Du fer : pour une santé d’acier !


Résumé

Le fer a de multiples fonctions dont celle d’amener l’oxygène dans les organes. Un manque de fer, et c’est l’épuisement ou une grosse fatigue. Trop de fer, et c’est la rouille des organes… Bref, un suivi précis est à faire et ce d’autant plus que les femmes, jusqu’à 50 ans, en manquent le plus souvent.

Quelques grammes qui font la différence

Quelques grammes de fer (2,5 g chez les femmes, 4 g chez les hommes) font toute la différence. Inl ne s’agit pas d’acier pour être plus forts : le fer va capter l’oxygène dans nos poumons pour l’amener dans tout le corps. Le fer est l’atome central de la molécule d’hémoglobine : il capte l’oxygène dans les globules rouges (hématies) et il va le transporter à l’intérieur des muscles par la myoglobine, une cousine de l’hémoglobine. Ce sont les molécules de fer qui donnent leur couleur rouge à notre sang et à de nombreux muscles. Le fer est aussi indispensable aux mitochondries, centrales énergétiques des cellules. Par la ferritine, il intervient aussi dans de multiples réactions de protection de l’organisme : lutte contre les bactéries, virus, champignons, inflammations, action antioxydante…

Ni trop peu, ni trop…

En cas de grave manque de fer (carence), des troubles divers vont apparaître : outre une très grande faiblesse, des troubles du système digestif, de la peau, des dérangements endocriniens (sécrétions)…

En cas de déficit, l’anémie s’installe progressivement et insidieusement, sans que la victime s’en rende toujours compte : pâleur, faiblesse, essoufflement, maux de tête, vertiges, malaise…

Le faible déficit en fer risque d’entraîner une diminution des capacités physiques et intellectuelles, une augmentation des infections, des troubles de la régulation thermique.

A contrario, trop de fer endommage le foie, le coeur, le pancréas, les glandes, les articulations… et peut-être la cause de graves maladies de dégénérescence (cancers)…

Une demi régulation

La régulation du fer dans le corps fonctionne sur les apports seulement. En cas de manque de fer dans l’organisme, le système digestif en absorbe plus venant des aliments, sous réserve qu’il y en ait suffisamment dans ces aliments. Les pertes de fer, notamment dans les urines, correspondent à des fuites non contrôlées par les reins. En cas d’excès de fer, par exemple en cas de défaut de fonctionnement de la régulation des apports, l’augmentation des fuites sera faible et le fer risquera de s’accumuler progressivement avec les inconvénients déjà mentionnés… En cas d’ingestion particulièrement élevée, notamment chez les enfants, des risques d’empoisonnement existent.

Des doses extrêmement faibles

Les besoins en fer se chiffrent en milligrammes. Selon les enquêtes, en France, environ 85% des femmes jeunes manquent de fer. Les apports nutritionnels conseillés (ANC) sont de 16 mg/jour pour les femmes de plus de 17 ans non ménopausées (femmes enceintes: 30 mg) et de 9 pour les hommes et les femmes ménopausées de moins de 75 ans. Pour tous les plus de 75 ans, l’ANC est de 10mg. Si l’Union Européenne n’a pas fixé de consommation maximale, elle est de 45 mg/jour aux Etats-Unis.

Chez les personnes en bonne santé, le taux urinaire de fer évolue en parallèle au taux sanguin. Les tests urinaires sont alors un moyen de piloter les doses ingérées…

Comment faire mieux que Popeye

On trouvera du fer dans les viandes, les fruits de mer, le pain et les légumes, le fer provenant de nourritures animales étant plus facilement assimilable que le « fer végétal ». Bref, les végétariens ont bien du mal à absorber la bonne dose de fer…

La vitamine C favorise l’absorption du fer par le système digestif, alors que les tanins et notamment ceux du thé ou du café, bus en grande quantité, la diminuent.

Category: Minéraux

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