Monthly Archives: juillet 2018

Vitamine D et fracture


Encore un article sur la vitamine D.

Il y a quelques coquilles (la relecture n’a pas été suffisante), mais c’est compréhensible.

En gros, cet article nous explique que la vitamine D permet de réparer les fractures de manière plus efficace et plus solide.

Encore une bonne raison de veiller à ses apports, même si la première raison, c’est déjà d’avoir des solides solides et sans fracture !

Prenez soin de vous !

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/26479-Fracture-os-medecin-Montreal-decouvre-piste-guerir-vite

Confusion courante, hélas…


D’autres articles scientifiques ont déjà montré les problèmes de santé posés par l’alcool… dès la première goutte d’ailleurs.

Et voilà que l’on tente de nous faire boire de la téquila. On nous indique que certaines molécules de la plante qui sert à faire la téquila favorisent l’absorption du calcium et de la vitamine D. Cela aurait été démontré sur des souris.

L’expérience est certainement parfaitement bien menée… Mais la conclusion qu’il faut boire de la téquila pour avoir des os solides est un raisonnement sans fondement logique pour au moins deux raisons :

  • l’expérience n’a pas été vérifiée sur les êtres humains (notre biologie n’est pas tout à fait identique),
  • ce n’est pas parce que des molécules favorables existent dans un produit que tout le produit est favorable : ce n’est pas parce qu’il y a des vitamines dans les champignons vénéneux qu’il est sain d’en manger…

Bon, tous les membres du groupe auront fait le raisonnement, et personne ne serait fait piéger, bien sûr.

A votre santé (avec un bon jus de fruits avec la pulpe) !

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/26481-C-est-prouve-boire-tequila-renforce-os


Dépistage de l’ostéoporose : les dernières recommandations américaines

Résumé

Les Etats-Unis ont publié des recommandations en matière de dépistage de l’ostéoporose et de l’ostéopénie : une ostéodensitométrie (DMO) doit être faite par toutes les femmes de plus de 65 ans et par les femmes ménopausées ayant des facteurs de risque de fractures. Ce sont des recommandations moins restrictives que celles que l’on trouve en France. En outre, il est recommandé à tous de faire de l’exercice physique et de veiller à ses apports alimentaires de calcium et de vitamine D. Ceci vaudra bien mieux que de tenter de mal réparer un squelette déjà très affaibli.

Ostéoporose : Quand s'inquiéter ?

Mieux vaut prévenir que guérir…

Il faut mieux traiter les problèmes avant qu’ils n’aient des conséquences trop graves. Il en va ainsi dans beaucoup de domaines, et particulièrement en matière de santé des os. Comme nous le savons, en effet, l’ostéoporose et l’ostéopénie frappent sans prévenir… et elles entraînent des dégâts toujours douloureux et souvent définitifs de manière subreptice.

De nouvelles recommandations ont été émises récemment, aux Etats-Unis, concernant la détection « précoce » de l’ostéoporose.

C’est l’occasion, pour nous qui nous intéressons vraiment à notre santé osseuse, de faire le point sur ces nouvelles recommandations et de les comparer à ce qui existe chez nous, et plus particulièrement en France.

Un groupe d’experts en prévention

Ces nouvelles recommandations ont été émises par l’USPSTF, qui est l’United States Preventive Services Task Force, autrement dit le Groupe de Travail sur les Services Préventifs des Etats-Unis. C’est un organisme officiel, composé d’experts en prévention, financé par le Ministère de la Santé américain pour définir des recommandations en matière de dépistage des maladies (anévrismes, alcoolisme, SIDA, pression artérielle, cancers, infections, dépression, diabète, ostéoporose…). Les recommandations émises s’imposent aux assurances de santé américaines. Les avis sont classés de A à D (A : recommandé pour bénéfice substantiel, B : recommandé pour bénéfice modéré, C : non recommandé pour toute la population, D : non recommandé pour personne).

Les recommandation résumées

En matière d’ostéoporose et d’ostéopénie, l’USPSTF a fait paraître ses recommandations dans le JAMA (Journal of American Medical Association, un des rares journaux de référence mondiale en matière de publications scientifiques de santé) le 26 juin 2018.

