Pourquoi les déséquilibres en minéraux sont mal repérés ?


 

Pourquoi les déséquilibres en minéraux sont mal repérés ?

 

 

Résumé :

Nous sommes tous (ou presque) concernés par les déséquilibres alimentaires en minéraux. Les examens courants ne permettent les repèrent mal car le corps prélève dans d’autres organes ce dont il a besoin à court terme, entraînant des dégénérescences importantes. Il est donc majeur de faire un suivi précis de son alimentation et de son excrétion en minéraux.

 

Des déséquilibres mal repérés

Les déséquilibres en minéraux essentiels concernent la très grande majorité de la population, pour ne pas dire la quasi-totalité. Certaines personnes estiment que ce n’est pas inquiétant tant que les concentrations internes que l’on peut mesurer dans le plasma sanguin notamment, sont suffisantes. Ainsi, les médecins généralistes constatent que des déséquilibres significatifs dans les concentrations plasmatiques ne sont pas si fréquents que cela… Et s’ils ont raison sur cette question, il faut néanmoins rappeler plusieurs points importants :

  • d’une part, le plasma sanguin ne contient qu’une partie (faible, le plus souvent) des minéraux : un niveau suffisant dans ce plasma ne signifie pas que les minéraux sont suffisamment présents dans tous les tissus où ils sont nécessaires ;

  • d’autre part, certains organes contiennent des quantités importantes de la plupart des minéraux essentiels (magnésium et calcium dans les os par exemple). Ces quantités sont souvent intégrées dans la structure des tissus auxquels elles appartiennent ;

  • enfin, il faut rappeler que le corps privilégie la survie à court terme par rapport à la survie à long terme : quand on est confronté à un danger imminent, la circulation sanguine est dérivée pour donner plus de puissance aux organes permettant la fuite ou le combat. De la même façon, si les quantités de minéraux nécessaires à la survie manquent, le corps va les puiser dans les structures moins essentielles à court terme, les fragilisant à long terme.

L’exemple le mieux connu est celui du calcium : si on manque de calcium, le corps va aller chercher ce dont il a besoin dans les os, les fragilisant à long terme et faisant le lit de l’ostéoporose.

Le lit de nos futures douleurs

Bref, il résulte de tout ceci que nous pouvons puiser lourdement dans nos réserves de minéraux, sans nous en rendre compte, sans que des signes cliniques apparaissent, sans que nous soyons malades à court terme, sans que les examens courants le mettent en évidence…

Comment faire, alors ?

L’idéal serait de pouvoir mesurer le contenu de chaque compartiment du corps en minéraux et de vérifier que les concentrations en minéraux sont suffisantes. Or ce sont des examens extrêmement complexes, souvent très partiels et impossibles à mettre en œuvre à grande échelle dans l’état actuel du système de santé.

Il reste alors à surveiller la métabolisation que l’on peut avoir des différents minéraux importants où il existe des risques de déficits mal suivis. A cet effet, on veillera à avoir une alimentation suffisamment riches (mais pas trop riche) en ces différents minéraux et l’on pourra également vérifier que l’excrétion de ces différents minéraux est correcte.

On pourra ainsi suivre :

  • le sodium,

  • le calcium,

  • le magnésium,

  • l’iode…

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