

 

La suppression des produits laitiers

Des effets déroutants

La suppression des produits laitiers est un thème à la mode.

Il est en effet porté par certains groupes de pression organisés, dont certains végétaliens et quelques défenseurs des droits des animaux.

La suppression des produits laitiers, tous les produits selon certaines versions, les seuls produits laitiers issus des bovins (du lait de vache) selon d’autres versions, serait la clef d’une bonne santé osseuse.

Un livre à succès a même écrit sur la question il y a près d’une vingtaine d’années.

Tout viendrait du fait que, dans certaines études médicales, on s’est rendu compte au cours des années 1990 que certaines populations qui buvaient beaucoup de laits avaient des os fragiles.

Certains journalistes ont alors jeté le bébé avec l’eau du bain et prononcé la condamnation de tous les laitages sans distinction aucune.

Et les groupes de pression dans la mouvance végétalienne ont commencé à jeter de l’huile sur le feu !

Des nuances mal perçues et méconnues

Pourtant, à partir des années 2010, différentes études – indépendantes les unes des autres – ont convergé pour montrer :

En effet, on s’est rendu compte que c’est le lactose qui perturbe le fonctionnement biologique de notre corps (inflammation).

Or, dans les produits laitiers fermentés, l’essentiel du lactose est détruit et le peu qui reste est très bien supporté par l’immense majorité de la population.

Mais, il y a des exceptions, c’est vrai.

Les laitages (fermentés ou non) peuvent en effet être à l’origine d’intolérances alimentaires importantes.

Car il y a toujours des personnes dont la physiologie ne supporte pas tel ou tel aliment (les fraises, par exemple).

Toutefois, cela ne concerne qu’une petite fraction de la population.

Alors, en supprimant tous les produits laitiers, nous risquons de nous priver d’une source importante de calcium !

Comme la plupart d’entre nous sommes déjà en déficit de calcium, la suppression sans compensation des produits laitiers sains (fermentés) ne fait qu’aggraver le problème.

Pour autant, cela ne signifie pas que les laitages non fermentés sont la seule source possible de calcium.

Heureusement, car les laitages ne permettent jamais de couvrir tous nos besoins en calcium.

 

La consommation de végétaux contenant beaucoup de calcium

Pour remplacer le calcium manquant, certains personnes ont alors eu l’idée de les apporter grâce à des aliments végétaux.

Selon ces personnes :

  • ces aliments contiendraient beaucoup de calcium et
  • ce calcium serait particulièrement bien digéré, comme pour certains choux ou les graines de sésame.

Si l’on regarde les choses en détail, il est vrai que le calcium des personnes qui ne mangent que des végétaux est souvent bien absorbé.

Il est vrai également que quand le corps manque de calcium, il fait des efforts supplémentaires pour en puiser plus dans le système digestif.

Car la biodisponibilité du calcium dépend aussi de la quantité apportée : en cas de déficit, la biodisponibilité augmente !

Et il se trouve qu’avec les végétaux, il est difficile de couvrir ne serait-ce que la moitié de nos besoins physiologiques de calcium.

Et il est vrai, aussi, que le calcium des végétaux n’est pas systématiquement bien assimilé.

Ainsi par exemple, les épinards sont des végétaux qui contiennent beaucoup de calcium : 140 à 240 mg de calcium pour 100g d’épinards cuits (source Ciqual – ANSES).

C’est plus que dans un yaourt !

Toutefois, tout le monde le sait, les épinards sont bourrés d’oxalate, une molécule qui piège le calcium et qui empêche son absorption par le système digestif. Résultat, une toute petite fraction du calcium peut être effectivement absorbée.

Il en va de même avec une autre vedette végétale : les graines de sésame.

Car son contenu en calcium est d’environ 1 g (1.000 mg) pour 100g. Presque la dose quotidienne qu’il nous faut (si l’on arrive à avaler 100 g de sésame).

Mais ces valeurs ne sont valables que pour les graines de sésame non décortiquées, donc avec le son qui entoure les graines (source Ciqual ANSES).

Or ce son n’est pas digestible, et l’essentiel (de ce son et du calcium qu’il contient) est évacué dans les selles, quand nous en mangeons.

Et si on s’intéresse au sésame décortiqué (sans son), le contenu en calcium tombe à 60 mg/100 g (source : Ciqual ANSES).