L’article, publié en anglais, indique :

« Résultats: l’USPSTF a trouvé des preuves convaincantes que les tests de mesure osseuse sont exacts pour détecter l’ostéoporose et prédire les fractures ostéoporotiques chez les femmes et les hommes. L’USPSTF a trouvé des preuves suffisantes que les outils d’évaluation des risques cliniques sont modérément précis dans l’identification du risque d’ostéoporose et de fractures ostéoporotiques. L’USPSTF a trouvé des preuves convaincantes que les pharmacothérapies réduisent les taux de fractures subséquents chez les femmes ménopausées. L’USPSTF a constaté que les preuves ne sont pas suffisantes pour évaluer l’efficacité des pharmacothérapies dans la réduction des taux de fractures subséquents chez les hommes sans fractures antérieures ».

En conséquence, l’USPSTF a émis les recommandations résumées suivantes :

« Conclusions et recommandations : l’USPSTF recommande le dépistage de l’ostéoporose avec des tests de mesure osseuse afin de prévenir les fractures ostéoporotiques chez les femmes de 65 ans et plus (recommandation de niveau B). L’USPSTF recommande le dépistage de l’ostéoporose avec des tests de mesure osseuse afin de prévenir les fractures ostéoporotiques chez les femmes ménopausées de moins de 65 ans avec un risque accru d’ostéoporose, tel que déterminé par un outil formel d’évaluation des risques cliniques (recommandation de niveau B). L’USPSTF conclut que le niveau de preuve actuel est insuffisant pour évaluer l’équilibre des avantages et des méfaits du dépistage de l’ostéoporose afin de prévenir les fractures ostéoporotiques chez les hommes. (Niveau de preuve insuffisant) ».

Les explications des recommandations

Si l’USPSTF recommande un dépistage systématique pour les femmes de plus de 65 ans, c’est parce qu’il estime que :

  • les preuves sont suffisantes pour montrer un lien entre dépistage (ostéodensitométrie) et diminution des risques de fractures (de la hanche essentiellement),

  • les traitements existants (médicaments) permettent de réduire effectivement les risques de fractures.

Ce n’est donc pas pour le simple bénéfice de savoir si la patiente est atteinte ou non : il s’agit ensuite de traiter la patiente pour diminuer son risque de fractures, et donc de lui prescrire les médicaments adéquats.

Pour l’USPSTF, les risques liés au dépistage (exposition radiologique, coûts) et à la prise de médicaments (problèmes gastro-intestinaux ou cardiovasculaires) sont faibles.

Pour ce qui concerne les femmes ménopausées de moins de 65 ans à dépister, il convient de prendre en compte les risques spécifiques qui les menacent : histoire familiale de fracture de hanche, tabagisme, consommation excessive d’alcool, faible poids, utilisation longue de corticostéroïdes, chutes…

l’USPSTF recommande de faire un dépistage chez toute femme de moins de 65 ans ayant un risque supérieur à une femme américaine de 65 ans (risque de fracture majeure de 8,4% à 10 ans). Ce risque sera calculé en utilisant, par exemple, l’outil FRAX (méthode de calcul du risque) sans ostéodensitométrie et si le risque calculé est important, il faudra effectuer une ostéodensitométrie (DMO) de contrôle.

Et les hommes ?

Pour ce qui concerne les hommes, l’USPSTF indique que ce n’est pas avant 80 ans que le risque moyen de fracture atteint celui des femmes de 65 ans. Pour qu’un homme de 65 ans ait le même risque moyen qu’une femme de 65 ans, il faut qu’il additionne plusieurs facteurs de risques (histoire familiale de fracture de hanche, tabagisme, consommation excessive d’alcool, faible poids, utilisation longue de corticostéroïdes, chutes, mais également hypogonadisme, accident cérébro-vasculaire, diabète…). Toutefois, les preuves de l’efficacité des médicaments sur les hommes manquent. De ce fait, l’utilité du dépistage n’est pas suffisante, puisqu’on ne sait pas quoi faire ensuite.

Recommandations en matière de prévention

Et l’USPSTF rappelle les mesures de prévention utiles pour diminuer les risques de fractures :

Toutefois, l’USPSTF recommande de ne pas dépasser les apports journaliers recommandées de calcium et de vitamine D, notamment par des supplémentations, car les preuves de l’efficacité de telles supplémentations au-delà des recommandations sont insuffisantes.

Les recommandations d’autres organismes

Aux Etats-Unis, d’autres organisations ont proposé des politiques de détection de l’ostéoporose chez les femmes et les hommes.

