Entre trop peu et beaucoup trop : la juste dose !

4

Entre trop peu et beaucoup trop : la juste dose !

 

 

Effets biologiques des oligoélémentsRésumé :

Trop peu d’un nutriment essentiel, résulte d’abord en malaises, puis en maladie, voire plus grave. A contrario, trop du même nutriment, peut entraîner des conséquences comparables ! Les services de sécurité alimentaire ont donc défini des ANC et des AMT pour la plupart des nutriments…

Une courbe éclairante, voire lumineuse !

Le livre « Les oligoéléments en médecine et biologie » fait apparaître une courbe très éclairante quant aux bienfaits et aux risques liés aux minéraux essentiels, courbe dont vous trouverez une copie ci-dessous.

Cette courbe illustre le fait que, pour la plupart des minéraux, il existe un apport quotidien variant dans des limites plus ou moins étroites (parfois très étroites, comme pour le sodium), permettant un fonctionnement optimal du corps humain. Ainsi, en-deçà ou au-delà de ces apports, des désordres importants voire létaux (mortels) peuvent apparaître en fonction du degré de sensibilité de chaque minéral.

 

 

On voit ainsi qu’un fonctionnement optimal du corps implique une précision certaine dans les apports de nutriments. Certes, le corps est capable, le plus souvent, de s’adapter, dans une certaine mesure à de légers manques : sinon il n’y aurait jamais de déficit, ni d’intoxication. Cette adaptation passe, en cas de léger déficit, par une certaine augmentation de l’absorption. Elle se fait, en cas de légers surplus en diminuant l’absorption. Au-delà, et rapidement, le fonctionnement du corps se dégrade progressivement.

 

En cas d’installation de déséquilibre, le corps va passer progressivement, et souvent insensiblement,

  • d’une situation d’excellent fonctionnement,
  • à une certaine adaptation,
  • à un fonctionnement sous-optimal non ressenti et nécessitant la mobilisation de ressources plus importantes (les minéraux sont des catalyseurs),
  • à des troubles plus ou moins nets entraînant des malaises et des signes de dysfonctionnement légers,
  • à des troubles graves touchant de plus en plus de processus vitaux…

 

Comme pour la plupart des malades chroniques, les symptômes repérables par la personne concernée n’apparaissent que tardivement alors que des dégâts importants auront commencé. Ainsi, en cas de déficit de calcium, le corps compense en prélevant dans le squelette. Pour assurer le bon fonctionnement des processus vitaux à court terme, il détruit progressivement la solidité à long terme des os, faisant le lit de l’ostéoporose. Ainsi, également, un surplus en sodium (sel de table) auquel nous sommes presque tous confrontés, entraîne d’une part une surcharge des reins, d’autre part une surcharge du cœur (pression artérielle en hausse) et des troubles divers comme une diminution de l’absorption du calcium, des maux de tête plus fréquents notamment…

 

 

 

Référence : CHAPPUIS, Philippe (coordinateur), « Les oligoéléments en médecine et biologie », Lavoisier Tech & Doc, Paris, 1991, 684 pages

4 responses

  1. Bonjour,
    Plutôt que de raisonner en carences ou en excès, les dysfonctionnements de santé sont le résultat de désordres élémentaires…
    Ainsi on ne peut pas « manquer » de Calcium (il y en a plus d’1 kilo dans le squelette) et pourtant c’est bien un désordre de CALCIUM « disponible » Ca²+ qui est en cause dans la plupart des dysfonctionnements de santé…
    Cette valse des éléments n’intéresse personne, on raisonne en quantitatif et on charge…
    Le corps ne prélève pas du Calcium dans le squelette, comme il est dit ci-dessus lorsqu’il en manque ailleurs… Il en a un besoin permanent partout dans toutes les cellules…
    Le métabolisme osseux externe remplit ce rôle permanent de fournir du Ca²+.
    Ce même métabolisme se trouve ralenti lorsque les ostéoblastes ne disposent pas de suffisamment de Manganèse pour structurer les ostéocytes.
    Le Manganèse est « exploité » par les glandes surrénales, et avec l’âge c’est ce désordre de Manganèse qui va désorganiser le métabolisme osseux… provoquant entre autre l’ostéoporose.
    Le Manganèse est antagoniste du Fer, il est couplé avec le Cuivre (régulateur chimique de la matière organique) il est aussi le régulateur de H Cl (acide chlorhydrique)qui est lui-même le moteur des ostéoblastes…
    Trop de Fer met le Manganèse en désordre ce qui paralyse le métabolisme osseux externe…
    Le métabolisme osseux interne (moelle osseuse) fonctionne entre autre, avec de l’apatite (fluorophosphate de calcium) ce qui implique qu’un désordre du métabolisme externe se répercute sur le métabolisme interne qui produit les globules rouges et blancs…
    De là fatigue générale et quantité d’hypothèse autour du foie…
    Lorsque les gens de santé auront compris le triangle Manganèse Calcium Soufre, la Santé de l’Humanité fera un grand bond en avant.
    Le plus curieux c’est que TOUTES les pathologies de l’âge sont impactées par ce triangle.
    En ignorant aujourd’hui ce principe « élémentaire » chacun se prive de santé en vieillissant.
    Pour le sel (Na Cl) il faudrait approfondir les liens entre Calcium et Sodium autour de la thyroïde… le mécanisme de la soif explique CHIMIQUEMENT que si les artères ou les vaisseaux durcissent ce n’est pas à cause du sel avalé, mais à cause d’un désordre entre Sodium et Calcium qui est appréciable au niveau de la thyroïde.
    La Chimie Naturelle répond à toutes ces questions…
    Cœurdialement
    Philippe Perrot Minnot

    • Homnes dit :

      Effectivement, la question de la qualité du métabolisme des nutriments est une question importante, souvent mal maîtrisée en raison de la complexité des interactions entre les différents nutriments.
      Toutefois, pour que la qualité soit optimale, il est en premier lieu nécessaire que les quantités utiles soient apportées comme l’ont démontré de très nombreuses recherches biomédicales et nutritionnelles menées depuis une cinquantaine d’années et publiées dans la presse académique internationale (voir en particulier : http://www.ncbi.nlm.nih.gov).
      Or, de très nombreuses études ont montré que les quantités sont rarement équilibrées chez les populations occidentales (cf en France, les études de l’INPES et de l’ANSES).
      De ce fait, la première étape à franchir est d’apporter les quantités adéquates (ni trop, ni trop peu) à nos organismes.
      C’est ce qui nous anime.

      • himme dit :

        Attention aussi pour les hommes, d’apres une étude récente, certains médicaments pour la prostate favoriseraient l’ostéoporose.

        • Homnes dit :

          Absolument !
          Les traitements qui abaissent le taux d’hormones sexuelles chez les hommes ou les femmes peuvent entraîner des risques pour le squelette.
          Toutefois, quand on utilise ces médicaments, c’est qu’il y a un risque important dans un autre domaine que le domaine osseux.
          Et il est d’autres catégories de médicaments qui fragilisent les os à long terme…
          Les corticoïdes en particulier.
          Merci pour votre contribution !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *