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Les vrais risques des médicaments contre l’ostéoporose

Ostéoporose : prévenir ou guérirRésumé :

Pour être efficaces rapidement, les médicaments contre l’ostéoporose empruntent des voies qui trompent la chimie du corps et entraînent des effets secondaires peu agréables (douleurs, vertiges, crampes…), voire même fatals (phlébites, embolies, problèmes cardiaques…). Mieux vaut donc prévenir que guérir.

La situation est grave (et presque désespérée)…

Nous avions déjà parlé, dans un article précédent, de l’ostéoporose et de la façon de la prévenir par des comportements adaptés : exercice physique, alimentation, soleil et vitamine D. Nous avions notamment signalé (et, sauf erreur de ma part, vous étiez d’accord) que les personnes qui ont une activité physique importante construisent des os plus solides et des muscles plus puissants, et ceci jusqu’à des âges fort avancés (au-delà de 80 ans)…

Toutefois, il peut arriver (notamment si l’on n’a pas adopté les comportements protecteurs en temps utile) qu’une diminution importante de la masse osseuse implique un traitement médical pour remédier à la situation. Votre médecin pourra alors vous prescrire des médicaments qui pourront, au moins partiellement, remédier à la situation.

Quatre grandes classes de médicaments

Les principaux médicaments utilisés sont : les biphosphonates, les modulateurs sélectifs des récepteurs d’oestrogènes, le ranélate de strontium et la parathormone.

Les biphosphonates s’intègrent dans les os, grâce à leur ressemblance avec certaines molécules naturelles. Ils sont très difficilement délogés par les ostéoclastes (les molécules qui détruisent l’os) : l’affaiblissement de la structure osseuse est ralenti.

Les modulateurs sélectifs des récepteurs d’oestrogènes intensifient l’action positive des oestrogènes sur l’os permettant ainsi de le renforcer, limitant les inconvénients des oestrogènes sur d’autres organes.

Le ranélate de strontium utilise un métal alcalino-terreux (le strontium) de propriétés chimiques proches de celles du calcium. Il va donc s’intégrer dans la structure osseuse, augmenter sa synthèse et diminuer sa destruction.

Enfin, la parathormone peut être utilisée pour accélérer la croissance des os.

Des effets secondaires à prendre en compte…

Si ces différents médicaments ont une efficacité démontrée, et documentée dans la presse scientifique médicale, ils sont également à l’origine d’un certain nombre d’effets secondaires plus ou moins négatifs (outre les dépenses qu’ils induisent) qui font que leur utilisation est limitée.

Les biphosphonates peuvent entraîner des problèmes oculaires (inflammations et lésions), des douleurs osseuses, des problèmes gastriques, des ulcérations gingivales, une nécrose des os de la mâchoire (à haute dose), une ostéopétrose (densification et fragilisation de certains os), des troubles du rythme cardiaque… Certains de ces risques peuvent être très graves.

Les modulateurs sélectifs des récepteurs d’oestrogènes peuvent causer des bouffées de chaleur (après la ménopause), des crampes, des risques de phlébite et d’embolie…

Le ranélate de strontium entraîne une petite augmentation, souvent transitoire, des risques de maux de tête, nausées, diarrhée, eczéma. Il entraîne également des risques allergiques et des risques cardiovasculaires graves (embolies et troubles cardiaques majeurs)…

La parathormone peut entraîner des vertiges et des crampes…

Mieux vaut prévenir que guérir…

L’immense avantage de ces médicaments est qu’ils permettent, partiellement et assez rapidement, de renforcer une structure osseuse très dégradée, ce qui n’est pas accessible par des mesures d’hygiène courante. Leur puissance thérapeutique implique d’utiliser des raccourcis biologiques pour agir sur l’os, ce qui entraîne des effets secondaires parfois majeurs à moyen et long terme.