Heureusement, d’autres végétaux nous donnent plus généreusement leur calcium comme les choux (choux verts, choux frisés, choux de Bruxelles)…

La biodisponibilité du calcium dans ces choux, en effet, est estimée entre 50 et 60%.

C’est bien mieux que pour les laitages !

Toutefois les proportions de calcium sont assez faibles : environ 70mg/100g pour les choux frisés et verts et 40mg/100g pour les choux de Bruxelles (source : Ciqual ANSES).

Bref, au final, les végétaux sont une source appréciable mais très insuffisante de calcium : ils permettent de couvrir environ 1/3 de nos besoins journaliers (environ 350mg sur 1.000 à 1.200 mg/jour selon les situations).

Au passage, il est important de signaler que les fruits et légumes sont également des sources d’autres nutriments très importants pour le squelette, aussi bien du côté des minéraux que des vitamines, mais également du côté des anti-oxydants, qui luttent contre l’inflammation chronique.

Il est donc important de compléter ces apports en calcium végétal par d’autres sources.

 

L’équilibre acido-basique

Il est une vieille légende de la nutrition qui court depuis les années 60 (1960), et qui concerne l’équilibre acido-basique.

L’équilibre acido-basique de notre sang est un élément majeur de notre métabolisme, très finement régulé par les poumons et par les reins.

On s’est rendu compte, dans les années 60 (1960), que chez les personnes ayant des reins en très mauvais état, l’alimentation jouait un rôle dans la régulation de l’équilibre acido-basique.

Chez ces personnes à reins très défectueux, le corps peut être amené à dissoudre les minéraux du squelette pour réguler l’équilibre acido-basique.

Ce qui entraîne une déminéralisation osseuse, et donc, à terme, de l’ostéoporose.

À l’époque, en 1960, on a émis l’hypothèse qu’il en était de même pour toute personne, aussi bien celles qui ont des reins défaillants que celles qui ont des reins fragiles ou des reins en parfaite santé.

Ce n’est que depuis une vingtaine d’année que les études médicales ont montré que ce phénomène ne concernait que les personnes dont les reins sont très défaillants : même des personnes avec des reins moins efficaces que la normale ne sont pas concernées !

Pour autant, d’innombrables livres, articles présentent encore ce qui est devenu une vieille légende à l’heure actuelle.

Ce ne serait pas bien grave si cela n’entraînait pas des recommandations néfastes pour notre squelette.

Mais si les tenants de cette thèse promeuvent une alimentation riche en fruits et légumes, ils déconseillent les protéines animales et les produits laitiers (y compris fermentés) !

Les fruits et légumes sont très favorables à nos os (minéraux, vitamines, anti-oxydants, fibres, glucides lents…).

Mais les protéines animales et les produits laitiers nous apportent des quantités importantes de nutriments indispensables à nos os.

Certes, on peut toujours les trouver ailleurs, dans des suppléments par exemple.

Mais ce n’est pas vraiment un traitement naturel, et cela complique singulièrement la vie courante.

Et si nous ne nous en préoccupons pas suffisamment, nous affaiblissons notre squelette.

 

Les suppléments alimentaires (au sens large)

L’utilisation de plantes, de tisanes ou de poudres (prêle, ortie, bambou, luzerne…)

Des herboristes disent avoir « redécouvert » des remèdes de grands-mères qui seraient à même de nous aider à consolider notre squelette sans aucun effet néfaste.

Pour que cela soit efficace réellement, il faudrait que :

  • soit, ces plantes contiennent une molécule spécifique, capable de redonner un coup de jeune à nos os,
  • soit, ces plantes contiennent des nutriments importants pour nos os que notre alimentation ne nous apporte pas.

Dans le premier cas, si une telle molécule spécifique existait, on s’étonne alors que les pharmaciens n’aient pas cherché à l’isoler, à la raffiner et à la purifier pour en faire un médicament particulièrement efficace (et sans effet secondaire). Ce n’est donc pas la bonne réponse.

Dans le second cas, il faudrait que la composition des plantes concernées soit particulièrement favorable en nutriments indispensables aux os.

Les analyses biochimiques montrent que 100 grammes de ces plantes peuvent avoir un contenu intéressant :

  • en silicium (prêle, ortie, bambou, luzerne)
  • ou en zinc (prêle, ortie, luzerne),
  • ainsi qu’en de nombreux autres minéraux (calcium et magnésium compris).

