Diminuez l’inflammation chronique (et renforcez vos os et votre santé) !

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Diminuez l’inflammation chronique (et renforcez vos os et votre santé) !

Résumé

Nous savons que l’inflammation chronique détruit nos os progressivement. Si certaines causes sont liées à des maladies ou des accidents, d’autres, nombreuses sont à notre discrétion : hygiène mentale, alimentation méditerranéenne, exercice physique régulier

Inflammation (causes & conséquences)

Une inflammation délétère à long terme

Il nous arrive régulièrement d’avoir des symptômes d’inflammation passagère suite, par exemple, à une piqûre de moustique : rougeur, chaleur, douleur, raideur… C’est un très bon signe, indiquant que notre corps réagit pour détruire des éléments qui lui sont néfastes. Comme des pompiers qui viennent éteindre un incendie, ou une chaleur qui vient sécher une inondation…

A long terme, si l’inflammation ne passe pas (piqûre de tique, par exemple), cela signifie que notre corps n’arrive pas à faire face à une agression. La persistance d’un tel état d’urgence va entraîner des dégâts importants liés aussi bien à la cause de l’inflammation qu’à l’inflammation elle-même : si l’incendie dure longtemps, si les pompiers n’arrivent pas à faire face, le feu fera de grands dégâts et l’eau des pompiers également.

Cette inflammation va faire le lit des maladies de dégénérescence en général, et en particulier de l’ostéopénie et de l’ostéoporose…

Ce qui cause l’inflammation

L’inflammation peut donc venir de causes externes (une blessure, un corps étranger comme une écharde ou certaines poussières, des radiations, une infection, des produits chimiques, des toxines, l’alcool, le tabac…) ou de causes internes (dérèglement immunitaire, tension psychologique, cellules grasses, métabolisme…)…

Certaines maladies et certains problèmes médicaux vont pouvoir être réglés plus ou moins rapidement avec l’aide de notre médecin.

Par contre, il est de nombreuses causes que nous pouvons traiter nous-mêmes en les évitant ou en les minimisant, ce qui va nous permettre de ramener les marqueurs de l’inflammation à des niveaux aussi faibles que possible (ils ne seront jamais nuls).

Ce que nous pouvons faire nous-même

  • Prendre soin de sa santé psychologique : les tensions, le mal-être sont la cause directe de comportements néfastes (alimentation défavorable, manque de sommeil par exemple). Il convient d’apprendre à être son meilleur ami et de se réconcilier avec la vie, avec soi-même, avec ses proches…
  • Pratiquer de l’exercice physique régulièrement : un entraînement physique ou sportif régulier va entraîner une diminution des marqueurs de l’inflammation aussi bien chez les personnes en bonne santé que chez ceux qui souffrent de maladies inflammatoires (ces bénéfices ne s’obtiennent qu’à moyen terme. Dans un premier temps, à court terme, quand le corps n’est pas entraîné, il pourra y avoir augmentation des signes d’inflammation).
  • Veiller à son alimentation : il s’agit de
    • limiter (voire éliminer) les aliments à indice glycémique élevé (ce qui correspond à peu près aux sucres rapides et particulièrement le fructose) : l’hyperglycémie entraîne une inflammation du corps qui devient préjudiciable quand elle est souvent répétée.
    • consommer suffisamment d’oméga 3 : nous avons besoin d’un équilibre entre entre les lipides de type oméga 3 et de type oméga 6, or nous consommons souvent trop peu d’oméga 3 (poissons gras, huile de colza, huile de noix…) pour contrebalancer l’effet des oméga 6.
    • limiter (voire éliminer) les graisses saturées et hydrogénées : elles entraînent une inflammation du corps aussi bien à l’intérieur du système digestif (qu’elles endommagent donc) que dans les cellules grasses.
    • limiter (voire éliminer) le lait non fermenté : s’il n’est pas fermenté, le lait contient des molécules inflammatoires et oxydantes qu’il perd après fermentation (les yaourts maigres ou le fromage blanc allégé, par exemple ne contiennent pas de graisses saturés, ni d’inconvénients inflammatoires ou oxydants).
    • diminuer (voire éliminer) la consommation d’alcool : la dégradation de l’alcool par le foie entraîne la formation d’acétaldéhyde qui provoque ensuite une inflammation des tissus dans lesquels le sang l’entraîne, c’est-à-dire l’ensemble du corps, squelette compris.
  • Eliminer le surpoids et surtout l’obésité : les cellules grasses sont une source de marqueurs inflammatoires (C’est une façon pour le corps de favoriser une destruction des lipides).
  • Veiller à sa santé : en traitant rapidement les problèmes inflammatoires que nous pouvons avoir, en faisant les dépistages et bilans de santé réguliers que nous propose notre médecin…

Conclusion :

Une alimentation de type méditerranéen, associée à une excellente hygiène mentale et de l’exercice physique vont nous permettre de ramener l’inflammation chronique de notre corps à son minimum possible compte tenu de notre métabolisme spécifique.

Nos os, notre ossature en particulier, et notre corps tout entier en général, nous en sauront particulièrement gré en nous offrant un meilleur fonctionnement à plus long terme.

Prenons soin de nous !

Sources :

Ploeger, HE; Takken, T; de Greef, MH; Timmons, BW; De Greef, M. H.; Timmons, B. W. (2009). « The effects of acute and chronic exercise on inflammatory markers in children and adults with a chronic inflammatory disease: a systematic review ». Exercise immunology review 15: 6–41

Xu, H.; Yang, Qing; Tan, Guo; Yang, Daseng; Chou, Chieh J.; Sole, Jason; Nichols, Andrew; et al. (2003). « Chronic Inflammation in Fat Plays a Crucial Role in the Development of Obesity-Related Insulin Resistance ». J Clin Invest 112 (12): 1821–1830

van Dijk, S. J; Feskens, E. J.; Bos, M. B; Hoelen, D. W.; Heijligenberg, R.; Bromhaar, M. G.; de Groot, L. C.; de Vries, J. H.; Muller, M.; Afman, L. A (14 October 2009). « A saturated fatty acid-rich diet induces an obesity-linked proinflammatory gene expression profile in adipose tissue of subjects at risk of metabolic syndrome ». American Journal of Clinical Nutrition 90 (6): 1656–1664.

Evolutionary medicine and bone loss in chronic inflammatory diseases—A theory of inflammation-related osteopenia, Rainer H. Straub, Maurizio Cutolo, Roberto Pacifici, Seminars in Arthritis and Rheumatism, October 2015 Volume 45, Issue 2, Pages 220–228

Milk intake and risk of mortality and fractures in women and men: cohort studies,
K. Michaëlsson et alii, BMJ 2014;349:g6015

2 responses

  1. BODIN dit :

    Bonjour,
    Très bien l’article ! Mais plus difficile à supprimer cette inflammation
    Aucun médecin arrive à trouver la solution. J’ai l’impression de n’être que du feu, avec certains symptômes qui apparaissent, de temps à autre. Ce qui fait que je ne suis jamais tranquille
    Cordialement

    • Homnes dit :

      Désolé pour vous !
      Apparemment, vous seul pouvez quelque chose, si vous n’arrivez pas à trouver de l’aide efficace.
      Sans doute avez-vous déjà essayé de petites modifications comportementales progressives visant à améliorer petit à petit la situation (respiration, méditation, alimentation, exercice physique, sommeil, humeur…).
      Prenez soin de vous !

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