Le zinc : à consommer avec modération


Résumé

A très petites doses, le zinc est indispensable dans de très nombreux processus biologiques, notamment la protection immunitaire, la neutralisation des radicaux libres, dans les cicatrisations… A trop forte dose, le zinc entraîne des troubles divers. Il est donc nécessaire de le piloter finement.

Un métal majeur pour la forme et la santé

Le zinc se niche à 95% à l’intérieur des cellules du corps et le plasma n’en contient que 0,1%. La quasi-totalité du zinc est lié à des protéines.

Le zinc intervient dans de très nombreux processus vitaux chez l’homme, dans plus de 200 réactions impliquant des enzymes et environ 10% des protéines. Les plus importantes fonctions concernées sont : la respiration cellulaire, la reproduction des acides nucléiques (ADN et ARN), l’intégrité des membranes cellulaires, la capture et la destruction des radicaux libres, les processus anti-inflammatoires, la régulation hormonale, la régulation du glucose… Pour la lutte contre les radicaux libres, le zinc intervient en liaison avec des enzymes spécialisées et avec d’autres minéraux comme le cuivre et le sélénium. En outre, un déficit en zinc peut être à l’origine d’acouphènes, diminuer l’efficacité du goût (langue), être un facteur de dépression. Enfin, le zinc intervient dans les réactions de cicatrisation des plaies. Bref, le zinc est extrêmement impliqué dans la préservation de la bonne intégrité de notre corps et combat les dommages aux cellules, ce qui réduit les risques de cancer et le rythme du vieillissement cellulaire.

Toxique à dose trop élevée

Toutefois, à haute dose, le zinc est toxique et la presse médicale rapporte depuis au moins une dizaine d’années qu’un excès peut entraîner des troubles significatifs comme des problèmes digestifs, des problèmes cardiovasculaires (cholestérol), des troubles immunitaires, des risques de cancérisation (suspicion sur la prostate en particulier), des dommages au système nerveux… En outre, un excès de zinc réduit l’absorption d’autres minéraux essentiels (fer et cuivre notamment) entraînant par conséquent des problèmes supplémentaires…

La régulation du zinc dans le corps humain passe par une plus ou moins grande absorption intestinale. Les pertes par les urines ne sont pas régulées et sont fonction de la concentration du zinc dans le sang : une diminution de l’élimination urinaire de zinc est caractéristique d’un manque de zinc chez une personne bien portante par ailleurs.

Des déficits très fréquents

Une fraction significative de la population occidentale absorbe insuffisamment de zinc y compris en France où plus de 50% des femmes et un peu moins de 50% sont en déficit par rapport aux Apports Nutritionnels Conseillés avec les inconvénients sur la forme et la santé mentionnés plus haut.

Un dosage précis à surveiller et à piloter

Les besoins sont faibles (10 mg et 12 mg par jour d’apports nutritionnels conseillés – ANC – pour les femmes et hommes adultes en France) mais impératifs. La grossesse implique des apports supplémentaires d’environ 40%. Toutefois, les Apports Journaliers Maximaux Tolérables (AJMT) de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA/AFSA) sont de 25 mg par jour, soit une dose proche des ANC.

On trouve du zinc dans le poisson, la viande, les produits laitiers et les céréales. Les céréales complètes, bénéfiques pour bien des aspects, diminuent l’absorption du zinc et impliquent une ingestion plus importante pour avoir une absorption adéquate.

Sources :

Les minéraux Présentation et rôle des matières minérales dans l’organisme, Présentation, sources alimentaires et besoins nutritionnels, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, Maisons-Alfort

Agence Européenne de Sécurité Alimentaire, Tolerable upper intake levels for vitamines and minerals, février 2006.

Category: Minéraux

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