Ce serait donc là l’explication de leur effet notable en faveur de notre santé osseuse !

Mais ce n’est pas si simple.

Car si nous les consommons sous forme de tisane, c’est une très faible fraction de tous ces nutriments qui sont absorbés.

En effet, un sachet de tisane contient environ 2g de végétaux dont l’eau chaude n’extraie qu’une toute petite fraction.

Et si nous les consommons sous forme de poudres, ce sont de toutes petites quantités que nous avalons.

En effet, les gélules contiennent moins d’un gramme de poudre !

Aussi quand bien même les molécules contenues dans ces tisanes ou ces gélules seraient utiles, les quantités seraient très largement insuffisantes pour avoir un quelconque effet.

Ainsi, ce sont des quantités bien inférieures à celles que nous pouvons absorber par notre alimentation courante.

 

Silicium

En effet, les enquêtes alimentaires montrent que les Européens absorbent 20 à 50 mg de silicium par jour dans leur alimentation courante.

Car ce silicium nous est apporté par les boissons (eau, café, bière…), par les céréales, et par les haricots verts.

Les aliments qui en contiennent particulièrement sont en effet : les céréales complètes (riz, pain, pâtes, farine…), les carottes et les haricots verts, les haricots secs et les lentilles, les bananes et certaines eaux (souvent effervescentes, mais également Volvic, par exemple).

Toutefois, si la banane contient beaucoup de silicium, celui-ci est peu assimilable, malheureusement.

Bref, il est tout à fait possible d’obtenir des doses très suffisantes de silicium par l’alimentation courante.

Et nous reviendrons plus loin sur l’impact réel du silicium sur notre santé osseuse, car il y a beaucoup à en dire.

Zinc

Les tenants de l’ortie, de la prêle et de la luzerne nous indiquent que son contenu en zinc est intéressant.

Et il est vrai que le zinc est un minéral qui intervient indirectement dans la santé osseuse.

Et nous sommes souvent en déficit (44% de la population en France).

Toutefois si ces végétaux en contiennent, les quantités sont très faibles, beaucoup trop faibles pour être des sources majeures de zinc.

En effet, les sources principales de zinc sont les fruits de mer et le poisson, la viande, les produits laitiers et les céréales. Les fruits et les légumes en contiennent peu : il y en a donc très peu dans les orties, la prêle et la luzerne (et pas dans le bambou).

Bref, les tisanes et les poudres ne constituent pas une source intéressante de zinc.

Conclusion partielle

Au final, nous ne pouvons donc pas compter sur les tisanes et les poudres pour apporter des quantités intéressantes de minéraux utiles à nos os.

Il vaut bien mieux compte sur une alimentation intelligemment équilibrée (du type de la gastronomie méditerranéenne, par exemple).

 

L’utilisation de suppléments alimentaires « naturels » (lithothamne, magnésium marin, vitamine K2, silicium…),

Vous trouverez aussi toutes sortes de suppléments sous forme d’extraits, plus ou moins naturels, apportant différentes molécules pour nos os.

Certaines contiennent des composants importants pour les os (calcium et magnésium particulièrement, vitamine K et silicium dans une moindre mesure…).

Nous allons tenter de vérifier ce qui est important de ce qui l’est moins.

Lithothamne

Le lithothamne est constitué par la partie minérale d’une algue marine que l’on trouve en Bretagne en particulier.

Il peut apporter du calcium (30% poids), du magnésium (2% en poids), du soufre (4% en poids), du cuivre, du zinc, du silicium, du manganèse, du sélénium…

Le calcium est sous forme de carbonate de calcium qui peut poser des difficultés de digestion à certaines personnes (nous en avions parlé dans un autre article).

1 gramme de lithothamne apporte donc environ 750 mg de carbonate de calcium, soit environ 300 mg de calcium.

En vrac, le lithothamne est bon marché (6 euros pour 250 g). Par contre, il peut être beaucoup plus cher en conditionnements individuels.

Le lithothamne peut donc être une solution intéressante pour compléter ses apports en calcium, s’il n’est pas possible de le faire par l’alimentation.

Il faut simplement vérifier que les conditions de fabrication sont optimales pour éviter les pollutions accidentelles.

Il faut également vérifier que le broyage en poudre est suffisamment fin pour que notre corps puisse le métaboliser (c’est loin d’être évident).