  • Pour la Fondation Internationale contre l’Ostéoporose, la Société Internationale pour la Densitométrie Clinique, l’Académie Américaine des Médecins de Famille, les recommandations pour les femmes sont les mêmes que celles de l’USPSTF. Pour les hommes, par contre, la Fondation Internationale contre l’Ostéoporose recommande une détection à partir de 70 ans ou même à partir de 50 ans en cas de facteurs de risques.

  • Le Collège Américain des Obstétriciens et Gynécologues ne se prononce que pour les femmes et a les mêmes recommandations.

  • La Société Américaine des Endocrinologues Cliniques recommande une évaluation de toutes les femmes de plus de 50 ans et une mesure de la densité minérale osseuse pour toutes les femmes qui présentent un risque.

  • La société d’endocrinologie recommande un dépistage pour les hommes de plus de 70 ans et pour tous les adultes à partir de 50 ans avec des facteurs de risque important ou une fracture.

En résumé, les positions des différents organismes médicaux américains sont proches : les femmes doivent commencer à examiner leurs risques à partir de 50 ans (au moment de la ménopause) et doivent effectuer une densitométrie à 65 ans.

Des recommandations françaises en retard ?

Si l’on compare les recommandations américaines avec les recommandations françaises, on s’aperçoit qu’en France, la mesure systématique de la densité osseuse n’est pas recommandée, pour qui que ce soit. Les seuls cas où l’ostéodensitométrie (DMO) est remboursée par la Sécurité Sociale sont les cas où une fracture s’est déjà produite ou si le patient présente des facteurs de risque significatifs (fracture du col du fémur dans la famille proche, maigreur, ménopause précoce, corticoïde sur longue période à forte dose…).

Conclusion

Les recommandations françaises en matière de dépistage de la fragilité osseuse sont beaucoup plus restrictives que les recommandations américaines.

Ce que l’on peut en retenir, c’est qu’à partir de 50 ans, il est important :

Mais tout cela vise à repérer au plus vite des dégâts actuellement irréversibles dans la structure osseuse. Il vaudrait bien mieux faire en sorte que notre squelette soit durablement en bon état. A tout âge, il sera donc pertinent de vérifier que l’on a bien adopté les comportements protecteurs :

Cela diminuera considérablement les risques d’avoir des os fragiles en prenant de l’âge.

C’est dès maintenant qu’il est important de prendre soin de nous pour faire de vieux os solides !

Sources :

US Preventive Services Task Force, Screening for Osteoporosis to Prevent Fractures US Preventive Services Task Force Recommendation Statement, JAMA. 2018;319(24):2521-2531

US Preventive Services Task Force, Vitamin D, Calcium, or Combined Supplementation for the Primary Prevention of Fractures in Community-Dwelling AdultsUS Preventive Services Task Force Recommendation Statement, JAMA. 2018;319(15):1592-1599


Cet article fait de la publicité, c’est vrai.
Mais il nous donne aussi de nombreuses informations : il nous indique notamment que beaucoup de personnes âgées ont des déficits en protéines, ce qui entraîne un affaiblissement des muscles et du squelette.
L’article n’est pas tout à fait complet : s’il parle de l’impact indirect des protéines sur les os au travers des muscles, il ne parle pas de l’impact direct.
Nous savions déjà que les os comprennent une matrice minérale (calcium, magnésium, phosphore…) et une matrice organique constituée notamment de protéines. Ces protéines se renouvellent et il faut des apports neufs (par l’alimentation) à cet effet.
Il se trouve que certaines modes alimentaires actuelles entraîne des déficits (voire des carences) en protéines.
Bref, il est important de veiller à des apports suffisants. On trouve des protéines dans de nombreux aliments (céréales, légumineuses, fruits à coques…) mais les concentrations les plus élevées se trouvent dans les viandes blanches.
Ainsi, un régime méditerranéen bien pensé est un excellent début pour des os durablement solides.
Bon appétit !

http://www.medisite.fr/a-la-une-g-nutrition-le-pain-rembourse-par-la-securite-sociale.5488439.2035.html

Régénérer le squelette


C’est vraiment de la prospective…
On en est encore très loin, mais petit à petit, les recherches avancent…
Des chercheurs du CNRS ont mis au point une méthode pour guider les cellules souches pour faire des organes de remplacement (médecine régénératrice).
Et ils viennent de le faire pour des tissus osseux : bonne nouvelle pour toutes celles et tous ceux qui s’intéressent à la santé des os.
Mais en attendant, il vaut mieux conserver des os solides en faisant de la bonne prévention !
Prenons soin de nous !

