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Pourquoi, malgré le soleil, nous manquons tous de vitamine D

 

Soleil en majesté

Résumé :

En automne et en hiver, en France, les rayons du soleil sont trop faibles pour nous permettre de fabriquer naturellement notre vitamine D. Il est important d’envisager une supplémentation raisonnée, et ainsi de renforcer nos os à long terme…

 

 

 

 

La meilleure vitamine D, c’est celle que l’on fabrique soi-même…

Certes, mais encore faut-il la produire effectivement… et c’est loin d’être en permanence le cas !

Notre peau est capable de produire beaucoup de vitamine D si elle est soumise aux rayons UVB (ultra-violets B) de la lumière du soleil.

En été (si nous sortons dans la journée), l’ensoleillement est suffisant pour une production effective.

En hiver, c’est bien différent : comme le soleil est plus bas sur l’horizon, l’atmosphère à traverser par les rayons du soleil est plus épaisse. Et les rayons UVB sont les premiers à être arrêtés.

 

4 à 6 mois de carence en France

Une étude américaine a étudié les périodes où les rayons du soleil n’étaient pas suffisamment puissants pour nous permettre de fabriquer notre propre vitamine D. Ces périodes varient suivant la latitude où nous vivons, si nous vivons plutôt au sud ou au nord.

Il est apparu que :

  • pour une ville située à 42° de latitude Nord (Boston aux Etats-Unis ou Ajaccio en France), il n’y a pas de production de prévitamine D3 de novembre à février,
  • pour une ville située à 52° de latitude Nord (Edmonton au Canada ou Amsterdam en Europe), il n’y a pas de production de prévitamine D3 d’octobre à mars.

Bref, en France, la synthèse de vitamine D par la peau est impossible pendant 4 mois (sud de la France) à 6 mois (nord de la France) dans l’année (hiver et automne).

 

Il faut donc :

  • soit en avoir accumulé suffisamment pendant le printemps et l’été (c’est quasiment impossible),
  • soit compenser les manques par des apports nutritionnels suffisants.

Et ce d’autant plus que  beaucoup d’entre nous travaillons dans des bureaux : nous ne profitons pas du soleil au printemps et une grande partie de l’été. En effet, le matin et le soir, quand nous sortons des immeubles, le soleil est trop bas pour produire efficacement la vitamine D dont nous avons besoin…

 

Une supplémentation s’impose donc : parlez en à votre médecin

Or on sait que les apports alimentaires de vitamine D sont faibles et insuffisants. Le plus souvent, ils se font sous forme de vitamine D2 dont la biodisponibilité est moins bonne que pour la vitamine D3.

Accumuler de la vitamine D en été implique d’une part de s’exposer au soleil suffisamment (mais de manière raisonnée pour éviter les brûlures et les dégâts occasionnés par les rayons ultra-violets) et de le faire à peau nue : les vêtements (ou les crèmes solaires) arrêtent les rayons UVB…

Il est donc important de penser à en parler à son médecin : insistez pour une supplémentation raisonnée comme celle qui est promue par de nombreuses autorités sanitaires (en particulier, les administrations canadiennes).

Nous contribuerons ainsi à une bien meilleure santé durable de nos os et de notre squelette…

 

Source :

Webb AR, Kline L, Holick MF, « Influence of season and latitude on the cutaneous synthesis of vitamin D3: exposure to winter sunlight in Boston and Edmonton will not promote vitamin D3 synthesis in human skin. » J Clin Endocrinol Metab 1988;67(2):373-8.

 

N.J. Bosomworth, Atténuer la carence épidémique en vitamine D: La tourmente des données scientifiques

Canadian Family Physicist 2011 57: e1-e6