À défaut, les extraits se contentent de traverser notre système digestif sans aucun effet biologique.

Seuls des tests médicaux nutritionnels permettent de vérifier cela : sont-ils disponibles chez votre fournisseur ?

Car, rappelons-le, il est possible d’avoir des apports suffisants de calcium par la seule alimentation si l’on utilise des aliments qui en contiennent suffisamment.

Le magnésium marin

Comme pour le calcium, nous ne pouvons pas consommer du magnésium pur, du magnésium métal, car il n’est pas assimilé par le corps.

L’eau de mer est une source de magnésium et permet de produire des sels de magnésium par un procédé chimique classique.

Ce procédé produit un mélange de trois sels principaux : chlorure, hydroxyde et oxyde de magnésium.

Il a l’avantage d’être relativement bon marché.

Il a l’inconvénient de produire des sels de magnésium peu assimilables et peu digestes.

Bref, sous un nom rassurant (magnésium marin), il y a en fait un procédé industriel très classique qui produit des sels de faible qualité.

Mieux vaut utiliser des sources alimentaires de magnésium (nous en avons déjà parlé dans d’autres articles).

Car nous savons que de nombreux aliments en contiennent, en particulier les poissons et les fruits de mer.

Le silicium organique

Si on interroge la majorité des experts en nutrition au sujet du silicium, ils vous diront que de très petites quantités semblent utiles, mais qu’on n’est pas totalement certain de son côté indispensable.

Des études plus ou moins récentes semblent pourtant montrer que le silicium pourrait avoir un rôle dans la minéralisation osseuse, y compris chez les êtres humains (on en est sûr pour certains animaux).

Mais, on s’est rendu compte au début des années 2000 que l’impact osseux du silicium ne concernait que les hommes, les femmes non ménopausées, et les femmes qui prennent un THS (traitement hormonal substitutif).

Autrement, quand on commence à développer une ostéoporose après la ménopause, le silicium perd son efficacité !

Pas très étonnant, alors, que les autorités médicales ne recommandent pas l’utilisation du silicium pour traiter l’ostéoporose.

Sauf à vouloir croire que le seul but des autorités médicales est de vouloir nous vendre des médicaments dangereux…

Il y a des personnes qui soutiennent ce genre de position. Ce n’est pas mon cas, même si je sais que tout ne fonctionne pas parfaitement.

Néanmoins, on trouve une pléthore d’offres de silicium naturel, silicium organique, acide orthosilicique, silice phytolytique…

Regardez bien les boites : ces offres omettent toutes de d’indiquer que le silicium n’a plus d’effet chez la femme après 50 ans environ !

Mais rassurez-vous : si vous prenez du silicium, il ne vous arrivera rien de grave !

En effet, les doses toxiques sont extrêmement élevées par rapport aux doses habituelles dans l’alimentation ou dans les suppléments…

Sous réserve, bien sûr, que les procédés de fabrication soient correctement contrôlés…

Et personne ne vous en fournira une réelle preuve, car les contrôles des suppléments sont beaucoup moins élaborés que les contrôles des médicaments, malgré tout le mal que certains en pensent.

 

La consommation d’huile de foie de morue,

L’huile de foie de morue a été très longtemps un moyen traditionnel pour apporter de la vitamine D à nos parents et grands-parents.

En effet, comme beaucoup d’êtres vivants, la morue emmagasine ses réserves de vitamine D dans le foie.

Mais elle y met également beaucoup d’autres molécules.

Car le foie est un centre de « dépollution » de notre corps : il détruit bon nombre de molécules toxiques ou étrangères qui se sont introduites dans le sang.

De ce fait, on trouve dans le foie toutes sortes de déchets qui ne sont pas forcément excellents pour notre santé.

De ce fait, manger du foie est déconseillé aux femmes enceintes en raison des dangers qui existent pour le bébé.

Et on trouve aussi dans le foie des excès de vitamine A, dont on sait qu’elle est dangereuse à haute dose (même si elle est nécessaire à petite dose).

On sait particulièrement que l’excès de vitamine A entraîne un affaiblissement osseux.

Bref, si la vitamine D est indispensable à notre squelette, il vaut bien mieux la prendre sous une autre forme que celle contenue dans l’huile de foie de morue.

Alors oui, supplémentez-vous ! Mais évitez les vieilles recettes dépassées car dangereuses !