https://www.rtflash.fr/films-biomimetiques-pour-medecine-regeneratrice-haut-debit/article

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Bonne humeur et vitamine D


Encore un article sur les bénéfices de la vitamine D.
Celui-ci concerne la santé mentale et montre que la vitamine D a un impact sur l’humeur et permet de lutter contre la dépression.
Cet article est fondé sur une méta-analyse, c’est-à-dire qu’il reprend plusieurs études faites antérieurement pour en faire la synthèse et en tirer des conclusions plus générales que ce que l’on peut tirer de chaque étude individuellement.
Cela commence à devenir réellement intéressant et convaincant.
Tout cela pour nous inciter à avoir des apports suffisants en vitamine D (dont nous savons l’importance pour la santé osseuse), et à envisager d’en demander à notre médecin dès la rentrée…
Bon été à toutes et tous !

Niveau de vie et mariage


Une étude très importante (près de 400.000 personnes de plus de 50 ans au Danemark) a été réalisée pour essayer de trouver des indices sur l’impact du niveau de vie et du mariage sur la santé osseuse (fractures).
D’après cette étude (elle n’est pas parfaite, car on a réalisé l’étude à postériori, et on ne sait sans doute pas tout sur les comportements), des revenus plus importants et le fait d’être mariés sembleraient plus protecteurs.
C’est simplement un constat et l’explication théorique n’a pas encore été définie (et vérifiée).
Il est possible que cela vienne simplement du fait que ces deux groupes prennent plus soin d’eux…
A plus de 50 ans, il est difficile de faire évoluer les paramètres de richesse et de mariage.
Néanmoins, il est possible d’avoir une vie sociale gratifiante et de s’informer pour mettre en oeuvre les comportements favorables… bien sûr, ceux qui sont préconisés ici !
Allez, passons du bon temps avec nos amis, et revoyons tous les articles de homnes.com !
Prenons soin de nous.

Santé cardiovasculaire et laitages


Nous allons encore avoir un immense débat, et je vais encore être accusé d’avoir des actions des sociétés agro-alimentaires (voire prie, encore).
Cette information est importante, car elle montre que les produits laitiers n’ont pas d’impact négatif sur la santé cardiovasculaire, comme certains tentent de nous le faire croire…
Près de 3.000 personnes de plus de 65 ans ont été suivies pendant 22 ans et tous les événements cardiovasculaires ont été recensés. Et après toutes ces années, le résultat est là : l’impact est neutre.
Bref, si vous aimez les laitages (fermentés, bien sûr), n’hésitez pas : cette nouvelle étude montre qu’ils n’ont pas les inconvénients dont on les accuse. Les études précédentes avaient montré qu’ils étaient favorables à la santé osseuse.
Et si vous avez le choix, sachez que les meilleurs laitages fermentés pour la solidité des os sont les yaourts, puis les fromages à pâte dure.
Bon appétit.

Les bienfaits du régime méditerranéen, et plus particulièrement du régime crétois, sont bien connus de nos lecteurs ! Particulièrement pour la santé des os.
Une nouvelle étude sur des effectifs relativement important a confirmé ce que nous savions déjà.
Toute la presse en parle, en donnant des éclairages complémentaires.
Voici un article qui résume l’étude…
Allez, bon appétit.
Vive la gastronomie méditerranéenne et crétoise et vive la bonne santé de notre squelette !

Je ne sais pas ce que vaut cet article sur le plan scientifique, c’est-à-dire que je ne connais pas ses références, son appui sur des expériences validées…

Toutefois, il est intéressant car il montre qu’une forme de régime à la mode, qui est censé améliorer le fonctionnement courant de notre corps, est en fait très proche du régime alimentaire méditerranéen : fruits, légumes et viande blanche ou poisson.

Il y manque quelques éléments importants (féculents, légumineuses, produits laitiers fermentés) mais ce régime est censé être provisoire …

Autrement dit, je traduirais ce que nous dit cet article comme :

Rapprochez-vous du régime méditerranéen pour prendre soin de votre alimentation.

Bon appétit avec une bonne gastronomie méditerranéenne !

Toutes les cellules de votre corps et donc de votre ossature vous en remercieront.

http://www.e-sante.fr/cure-detox-en-3-jours-mode-demploi/actualite/615553