Quand cela est possible, il vaut donc mieux prévenir que guérir, adopter des comportements préventifs en matière d’activité physique, d’alimentation et d’exposition (raisonnée) au soleil…

Les personnes, et tout particulièrement les femmes (mais pas uniquement elles), dont des ascendants ont souffert d’ostéoporose doivent être extrêmement vigilantes sur la question.

 

Sources :

Les bisphosphonates, Ostéoporose Canada

MSRE, Ostéoporose Canada

Strontium ranélate, Vidal

Hormone parathyroïdienne, Ostéoporose Canada

Category: Minéraux, Ostéoporose


Grossesse, naissance, allaitement : qu’est-ce que ça change pour Bébé et pour vous !

Résumé :

En période de grossesse ou d’allaitement, Maman va alimenter Bébé avec les éléments dont il a besoin pour croître et grandir. Les besoins de Maman sont donc plus importants pour la plupart des minéraux (en particulier le fer, le zinc et l’iode, mais aussi le calcium et le magnésium) pour lesquels il existe de nombreux déficits dans la population. L’importance d’une alimentation adaptée est majeure !

C’est la joie ! Enfin, déjà ! Youpi !

Bébé (je l’appelle Bébé, parce que j’ignore encore son vrai prénom, mais vous vous êtes peut-être dans le secret…) est annoncé et va arriver dans quelques mois !

Et Bébé a besoin de se construire, Bébé a besoin de se faire de beaux os en calcium, une santé de fer, de briller par le magnésium, de se baigner dans l’iode…

Et tous ces nutriments essentiels vont provenir de Maman qui va les lui apporter personnellement pendant 9 mois (environ), voire un peu plus…

C’est parfait ! Mais maman Manque déjà un peu de certains de ces minéraux, voire de plusieurs… Que va-t-il se passer ? Y-en-aura-t-il assez pour deux ?

Des conséquences graves pour la croissance

S’il en manque pour une (Maman), il va forcément en manquer pour deux (Maman et Bébé)…

Mais les conséquences seront fort différentes, car Maman est déjà grande et forte, alors que Bébé passe très rapidement d’une taille minuscule (une cellule unique) à un poids de quelques kilo. Maman se sentira moins bien, alors que bébé se développera mal, aura des os plus fragiles (calcium, magnésium et vitamine D), un cerveau moins agile (iode et vitamine B), risquera une mise au monde prématurée (fer)…

Des recommandations spécifiques

Les institutions sanitaires se sont longuement penchées sur la question, elles ont formé des congrès, des symposiums, des réunions de travail, compulsé d’innombrables rapports, impulsé de très nombreuses études… et elles ont décidé que la femme enceinte et la femme allaitante devaient consommer plus de minéraux et plus de vitamines que la femme non enceinte et non allaitante et parfois dans des proportions très importantes.

Minéral

ANC (Apports Nutritionnels Conseillés)

Femme adulte

Femme enceinte (3° trimestre)

Evolution

Femme allaitante

Evolution

Fer

16 mg

30 mg

x 1,9

10 mg

x 0,6

Zinc

10 mg

14 mg

x 1,4

19 mg

x 1,9

Iode

150 microg

200 microg

x 1,3

200 microg

x 1,3

Magnésium

360 mg

400 mg

x 1,1

390 mg

x 1,1

Calcium

900 mg

1000 mg

x 1,1

1000 mg

x 1,1

Phosphore

750 mg

800 mg

x 1,1

850 mg

x 1,1

Cuivre

1,5 mg

2 mg

x 1,3

2 mg

x 1,3

Sélénium

50 microg

60 microg

x 1,1

60 microg

x 1,2

Chrome

55 microg

60 microg

x 1,1

55 microg

x 1

Bref, il est encore plus important d’avoir une alimentation très équilibrée, mieux adaptée pendant ces périodes. Les nutritionnistes peuvent vous aider très efficacement à faire le point et les adaptations utiles et agréables…

Source :

Ambroise Martin, Apports nutritionnels conseillés pour la population française, Tec & Doc, 2000, 605 p