L’huile de foie de morue ne peut plus être un des remèdes envisageables contre l’ostéopénie et l’ostéoporose.

 

Des protéines particulières (extraits de collagène, os broyés ou bouillons d’os, extraits de tendons, d’os ou de cartilages…)…

Si nous cherchons d’autres idées de remèdes, nous allons également trouver l’idée d’utiliser différents types de protéines, d’acides aminés…

L’idée serait que, en apportant des extraits ou des morceaux d’os, de tendons, de cartilages… nous allons fournir à notre corps ce dont il a besoin pour se renforcer efficacement.

Et ces extraits, parfois en toute petite quantité, parfois à prix d’or, seraient mieux à même de renforcer nos os que si nous ne les prenions pas.

A première vue, l’idée est séduisante !

Par contre, si nous rentrons un peu dans la biologie de notre corps, nous allons nous rendre compte que ce n’est pas si simple : ce n’est pas parce que l’on mange de l’os que nous allons nourrir nos os…

Ce n’est pas parce que nous mangeons des cheveux que nos cheveux vont repousser…

En effet, quand nos os fabriquent des protéines, ils le font avec des acides aminés qui sont des petites briques qui, assemblées les unes aux autres, vont former des protéines.

Alors, vous pourriez vous demander avec juste raison pourquoi notre corps ne recycle-t-il pas les protéines issues de nos propres os ?

Et bien, c’est très simple : quand notre corps utilise des acides aminés, il lui arrive fréquemment de les modifier pour les insérer dans les os.

Et une fois modifiés, ces acides aminés sont irrécupérables par notre corps.

Les protéines que notre corps utilise pour bâtir nos muscles, pour bâtir nos os viennent de notre alimentation.

Il est donc important de fournir à notre corps des quantités variées d’acides aminés de bonne qualité sous forme de protéines végétales et animales, ce qui permettra de couvrir nos besoins tant en quantités qu’en qualité.

Quand nous mangeons ces protéines, notre système digestif les démonte en acides aminés ou en petits groupes d’acides aminés.

Car les protéines, y compris celles qui viennent des tendons et des os, sont incapables de traverser la paroi de nos intestins : elles sont beaucoup trop grosses.

Donc ce qui passe de notre système digestif à notre sang, ce ne sont pas les protéines des os, des collagènes et des tendons ou des cartilages.

C’est un mélange d’acides aminés de petite taille de toutes origines, peu importe d’où ils viennent.

Alors, vous comprenez qu’il vaut bien mieux apporter à votre corps des protéines courantes, en quantité suffisante, de bonne qualité et (relativement) bon marché, plutôt que des protéines chères, spécialisées, en toutes petites quantités.

Une alimentation méditerranéenne bien pensée y pourvoira largement et efficacement.

 

Les traitements externes

L’utilisation d’onguents ou de pommades

En cherchant bien, vous trouverez également des recommandations d’utilisation d’onguents ou de pommades voire d’applications.

Ainsi, vous trouverez des pommades à la consoude, des applications d’argile et même des bandes de plâtre.

En théorie, selon les vendeurs, de telles applications seraient capables de nous transmettre des molécules utiles pour nos os.

Ainsi, la consoude (c’est une plante) permettrait d’accélérer la guérison des fractures.

L’argile et le plâtre seraient en mesure de nous apporter une partie du calcium qui nous manque.

Qu’en est-il réellement ?

Quelles sont les preuves ?

La consoude

La consoude officinale appartient à une grande famille de plantes eurasiatiques.

Bien que la consoude officinale soit moins toxique que les autres consoudes, les autorités sanitaires françaises et allemandes (notamment) ont interdit son emploi par ingestion.

Elle contient en effet des molécules toxiques pour le foie et des décès de consommateurs sont intervenus.

Malgré cela, son utilisation n’a pas été interdite en usage externe.

Toutefois, on ne peut le faire que sur une peau intacte et uniquement sur courte période (moins de 15 jours).

Malgré cela, l’Agence de Médecine Européenne a souligné dans un rapport de 2015 consacré à la consoude des risques pour le foie et de cancer même en cas d’utilisation cutanée !

Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle, dans la mesure où les preuves de l’efficacité de la consoude sont essentiellement traditionnelles, c’est-à-dire remonte à des époques où la sécurité sanitaire n’existait pas ?

Je ne le pense pas, mais personne n’est obligé d’être prudent sur cette question.

