Que contient le guide de Harvard sur les minéraux et vitamines ?


Que contient le guide de Harvard sur les minéraux et vitamines ?

Résumé :

L’école de santé publique de Harvard a publié un petit guide facile à lire et traitant des minéraux et des vitamines, petit guide qui est présenté succinctement ci-dessous.

Un guide spécifique aux minéraux et vitamines

Compte tenu de l’importance pour la santé des minéraux et vitamines, l’école de santé publique de Harvard a publié en 2012 une brochure de 57 pages intitulée : « Vitamines et Minéraux : choisir les nutriments dont vous avez besoin pour rester en bonne santé ». L’auteur principal est le Docteur Dariush Mozaffarian qui est professeur d’épidémiologie à Harvard.

L’importance biologique des minéraux et vitamines

Le rapport présente les études réalisées pour évaluer l’impact des nutriments, les quantités minimales et maximales recommandées, les aliments qui en contiennent. Il permet également d’évaluer sa propre consommation.

La présentation du document rappelle que la moitié des américains consomme des suppléments alimentaires, alors qu’ « il n’y a pas de preuve convaincante pour soutenir cette pratique. En général, les études des populations qui ont une alimentation riche en fruits, légumes, noix, céréales complètes et poisson montrent que ces populations consomment plus de vitamines et de minéraux de ces aliments et qu’elles courent des risques plus faibles de nombreuses maladies dont les maladies cardiaques, les accidents vasculaires et les cancers. En revanche, les études testant l’effet de vitamines ou minéraux sous forme de suppléments alimentaires ont montré, pour la plupart, très peu d’effet sur la santé. La principale exception serait les suppléments d’huile de poisson, pour lesquelles certaines études montrent un risque moindre de maladie cardiaque et, probablement, la vitamine D ».

La publication rappelle que si les vitamines sont des molécules organiques fragiles, les minéraux sont extrêmement robustes et peuvent facilement être absorbées par le corps.

Synergies et interférences

Le rapport rappelle que le corps, pour bien fonctionner, a besoin d’une trentaine de minéraux et vitamines qu’il ne peut fabriquer lui-même en quantités suffisantes. En agissant ensemble, les minéraux et vitamines réalisent des centaines de fonction dans le corps : consolider les os, guérir les plaies, renforcer le système immunitaire, convertir les aliments en énergie, réparer les dommages cellulaires… Ainsi, dans le renforcement des os, il est intéressant de noter la synergie qui existe entre le calcium, la vitamine D, la vitamine K, le magnésium, le phosphore. Par ailleurs, la vitamine C facilite l’absorption du fer…

Par contre, il existe également des interactions compétitives : ainsi, la vitamine C bloque l’absorption du chrome, et, par ailleurs, un excès mineur de manganèse aggrave les déficits en fer…

Les risques de déséquilibre

Enfin, il faut noter l’insistance qui est faite sur les questions de déséquilibre : La différence entre « juste assez » et « trop » d’oligoéléments est souvent extrêmement faible. De manière générale, la nourriture est une source sûre d’oligoéléments, et si l’on prend des suppléments, il est important de s’assurer de ne pas dépasser les quantités sûres.

Conclusion

Cette brochure sur les minéraux et les vitamines d’Harvard rappelle l’importance de ceux-ci dans d’innombrables processus biologiques, promeut une alimentation adaptée permettant d’apporter la quasi-totalité des nutriments nécessaires, tout en soulignant certaines difficultés à maîtriser la question. Ce qui nous renvoie à notre mot d’ordre : se mesurer, se tester pour savoir où l’on en est.

Source :

Pr. Dariush Mozaffarian, Vitamins and Minerals: Choosing the nutrients you need to stay healthy, Ecole de santé publique de Harvard, 2012

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