Les 6 fonctions biologiques majeures du calcium et les conséquences de son déficit

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Les 6 fonctions biologiques majeures du calcium et les conséquences de son déficit

Métabolisme du calciumRésumé

De nombreux processus biologiques utilisent du calcium dans le plasma, les cellules, les os… Les os ne sont pas prioritaires dans la distribution : en cas de déficit d’absorption de calcium, les processus prioritaires vont puiser le calcium nécessaire dans les os. Ils les affaiblissent progressivement sans que nous le sentions : il est trop tard quand nous nous en rendons compte…

Un minéral indispensable

Sur nos 50 à 80 kg de poids, il y a environ 1 kg de calcium dans notre corps soit 1,5%. Ce kg de calcium va se répartir entre notre squelette (990 g), nos cellules (9 g) et les liquides extra-cellulaires (1 g). Les échanges entre les liquides extra-cellulaires et les os représentent environ 400 mg/jour.

Le calcium nous permet notamment de :

  • faire fonctionner nos cellules nerveuses (mémorisation, transmission de l’influx nerveux…),
  • contracter nos muscles,
  • produire de la salive,
  • permettre la croissance cellulaire,
  • entretenir la fertilité,
  • minéraliser nos os…

Un problème de baignoire… ou de tonneau des danaïdes…

En permanence, nous perdons du calcium, en particulier par les reins (100 à 400 mg/jour)… et même si nous n’en avons pas suffisamment : il y a des fuites incompressibles !

Il nous est donc indispensable d’en apporter suffisamment par l’alimentation pour compenser les fuites.

Mais la biodisponibilité du calcium est relativement faible : elle varie de 5% (épinards) à 60% (brocoli) en passant par 30% pour les produits laitiers : il nous font donc environ 3 à 4 fois plus de calcium que nous n’en éliminons par les urines. Les deux tiers du calcium que nous consommons est rejeté directement par le rectum (berk…).

Une régulation très fine

Une fois dans les intestins, le calcium va pénétrer progressivement sous forme ionique dans le sang et se diffuser dans tout le liquide extra-cellulaire, puis les cellules, puis les os…

La régulation du calcium dans le plasma est très fine et évolue dans d’étroites limites.

S’il y a beaucoup de calcium, une partie est utilisée pour renforcer le squelette (si nécessaire) et le surplus non utilisé est éliminé dans les urines : les fuites augmentent (pour simplifier).

S’il y a peu de calcium, une hormone (PTH ou parathormone) ordonne aux reins de diminuer l’élimination (mais les fuites ne sont jamais nulles), ordonne immédiatement aux os de dissoudre rapidement du calcium, ordonne aux reins de « libérer » de la vitamine D utile pour favoriser une augmentation de l’absorption intestinale (processus lent).

Petits soucis en cas de déficit…

Encore faut-il qu’il y ait de la vitamine D à mobiliser et du calcium dans le système digestif…

Nous avons déjà vu que chez la plupart des femmes, les apports de calcium sont très insuffisants et que, sous nos climats, nous manquons de vitamine D en automne et en hiver

De ce fait, notre corps est très souvent en train d’essayer d’utiliser plus de vitamine D que ce dont il dispose (la vitamine D doit être transformée en plusieurs étapes pour pouvoir être utilisée) et il traque la moindre ressource de calcium disponible sans pour autant arriver à ses fins…

Et nous avons ainsi toutes les conditions pour commencer à progressivement affaiblir nos os.

Ainsi, si nous prélevons 100 mg/j de calcium sur notre squelette 6 mois de l’année par an, au bout d’un an, nous avons perdu près de 20 g de calcium, 200 g au bout de 10 ans et il ne reste plus grand chose de notre calcium osseux en 40 ans.

Jour après jour, nous affaiblissons nos os sans nous en apercevoir et nous aurons beaucoup de mal à les reconstituer le jour où nous nous en rendrons compte…

Conclusion

Nous savons tous que le calcium est indispensable à notre bon fonctionnement biologique.

Nous savons aussi que le calcium en l’absence de vitamine D n’est pas utilisé.

Il est donc majeur d’avoir des apports suffisants en ces deux nutriments essentiels que sont le calcium et la vitamine D.

Pour le calcium, nous pouvons subvenir à nos besoins par l’alimentation : ce n’est pas aisé, car les quantités nécessaires sont nettement plus importantes que ce qu’apporte l’alimentation courante.

Pour la vitamine D, il est impossible d’y parvenir toute l’année :

  • à l’automne et en hiver, nous ne pouvons couvrir nos besoins,
  • au printemps et en été, si nous sortons peu dans la journée, pendant les heures où le soleil est haut, nous en manquerons.

Il est donc important de prendre les mesures nécessaires. Vous trouverez des suggestions et des idées dans les autres articles du site…

Éventuellement, parlez-en à votre médecin !

Sources :

Choices for achieving adequate dietary calcium with a vegetarian diet. Weaver CM1, Proulx WR, Heaney R. Am J Clin Nutr. 1999 Sep;70(3 Suppl):543S-548S.

2 responses

  1. Oules dit :

    On trouvait. Chez weleda,les sels calcaires qui ont malheureusement disparu.je n’ai encore rien trouvè d équivalent en matiere d efficacitè .

    • Homnes dit :

      Bonjour Yveline,
      Avec une alimentation bien pensée, il est possible d’atteindre les apports journaliers recommandés, même pour les femmes de plus de 50 ans. Les eaux minérales contenant du calcium (et du magnésium) peuvent être très intéressantes, à cet égard !
      Prenez soin de vous et passez une excellente année 2017 !

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