 

Les applications d’argile ou de plâtre

On trouve également des recommandations d’utilisation de cataplasmes de plâtre, ou d’emplâtres d’argile.

Selon les tenants de ces remèdes, ils permettraient d’apporter du calcium à travers la peau à notre corps en général et à notre squelette, en particulier.

Quel crédit peut-on accorder à ces thèses ?

Examinons donc les preuves !

Les preuves scientifiques et médicales apportées par les promoteurs des applications n’existent pas.

Ils affirment péremptoirement que cela fonctionne.

Certes, nous savons déjà tous qu’il est possible de faire pénétrer certaines molécules en petites quantités à travers la peau : cela fonctionne pour certains médicaments en timbres (patch).

Par contre, différentes expériences ont montré que le magnésium ne pénètre pas en quantités significatives de cette façon.

Qu’en est-il pour le calcium ?

Un atome de calcium, plus gros que le magnésium, est-il capable de faire mieux que le magnésium, c’est-à-dire de traverser la peau en grandes quantités ?

Ce serait surprenant, n’est-ce-pas ?

Une vieille expérience menée en 1985 avec des sels issus de la Mer Morte sur des cobayes et des patients humains avait déjà répondu à la question.

Le calcium était capable de pénétrer à travers la peau des cobayes et des humains si ceux-ci avaient une peau endommagée (psoriasis).

Par contre, le calcium ne pénétrait pas si la peau humaine était saine.

Une autre expérience menée à l’époque avec de l’eau thermale avait également confirmé que le calcium et le magnésium ne traversaient pas la peau.

Pourtant, les études sérieuses sur la question ne sont pas récentes, et elles concluaient à l’inefficacité de la diffusion de calcium à travers la peau.

Il ne reste donc, pour prouver l’efficacité de cette méthode, que la rhétorique de ceux qui en vendent !

À moins que les lois de la physique et de la biologie aient changé entre temps…

Et nous serons certainement d’accord pour dire que cela ne suffit pas.

 

Des pulvérisations nasales (aragonite…),

En cherchant, vous trouverez aussi l’idée d’utiliser des pulvérisations nasales d’aragonite.

L’aragonite est un minéral contenant beaucoup de calcium sous la forme de carbonate de calcium.

Nous sommes donc en terrain connu : le carbonate de calcium est un des moyens de compléter nos apports de calcium quand nous en manquons.

Mais l’aragonite contient également d’autres minéraux, un peu moins sympathiques : traces de strontium et de plomb, par exemple.

Elle constitue la nacre de nombreux coquillages, y compris les perles formées par les huîtres.

D’où l’idée de réduire en poudre les coquillages pour en faire des suppléments de calcium.

Tout le monde sait que les suppléments se prennent par la voie orale, en les avalant !

Pourtant, certaines personnes, certains sites internet recommandent l’utilisation d’aragonite sous forme de pulvérisations nasales.

Encore faudrait-il prouver que cela sert à quelques chose !

Alors que des expériences faites avec du magnésium ont montré que cela n’avait pas d’effet.

Pourtant, nous avons déjà vu précédemment que la molécule de magnésium est plus petite que celle de calcium.

Le magnésium devrait donc pénétrer plus facilement par les muqueuses de notre nez que le calcium.

Ce n’est pas le cas : les pulvérisations nasales d’aragonite semblent une nouvelle fable inventée par des fantaisistes imaginatifs !

A oublier au plus vite !

Et ce d’autant plus qu’il y a des risques réels d’envoyer des poussières de calcium très fines tout au fond de nos poumons…

 

Récapitulatif des remèdes “miracles” contre l’ostéoporose et l’ostépéonie

 

« Remèdes » contre l’ostéopénie et l’ostéoporose
Atout Faiblesse Conclusion
Alimentation végétalienne Santé cardiaque, cancers Déficits en protéines, vitamines et minéraux, Fractures Nécessite des supplémentations pour compenser les déficits
Régime Seignalet Régime dit « hypotoxique » Déficits en vitamines et minéraux Nécessite des supplémentations pour compenser les déficits
Suppression de tous produits laitiers Certains produits laitiers (non fermentés) sont néfastes dès qu’on dépasse des petites doses Déficit en calcium Nécessite des compléments de calcium
Apport de calcium par les végétaux Tous les végétaux contiennent (un peu) de calcium Déficit très important en calcium,

Biodisponibilité très variable

Nécessite de compléter les apports de calcium
Équilibre acido-basique Beaucoup de fruits et légumes Suppression de sources majeures de calcium et protéines, théorie ancienne et récemment démentie Nécessite des supplémentations en calcium et protéines, affaiblit les os
Utilisation de tisanes et poudres (prêle, orties, bambou, luzerne) Apports de fibres solubles et de minéraux, hydratation Apport de nutriments en quantités beaucoup trop faibles Rassure faussement en donnant l’impression de faire quelque chose
Utilisation de compléments « naturels » (lithothamne, magnésium marin, vitamine K2, silicium…) Apports de nutriments importants pour les os (calcium, magnésium…) Problèmes de digestibilité à vérifier

Nutriments pouvant être apportés par une alimentation intelligente

Coût

Rassure faussement avec des suppléments non testés de manière convaincante, voire inutiles
Extraits de protéines (collagènes, os, tendons, cartilages…) Apport supplémentaire de protéines Quantités très faibles voire inutiles

Protéines peu assimilables

Coût

Rassure faussement avec des quantités très insuffisantes voire inutiles
Huile de foie de morue Apports de vitamine D et d’huiles de poisson Apports de grandes quantités de vitamine A (dangereux) et de polluants contenus dans le foie Perturbe le bon fonctionnement osseux en raison d’un grand excès de vitamine A
Onguents et pommades

(consoude, plâtre, argile…)

Remèdes dits « traditionnels » Apports de minéraux très faibles, et risques d’apports de produits toxiques pour le foie Inutiles voire dangereux pour la santé
Pulvérisations nasales de calcium Nettoyage du nez Pas d’apport notable de calcium Rassure faussement en faisant quelque chose d’inutile

Une créativité sans limite pour des remèdes illusoires contre l’ostéopénie et l’ostéoporose

Nous l’avons donc vu : la créativité de certains commerçants est sans limite !

Cela concerne tous les domaines, y compris la santé qu’elle soit officielle ou non !

C’est pour cela que des contrôles de plus en plus stricts ont été mis en place dans tout le système classique de santé, et il y a encore bien des progrès à faire…

Par contre, nous avons parfois tendance à faire rapidement confiance à des solutions habilement présentées alors qu’aucun contrôle de fiabilité ou de qualité n’existe.

Alors évitons les faux remèdes contre l’ostéopénie et contre l’ostéoporose !

Alors, économisons notre argent.

Prenons réellement soin de notre santé en adoptant les comportements protecteurs et notamment, particulièrement une alimentation de bonne qualité.

Rappelons-nous que l’alimentation méditerranéenne a fait l’objet de nombreux expériences scientifiques.

Elle est l’une des rares qui permet de prévenir réellement un très grand nombre de maladies liées à l’âge, dont l’ostéoporose.

En effet, elle peut nous apporter tous les nutriments, toutes les vitamines, tous les minéraux dont nous avons besoin (hormis la vitamine D).

Il est alors parfaitement inutile de nous rassurer faussement avec des « remèdes » illusoires et inefficaces contre l’ostéopénie et l’ostéoporose

 

Conclusion sur les remèdes miracles contre l’ostéoporose et l’ostéopénie

Nous avons vu qu’il existe une pléthore de propositions commerciales ou militantes de remèdes qui nous promettent de nous sauver de l’ostéoporose et de l’ostéopénie en adoptant tel produit ou tel régime alimentaire.

Nous avons vu que si certaines propositions sont farfelues et sans l’ombre d’une preuve d’efficacité (si ce n’est des témoignages invérifiables, mais souvent trompeurs), voire dangereuses, d’autres contiennent un germe de vérité biologique qui rend l’analyse plus difficile.

Pour s’y retrouver, au milieu de tout cet enfumage, il est indispensable d’avoir de très bonnes connaissances biologiques, de procéder à ses propres recherches.

Et pour cela, il faut du temps, beaucoup de temps !

Je l’ai fait pour vous.

Au final, nous savons que les vrais remèdes contre l’ostéopénie (donc contre l’ostéoporose) consistent à nous concentrer sur quelques facteurs clefs :

  • les nutriments indispensables à nos os et où les déficits sont fréquents (vitamine D, calcium, protéines, magnésium…),
  • notre digestion,
  • nos comportements anti-inflammatoires,
  • la stimulation osseuse par des exercices physiques à impacts et ou en charge (en fonction de notre état de forme).

Alors oublions les remèdes miracles contre l’ostéoporse et l’ostéopénie, oublions tous ceux qui nous proposent de solidifier notre squelette par des compléments alimentaires ou par l’alimentation : c’est insuffisant.

Et mettons en œuvre notre propre programme de reminéralisation osseuse par la prévention naturelle.

Si vous voulez en savoir plus sur ce programme, vous pouvez :

  • demander le livret gratuit en laissant vos coordonnées au bas de l’article,
  • regarder les articles principaux de ce site internet,
  • lire et, surtout, mettre-en oeuvre le « guide de reminéralisation naturelle par la prévention active »,
  • ainsi que prendre un RV téléphonique avec l’auteur (en haut à droite la page).

Et, bien sûr, vous pouvez commenter ou m’envoyer un message !

Prenons soin de nous et faisons de vieux os solides : nous en valons la peine !

 

Sources :

Weaver CM, Heaney RP. « Food Sources, Supplements and Bioavailability » dans Calcium in Human Health. Totowa, NJ: Humana Press. c2006, p. 129-142.

EFSA (European Food Safety Authority), 2004. Opinion of the scientific panel on dietetic products, nutrition and allergies (NDA) related to the tolerable upper intake level of silicon. EFSA Journal 2004;2(5):60, 11 pp.

Jugdaohsingh R, Anderson SH, Tucker KL, Elliott H, Kiel DP, Thompson RP, Powell JJ. Dietary silicon intake and absorption. Am J Clin Nutr. 2002 May;75(5):887-93.

Jugdaohsingh R. (2007). Silicon and bone health. The journal of nutrition, health & aging, 11(2), 99–110.

Assessment report on Symphytum officinale L., radix”, European Medicines Agency. 5 May 2015. Retrieved 16 January 2019.

Gröber U, Werner T, Vormann J, Kisters K. Myth or Reality-Transdermal Magnesium? Nutrients. 2017 Jul 28;9(8):813.

J. Shani, S. Barak, D. Levi, M. Ram, E.R. Schachner, T. Schlesinger, H. Robberecht, R. Van Grieken, W.W. Avrach, Skin penetration of minerals in psoriatics and guinea-pigs bathing in hypertonic salt solutions, Pharmacological Research Communications, Volume 17, Issue 6, 1985, Pages 501-512,

JP O’Hare, A Heywood, C Summerhayes, RJM Corrall, PA Dieppe, Observations on the effects of immersion in Bath spa water, BRITISH MEDICAL JOURNAL, VOLUME 291, 21-28 décembre 1985

H. Ahmadieh et A. Arabi. Vitamins and bone health : beyond calcium and vitamin D, Nutrition Reviews, 2011, 69 (10: 584-98)

Shivani Sahni, Kelsey M. Mangano, Robert R. McLean, Marian T. Hannan, Douglas P. Kiel, Dietary Approaches for Bone Health: Lessons from the Framingham Osteoporosis Study, Current Osteoporosis Reports, Août 2015, Volume 13, N° 4, pp 245-255

 

 

Reminéraliser nos os à tout âge de manière naturelle !!!Le livre de référence "Ostéoporose & Ostéopénie : Quand s'inquiéter et comment réagir"

Oui, je veux recevoir mon livret  :
"Comment reminéraliser mes os en 8 étapes".

Et je serai tenu(e) au courant des nouveaux articles.

Mon adresse restera confidentielle (cf. politique de confidentialité).

Cet article a 4 commentaires

  1. Ruotte

    Merci pour votre message

    1. HomNes

      Bonjour Ruotte !
      Je vous en prie.
      Je suis ravi que cela vous ait été utile.
      Ce n’est pas facile de faire la part des choses.
      Prenez soin de vous !

  2. BOULLIER

    Merci pour votre article. çà permet de faire des économies. Moi, je prends juste de la vitamine C et de la vitamine D.

    1. HomNes

      Je vous prie !
      Merci beaucoup pour votre commentaire.
      Vous avez effectivement choisi les vitamines les plus efficaces.
      Toutes les autres peuvent être apportées par une bonne alimentation méditerranéenne bien pensée (y compris la vitamine C, d’ailleurs).
      Prenez soin de vous et passez d’excellentes fêtes !

Laisser un commentaire